clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

mariage tlemcénien

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**vidéo: mariage a tlemcen

Le mariage tlemcenien est l’un des plus féerique et des plus beaux. Tout est fait pour que la mariée soit la plus belle possible.Il faut savoir que le trousseau de la jeune fille se prépare tout au long de la vie, à la naissance jusqu’au moment où elle quittera son domicile familial. Cela permet d’acheter de belles choses à son enfant et comme un mariage arrive quand on ne s’y attend pas, il faut mieux être prête le plus tôt possible. Dans le trousseau, on trouve de tout, en passant par le salon (el adéfa), les sous vêtements, la vaisselle, le maquillage, et les tenues de soirées traditionnelles qui seront achetées au dernier moment par rapport au reste sachant que la mode change rapidement.Le mariage dure trois jours, le premier jour c’est « l’ouchi », le marié et la mariée fête leur dernière soirée en célibataire avec la famille et les proches. En général, cette fête se prépare au domicile, un repas est offert aux convives, ainsi que des gâteaux et du thé.Le lendemain c’est la fête du mariage. Traditionnellement, ce jour était célébré dans un foyer, aujourd’hui, on fête ce grand jour dans des salles (comme la salle Bouali, Shainez, Brixi…). Les amis du mari font un cortège pour amener la mariée et la sortir de chez elle. Les voitures se donnent RDV dans une place connue et se rendent au domicile de la jeune fille en klaxon. Une fois arrivée, ils vont chercher la mariée qui est habillé d’chedda, enveloppé d’un haïk avec les femmes de la famille du marié (sa mère, ses tantes..). Le cortège fait alors une tournée à Tlemcen et le photographe en profite pour tirer de beaux clichés.Pendant ce temps, les invités arrivent dans la salle, et prennent leur repas, sous des airs de musique andalouse et de hawsi.

Lorsque la mariée entre en soirée, les femmes de la famille de son époux l’attendent toutes vêtues d’une chedda, elles l’accueillent et une dame de la famille assez âgée vient lui mettre du rouge à lèvres sur les deux joues avec des points blancs (signe de virginité), et cela à l’abri des regards. En effet, les autres femmes la couvrent d’un haik.

Le marié quant à lui est dans un café avec ses amis. Il attend que la mariée soit arrivée à la salle pour quitter le café en cortège. Le marié quitte le café et met un burnous sur son costume et monte sur un cheval blanc (c’est la tradition). Il fait le parcours du café jusqu’au lieu du mariage, et cela, entouré de ses amis et des shab el baroud qui tirent des coups de feu. Les tambours frappent et le cortège avance.Quand le marié arrive, les tambours frappent de plus en plus fort et les coups de feu retentissent. Les femmes sortent l’accueillir et on disposent une chaise à côté du cheval, pour que les femmes habillées en chedda puissent le saluer (sa mère, ses soeurs et belles soeurs), elles devront monter sur la chaise. Et lorsque le marié entre dans la salle, il se dirige vers son épouse et lui enlève son voile, il lui retire par la même occasion les marques qu’on lui avaient mis sur ses joues, et il l’embrasse. Ensuite, il s’installe à côté d’elle pour prendre des photos.A ce moment, les invités se lèvent pour danser et la soirée continuera au rythme de la musique andalouse. La mariée portera plusieurs tenues, dont le karakou, la blousa, la foïya… En dernier, elle portera une robe princesse et les deux époux iront rejoindre leur foyer…(dziriya)

**consulter par ailleurs: Le costume nuptial tlemcénien

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*Week-end dans un mariage à Tlemcen

 coeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifInoubliable ! Magnifique ! Pleine de joie et de bonheur ! Nous avons passé une soirée magnifique vendredi 14 octobre 2011, dans un mariage à Tlemcen, une ville merveilleuse située à 160 Km d’Oran et à 59 Km de Nédroma.

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Tout était magnifique ! Les nouveaux mariés, les invités, les jeunes et les moins jeunes, les roses, les repas, les gâteaux, les “cheddatts” et différentes tenues des femmes qui se sont faites belles pour l’occasion, la musique…et surtout les danseurs infatigables qui s’en sont donnés à coeur joie jusqu’à l’aube…jusqu’aux premières lueurs du matin…Heureux de partager ce moment de bonheur avec Abderrahim, le nouveau marié avec l’élue de son coeur : Melle S…enviée par beaucoup de jeunes filles qui espèrent et attendent leur tour et celui avec lequel elles partageront leur vie..Félicitations aux nouveaux mariés auxquels nous souhaitons tout le bonheur, entente et prospérité dans la construction de leur nid **Aussi, un grand bravo pour la troupe des musisiens traditionnels, avec leurs tambours, ghaïtas et les trompes d’une longueur étonnantes..** Un grand merci à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur aide précieuse pour le rapprochement du couple et pour la réussite de ce mariage !….*Oran le 15.10.2011..L’auteur: Niar Mohammed.

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 Des ballons en forme de coeur sont lâchés sur les Champs Elysees à Paris,le 14 février 2010.

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**Reportage

*Des fiançailles…pendant la nuit, en pleine campagne

*Trois villes visitées en moins de huit heures

*Plats de poissons délicieux à Ghazaouet

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Lundi 16 juillet 2012, j’ai participé à des fiançailles dans un village situé dans la région de Tlemcen. Il a fait plus de 40 degrés ce jour-là, mais cela ne nous a pas empêchés d’effectuer un voyage de plus de 600 kilomètres aller et retour. Nous sommes partis d’Oran en voiture, le même jour vers les 18 heures et nous sommes arrivés aux environs de 21 heures. Nous étions les premiers à être présents dans la maison de la fiançée où son son père nous attendait avec
beaucoup de courtoisie, nous et les autres invités. C’était une maison de maitre avec deux étages, érigée au beau milieu de la campagne, entourée de quelques habitations se comptant sur les doigts de la main. On nous fit monter sur la terrasse qui était assez grande pour contenir plus d’une centaine de personnes. Au bout de quelque temps après notre arrivée, elle fut presque pleine de gens du village venus assister aux fiançailles. Après la cérémonie de la « fatiha », on nous fit servir des dattes et du lait. La prière d’El Ichaà effectuée collectivement sur place, on nous prie de nous déplacer à la salle des fêtes qui était mitoyenne de la maison. Là, un bon repas copieux et délicieux nous fut servi avec beaucoup de bonté. Puis nous sommes retournés sur la terrasse où nous étions auparavant, pendant que les femmes investissaient la salle des fêtes pour continuer la soirée.  La musique et les you-yous parvenaient jusqu’à nous dans les détails et résonnaient loin dans la nuit sur la campagne, à des kilomètres de là.

C’étaient des fiançailles entre la fille du village, une émigrée, et le garçon de la ville d’Oran. C’était donc, la rencontre et l’alliance de deux mondes différents. Et les femmes, avec leur perspicacité habituelle, savent généralement, gérer ce genre de différence. D’après les échos qui me sont parvenus, la soirée s’est déroulée de façon normale, dans la joie et la bonne humeur…Sauf un petit incident survenu vers la fin, et qui a failli dégénérer. Finalement, il a été circonscrit et les choses sont rentrées dans l’ordre. Des jeunes du village ont tabassé un jeune de la ville parce qu’il avait accepté de dancer avec une fille des leurs ! Cela ne leur a pas plu. Le jeune citadin, en toute bonne foi, n’avait pas présagé la réaction « un peu jalouse » des autres. Il a été surpris quand il s’est trouvé tout seul au milieu de trois ou quatre garçons…et il a reçu quelques coups…Et lui, en gentlemen, il n’a même pas voulu riposter, pour ne pas gacher la soirée ! L’incident a été clos, mais non sans laisser quelque amertume chez les uns et les autres. Moi, ça m’a fait rigoler un peu et j’ai pensé que ce n’était pas grave.

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Cette nuit-là, nous avons dormi à peine une heure ou deux…car le lendemain matin, nous avons pris la route pour Maghnia, du côté de la frontière algéro-marocaine. C’était un jour de marché..il y avait beaucoup de monde dans la ville et la circulation des voitures était difficile. Nous avons pris un café bien dosé dans le boulevard principal, pendant que les femmes faisaient un tour dans les boutiques. De Maghnia, nous sommes descendus à Ghazaouet: un petit port sur la Méditerranée. Nous avons assisté au départ d’un bateau de voyageurs vers
l’Espagne…il était immense ! Mais l’information recuillie sur place et qui m’a un peu surpris, c’est que beaucoup de jeunes Espagnols et Européens, à cause de la crise qui sévit dans leurs pays, veulent émigrer en Algérie à la recherche de temps meilleurs! Une autre chance dans la vie, peut-être un job en Algérie..Déjà, beaucoup d’Espagnols ont vêcu ou visité l’Algérie et ils en ont gardé de bonnes impressions. On m’a parlé même de « harraga » espagnols recuillis en mer !? C’est le temps à l’envers !

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Les mouvements de gr&egrave;ve qui ont secou&eacute; le port r&eacute;cemment n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;&eacute;normes incidences sur le trafic annuel.<br /><br />
 » width= »419″ height= »311″ /></a></strong></p><br />
<p><span style= » src= »http://www.elwatan.com/images/2012/01/17/tlemcen1_826152_465x348.jpg » /><strong><span style=photo: le port de Gazaouet

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Ensuite nous sommes entrés dans un restaurand en face de la pêcherie où nous avons mangé
quelques plats de piossons: des crevettes délicieuses, du merlan, de la sole, du calamar et un autre poisson  dont je n’ai pas su connaitre l’espèce. Les prix ? A vous d’en juger! Un plat simple pour 800 da et le plat double pour 1.400 da. Une famille avec quatre personnes adultes et deux enfants…ça fait grimper la note, en ajoutant les raffraichissements…Mais c’était bon et propre. L’accueil chaleureux. De Ghazaouet, nous sommes monté à Nédroma, une ville séculaire, pleine d’Histoire. Les enfants et mes compagnons voulaient connaitre ce que c’est qu’une véritable « Médina ». On a visité les ruines de la vieille Casbah, quelques ruelles sinueuses de la Cité, sans oublier la Grande Mosquée sur la place « Tarbia ». Puis nous avons pris la direction de la ville d’Oran où nous sommes arrivés vers 20H30, après avoir effectué en route, des achats de fruitset de légumes tout frais, à des prix abordables…mais surtout, de très bonne qualité.*Niar…(-18.07.2012.)

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*Mon très très cher mariage à Tlemcen

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Quand on aime, on ne compte pas… Mais parfois, ça peut vous causer bien des tracas. Surtout lorsque vous vous mariez. Dans certaines régions de l’Algérie, épouser quelqu’un revient à s’endetter seulement pour organiser la parfaite cérémonie. Tlemcen en fait partie. Il faut dire que la ville tient à conserver de nombreuses traditions. Les mariages y sont somptueux, festifs et spectaculaires mais encore faut-il avoir les moyens de les faire.

Traditions, pression

« Tu n’as pas le droit de rater ton mariage ». Nassim Boukli est clair sur l’importance du mariage à Tlemcen. Il faut dire qu’il s’y connait. Il tient une boutique de robes, et c’est un spécialiste du caftan et de la cheddah, la fameuse robe de mariée des Tlemcéniennes, classée au patrimoine immatériel de l’Unesco.

chedda*
Amina Boumazza – TSA)

L’homme  fait partie des commerçants qui habillent les jeunes femmes sur le point de convoler. Alors, il connaît très bien les us et coutumes de la région. Son commerce, c’est son héritage. Son père tenait déjà la boutique. Ici, des mariées, ils en ont habillées. Nassim Boukli reconnait que la vision du mariage tlemcénien a beaucoup changé avec les années. Auparavant les noces duraient 7 jours. C’est pourquoi on l’appelait « El sebaa ». Mais avec les années, la durée a été réduite à trois jours.

Désormais, les Tlemcéniens se contentent d’une journée, ou plutôt d’une soirée, sur laquelle ils misent tout. Fantasia, feux d’artifice, danseurs, musiciens. On se croirait un jour de fête nationale. Alors que d’autres traditions ancestrales, comme el ghala, le tebal et ses musiciens, animent la soirée au rythme des tambours. La Nouba, ou la snia se sont, soit envolées soit réadaptées. Désormais se marier à la Tlemcénienne c’est mélanger les rites des aïeux avec une pointe de modernité. Mais le plus important est de marquer les esprits. Quelqu’un de bien, fait un beau mariage à Tlemcen.

Cette étape de la vie est si importante qu’à Tlemcen, on prépare les jeunes filles à devenir des mariées plutôt que des femmes. « Moi, j’avais préparé mon trousseau dès mon adolescence. Je n’ai pas eu besoin d’acheter tout au dernier moment », nous explique Sarah, pour qui le mariage était un projet de vie. Elle explique que la plupart des filles s’organisent très tôt pour ne pas être surprises, ou débordées le jour J. « Pour les bijoux, on nous les prête, moi j’ai porté ceux de ma mère. La seule chose que l’on fait au dernier moment est la cheddah, on la prépare en fonction de la date de mariage. Elle peut-être préparée un an comme six mois à l’avance. » La jeune femme, mariée depuis sept ans, raconte son mariage comme si c’était hier. « C’était magnifique, je m’en souviendrais toujours. J’attendais ce moment depuis longtemps », raconte-t-elle émue. Pour elle, il est hors de question d’enlever ne serait-ce qu’un rituel. « Nous sommes fiers ici de nous marier comme nos mères », précise-t-elle.

« Le mariage tlemcénien, un corps sans âme? »

Comme dans beaucoup de régions, le mariage à Tlemcen est surtout l’affaire des femmes. Elles préparent chaque détail des mois à l’avance. Les hommes seraient plutôt pour se séparer de quelques traditions superflues. « Avant, on était plutôt dans la simplicité, par exemple les hommes de la famille se retrouvaient au café, on se contentait d’offrir une limonade. Ce n’était pas grave, l’essentiel c’était d’être ensemble », se rappelle Amine, qui préférerait que les « mariages soient moins superficiels ».

« De toute manière on n’a plus rien, nous les jeunes ça nous est impossible de nous marier comme ça. Le cortège, les chevaux, le feu d’artifice c’est devenue une normalité à Tlemcen. Quand on trouve même pas de travail ici, on peut pas se marier ainsi », estime Islam, un jeune homme de 25 ans qui n’imagine même pas s’offrir ce type de noces. Ici, « l’homme, c’est le portefeuille. Il ne s’occupe de rien. Il a juste intérêt à payer », ironise Nassim Boukil, avant d’assurer : « Bien sûr nous sommes fiers de ce patrimoine mais le mariage à Tlemcen est devenu un corps sans âme ». Et d’ajouter : « Pour un beau mariage, il faut que le papa soit friqué. Un jeune même de 35 ans est incapable de se payer ce type de mariages, à moins d’être riche à 35 ans, ce qui est rare ».

Il faut dire qu’un mariage est une réelle entreprise à Tlemcen. En moyenne, il faut compter au minimum un million de dinars pour un mariage, sans compter la dot, ou encore de quoi s’installer. La cheddah à elle seule peut coûter entre 80 000 dinars minimum et 150 000 dinars, du moins sans les bijoux. Pour orner la robe traditionnelle, il faudra en plus acheter l’ensemble de la parure de la mariée qui peut monter jusqu’à 20 millions de dinars. Gare à celle qui ne le fait pas, il serait très mal vue dans la ville.

Nous parlons là que de la base d’un mariage. Le marié doit aussi impressionner, et son moment est son arrivée à la salle où il rejoint sa moitié. Devant la salle Bou Ali qui enchaîne les mariages dès que les beaux jours arrivent, la route est fermée quasiment tous les soirs de week-end. La même scène se reproduit : une horde d’hommes s’approche à pieds de salle. Ils mènent le futur époux vers sa femme. L’ambiance est extraordinaire, musique, chevaux, fumigènes voire feux d’artifices… Le marié a l’air d’un guerrier fougueux sur son cheval qu’il monte pour la première fois. Mais tout cela a un sacré coût pour quelques minutes de gloire. Le cheval sera loué à 8 000 dinars, «  plus vous avez de chevaux et mieux c’est. Cela veut dire que vous avez d’importants moyens », explique Amine. Les feux d’artifice, clou du spectacle, peuvent revenir jusqu’à 400 000 dinars. À Tlemcen, on aime faire la fête et on ne compte pas.

(© Amina Boumazza - TSA)
(*Amina Boumazza – TSA)

Découvrez, dans cet extrait, le type de mariages que l’on trouve à Tlemcen. Ici c’est le cortège d’un marié que nous avons croisé au centre ville.

*vidéo:Mariage à Tlemcen : dans le cortège by TSA-Tout sur l’Algérie

Du côté des femmes, c’est une autre histoire. On ne se marie qu’une fois alors on compte sur l’apparence de la mariée. Dans la boutique de Nassim Boukil, elles défilent, choisissent avec minutie leurs tenues. « On demande désormais du sur-mesure, ça doit bien tomber, avant on portait la robe de sa mère, de sa sœur… Chacune achète sa robe à sa manière maintenant. Une fois une cliente est venue me voir et m’a demandé ce que j’avais de plus cher, pas ce que j’avais de plus beau. Certaines mariées veulent juste impressionner », raconte Nassim.

Des sommes injustifiées, car elles n’épatent pas toujours la galerie. « S’il est exorbitant, ils vont dire du mal de toi, si tu dépenses peu, et que c’est simple, on te méprisera. Il faut mieux respecter son budget », préconise Nassim Boukil.

Le business du mariage

Il y a tout de même un gros avantage dans tous ces coûts conséquents engagés et ces multiples traditions : le travail. À Tlemcen, on vous assure que toutes les semaines il y aura un mariage, et cela implique d’engager un certain nombre de mains pour préparer l’événement d’une vie.

C’est même tout un business qui se développe autour du mariage. Location d’une salle, de chevaux, d’orchestre, de DJ. Traiteur, couture, bijoux, maquillage, coiffure… Bref, la liste est longue. Seulement pour la robe de mariée, la fameuse cheddah, il faut six mois de préparation au minimum et impliquer une quinzaine d’artisans à travers la ville. « C’est la seule tradition qui fait encore travailler à Tlemcen et qui permet de nourrir pas mal de Tlemcéniens, du moins en ce qui concerne la main d’oeuvre, car les tissus sont importés », explique Nassim Boukil.

Il y a même des commerces parallèles qui ont su s’adapter aux petits budgets. Ainsi, vous pourrez trouver à Tlemcen de nombreux magasins de location de robe ou encore de bijoux. Si avant la tenue entière se transmettait à travers les générations, désormais on veut sa propre robe, son propre style, hors-de-question de ressembler à un autre mariage. Alors, on préfère louer que de récupérer l’héritage.

Se marier pour soi ou pour les autres. Tlemcen n’est pas la seule ville déchirée entre ces deux questionnements. Malgré le casse-tête, le coût,  le mariage est sans doute l’un des derniers événements qui permet encore de perpétuer des traditions purement algériennes. Et surtout de conserver sa spécificité régionale. *samedi 25 juillet 2015 | Par Amina Boumazza | TSA

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**un mariage pas comme les autres !?

 Mariage tlemcénien 20110825PHOWWW00241Photo archives

Au même moment, se déroulait un autre mariage à Oran, dans une des salles des fêtes les plus huppées. Le cortège a fait sensation dans les grandes artères de la ville… avec… que des Mercédès… une vingtaine, s’il vous plait, selon la version qu’on m’a donnée. La salle était pleine à craquer, d’invités des deux familles, des couples, des femmes et des jeunes filles dans leurs plus beaux apparâts. Mais dès que la mariée fut entrée dans la salle, elle fut accueillie, non par des baisers ou des félécitations, mais par une claque en plein visage, puis des coups et des griffes ici et là sur son corps, donnés par deux ou plusieurs femmes décidées qui lui en voulaient vraiment! Quelques-unes voulaient la défendre ou séparer les antagonistes…D’autres parmi les présents dans la salle, se mirent de la partie et une bagarre rangée digne d’un film western indo-américain, se déclencha sous les yeux ahuris de certains invités qui ne comprenaient pas ce qui se passait, et qui ont préféré quitter carrément la salle…Il y eut des cris, des pleurs, des insultes, des empoignades…Des gens essayérent de calmer les esprits…en attendant l’arrivée du mari qui n’était pas encore là. Il y avait anguille sous roche. La raison de ce pugilat ou de cette bagarre, c’était que la nouvelle mariée avait « détourné », avait « volé » le mari de sa cousine, ou que celui-ci l’avait séduite quand elle venait à la maison donner des cours particuliers à leur fils..ainsi que certains exercices particuliers au père !….Il arriva ce qui devait arriver! La jeune cousine tomba enceinte et l’on a voulu rapidement corriger cela par un deuxième mariage dont les noces se transformèrent en un pugilat dans la salle des fêtes! Des proches de la première femme étaient venues, avec l’intention de donner une « bonne » correction à la « voleuse »!… La pauvre ! *ELAyam.2

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*Le mariage, El Fat’ha et Dar El Hadith Le mariage, un acte de consentement mutuel pour fonder un foyer basé sur l’amour et le respect, est régi par les articles 4 et 18 du Code de la famille qui stipulent la nécessité de sceller cette union sacrée entre deux êtres majeurs et consentants devant un notaire ou un officier de l’état civil. Dans la cité des Zianides, les intéressés se prêtent à un rituel s’articulant en deux temps, abstraction faite du droit coutumier «Orfi».Acte 1. Les intéressés se présentent la veille au bureau des mariages situé au siège de l’APC pour l’inscription, soit le rendez-vous pour le «Aqd». Le dossier comprend, outre des pièces d’état civil, un certificat de bonne santé des deux futurs conjoints. A noter que le certificat prénuptial n’est plus exigé depuis avril 2006, en vertu d’un décret d’application de l’article 7 bis du Code de la famille. Jadis, la jeune fille était emmenée par sa mère chez le regretté Dr Kara dans son cabinet médical à la Quissaria; il l’examinait en généraliste «gynécologue» averti avant de lui délivrer un certificat de virginité… Le lendemain, les fiancés sont reçus par l’officier d’état civil dans une grande salle luxueuse. Les accompagnateurs doivent attendre dehors mais une «dérogation» est accordée par complaisance aux connaissances consistant à laisser la «famille» accompagnée de sa progéniture à assister au «Aqd». Une corbeille de bonbons est posée sur une table à l’intention des «hôtes». Signe de bon présage et expression de nouvelles moeurs de sympathie administrative. Le tuteur de la dulcinée fournit une photocopie légalisée de sa carte d’identité nationale. De même pour les deux témoins du prétendant qui doit s’acquitter d’une taxe dite droit de fête (1.500 DA). Après la procédure d’identification du couple (renseignements, fonction), la déclaration de la dot et l’acceptation mutuelle du principe du mariage, l’officier fait lecture de la Fatiha avant de remettre le livret de famille aux intéressés tout en leur présentant ses félicitations et voeux de bonheur. Il n’est pas rare d’entendre à cette occasion des échos de youyous dans les couloirs de la mairie. Au fait, pourquoi ne prévoit-on pas la publication de bans, soit l’affichage temporaire des actes de mariage.Acte 2. Cérémonie dite de «La Fat’ha» au sein de la mosquée, en l’occurrence Djaâma El Kébir (Blass) ou Dar El Hadith (Tafrata). Au choix selon les affinités, les tendances et autres motivations. Rendez-vous est pris dans la matinée du vendredi à partir de 11h avant la grande prière pour les formalités d’inscription au sein de la Maqsoura auprès de l’imam qui exige l’acte de mariage, en application d’une instruction de sa tutelle (direction des Affaires religieuses). Certains passent outre. Le préposé laisse entrer des enfants accompagnés dans l’antichambre lors des formalités. On ne sait pas si c’est par complaisance ou bien une forme d’éducation à la tradition. Une moyenne de dix inscriptions est enregistrée à chaque cérémonie. Une fois l’opération terminée, l’imam, en l’occurrence cheikh Boufeldja (Djamaâ El Kébir) ou cheikh Tchiali (Dar El Hadith), sort et s’assoit au milieu du Mihrab. En guise d’entrée en matière, il entame le rituel par un verset bien à propos de la sourate des Femmes, relatif au lien sacré du mariage. Il invite ensuite tour à tour les deux tuteurs légaux (du futur mari et de la future bru) à se prêter à la Mouraqana, c’est-à-dire la formulation par procuration du consentement mutuel des deux parties contractantes. Accroupis face à face, les deux contractants répètent successivement la formule rituelle d’usage prononcée solennellement par l’imam. Après le passage des inscrits, l’imam récite la Fatiha en choeur avec les fidèles présents. Lors de la cérémonie, certains «convives» n’hésitent pas à utiliser un appareil numérique ou leur portable pour immortaliser l’évènement. Les prises de vues sont «captées» discrètement eu égard à la solennité du lieu de culte. Néanmoins, on n’a pas entendu une seule fois une sonnerie de portable susceptible de «parasiter» le rituel. Sitôt celui-ci terminé, la salle de prière devient une véritable «ruche». Et pour cause. Les congratulations et les présentations battent leur plein. «Mabrouk, La’h sakhar» reviennent tel un leitmotiv. Visiblement gêné par cette ambiance «profane», l’imam s’y accommode difficilement pour ne pas paraître rabat-joie. Les effusions débordent dehors sur la place Emir Abdelkader (ou la rue Pomaria), avant que les représentants des deux «belles-familles» ne quittent les lieux, soit sur une invitation au café ou un repas à la maison. A noter qu’en plus des invités à la Fat’ha, plusieurs badauds assistent assidûment à ladite cérémonie pour connaître vraisemblablement le «profil» (statut) des familles concernées. D’après M. Mohammed Baghli, spécialiste du patrimoine immatériel, le rituel de la Fat’ha est vieux de 9 siècles. Pour M. Tedjini Benaïssa, chercheur universitaire, son accomplissement à la mosquée est une innovation (bida’) soulignant que selon la tradition, il était toujours organisé à domicile, c’est-à-dire en «famille» (à titre privé ?). Il convient de signaler dans ce contexte qu’initialement installé dans l’ancien hôtel de ville sis à la place Emir Abdelkader connue par Blass, le bureau des mariages vient d’être transféré au niveau de la mairie de Kiffane, siège de l’APC de Tlemcen. Cette délocalisation est motivée par la récupération de l’édifice public et sa reconversion en musée dans le cadre de la manifestation de 2011 «Tlemcen, capitale culturelle du monde islamique». Il faut savoir que ce bâtiment colonial fut érigé sur les vestiges de la célèbre Medersa Tachfinya dite l’université de la Rose, symbole de la civilisation zianide. Elle fut détruite en 1873 sous prétexte de permettre l’agrandissement de la mairie achevée en 1883. Ces deux dates sont apparentes sur les panneaux supérieurs de la façade. Par ailleurs, le service en question traite une dizaine d’actes de mariage par jour et le triple lors de la saison estivale, selon un employé.(Quotidien d’Oran-25.10.09.)

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Le mariage traditionnel entre hier et aujourd’hui…

 Actuellement, le mariage se limite à trois jours. Autrefois, il durait quatorze jours, sept jours de préparatifs et sept jours pour le mariage.Chez le marié, à la veille du mariage, on égorge le mouton très tôt le matin.

Ce jour-là, sont présents les proches parents du marié ainsi qu’une cuisinière. Pour garantir un bon repas, on doit prévenir cette dernière bien à l’avance car réputée comme étant un cordon bleu, elle est très sollicitée pour les mariages, les fiançailles, mais aussi d’autres évènements tels que circoncisions, décès… Chez la mariée, ont lieu les fiançailles. La belle-famille est invitée pour officialiser l’union à travers la bague et la hana, une corbeille remplie de friandises disposées sur des feuilles de henné, un veston de kaftan que la mariée portera le lendemain. Lors de cette soirée, la présence du marié n’est pas obligatoire. Souvent, c’est la belle-mère ou encore la belle-soeur qui met la bague à la jeune femme. Les soeurs et cousines de la mariée amènent le trousseau qu’elles rangent délicatement dans la chambre nuptiale. Le trousseau de la mariée se prépare dès sa naissance. Ne sachant pas à quel âge la jeune femme va se marier, cela permet d’avoir le temps de tout bien préparer à l’avance et être prêt le jour venu. Ensuite, elles sont invitées à prendre le café. Juste après, les femmes commencent à servir le dîner composé de la Hrira, de hors-d’œuvre et d’un plat sucré fait soit de raisins secs, de pruneaux ou de coings. La tradition veut que ce soit un plat sucré décoré d’amandes qui est servi à la belle-famille, signe de bon présage pour la vie future des mariés. Une fois le dîner achevé, la belle-famille quitte les lieux pour rejoindre ses propres invités. La soirée de la veille du mariage est consacrée aux amis.(El Watan-11.08.09.)

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