clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

Les artistes

*Nassima Chabane:  » Je suis un électron libre «

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La chanteuse et instrumentiste algérienne retrouve sa verve aux côtés des siens, elle qui se considère comme ambassadrice de la chanson arabo-andalouse et de la musique classique algérienne. Avant la sortie de son nouvel album Hommage à l’Emir Abdelkader, L’Expression l’a rencontrée à Alger.*cliquer ici: Nassima Chabane,chanteuse de hawzi

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*Quand la nuit a peur du jour…

un monodrame de Rym Takoucht au Mougar-Alger

Mieux vaut rire que pleurer

C’est forte du Prix Keltoum, glané cette année au Festival de Annaba, (entre autres du film Mascarades), que la comédienne s’est confiée à nous avec son monodrame Noirceur dans l’espoir.

Rire sardonique, rire pathétique nerveux qui en dit long. Un rire qui cache un malaise profond. Et pourtant ce n’est pas à l’art du stand up que nous a convié la sémillante comédienne Rym Takoucht, mais bel et bien à un monodrame baptisé Noirceur dans l’espoir.
Une diatribe et de longues tyrannies ponctuées de musique et complainte, le bendir à la main, criant, déclamant tel un goual en plein milieu d’une forêt désertique. Car c’est de cela dont il est question. Une femme appelée El Ghalia, tentant d’exister au milieu de loups et de monstres sans pitié, ayant pour seule religion la traîtrise, l’infidélité, la violence et les coups bas. Sur scène git un début de tronc d’arbre témoin des inscriptions et promesses des amoureux, de l’autre côté de la scène, un coffret duquel Rym Takoucht va piocher l’essentiel des accessoires de son spectacle, à l’instar de cet amas de livres comme symboles du devoir de savoir et d’apprendre pour sortir de l’obscurantisme et aller vers la lumière.*cliquer ici:  La vie culturelle en Algérie.1

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**Lila Borsali fait le plein à Oran

La talentueuse Lila Borsali a, en chantant, pour la première fois à Oran, drainé une foule importante au cinéma El Maghreb, ex-Régent.

Musique et charme

«L’andalou, une musique qui n’est pas morte, est ouvert à tout le monde, pour preuve il (andalou) constitue le sujet de plusieurs recherches et études.» Telle a été la déclaration faite par la chanteuse Lila Borsali à l’occasion du concert qu’elle a donné jeudi dernier dans la deuxième ville du pays et ce, dans le cadre des animations artistiques organisées par l’Office des arts et de la culture et la commission des affaires culturelles de la commune d’Oran.*cliquer ici:  La vie culturelle en Algérie.1

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Zahia Ziouani,chef d’orchestre hors du commun

Zahia Ziouani est une jeune femme d’origine algérienne née dans le 93 (  Département de la-Seine Sain-Denis). Elle est chef d’orchestre. Les mots ne  semblent ne pas aller ensemble, mais Zahia Ziouani les conjugue avec le plus  grand naturel. Ses racines ? Un père algérien qui travaille dans la restauration  et une mère algéroise férue de théâtre, de danse.*cliquer ici: Zahia Ziouani,chef d’orchestre

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Hayet Zerrouk pousse un coup de gueule

** Hayet Zerrouk : « J’arrête la musique »

**Interview exclusive

Post Facebook de Hayet Zerrouk - "J'arrête la chanson"

Post Facebook de Hayet Zerrouk – « J’arrête la chanson »

*******************Tout a commencé par ce statut. Celles et ceux qui la connaissent, ont été étonnés qu’elle ait pu prendre une telle décision. D’autres ont estimé qu’elle était libre de ses actes. Algérie Focus a préféré tout simplement rencontrer la chanteuse algérienne de musique Folk qui a conquis le cœur de nombreux fans depuis 2008, année durant laquelle Hayet Zerrouk s’est lancée dans le monde de la musique.

Algérie Focus : Hayet Zerrouk, racontez-nous ce qui s’est passé ce vendredi 2 juin pour que vous ayez annoncé sur votre compte Facebook vouloir arrêter la musique ?

Hayet Zerrouk : J’appellerais ça un cumul ! Depuis que j’ai commencé à chanter en 2008, j’ai cumulé beaucoup de peines, et là c’était la sonnette d’alarme. Il y a déjà ce manque d’infrastructure flagrant dans le milieu (les salles où l’on est censés se produire sont restreintes) : un artiste comme moi fait tout ce qu’il peut pour percer, il écrit, coécrit, compose, produit, réalise, chante… En vain, on ne nous donne pas la chance de nous produire, on ne fait rien, et par-dessus tout, nous sommes marginalisés ! Je parle de la femme qui l’est plus que l’homme dans notre société, c’est un fait et il faut le reconnaitre. Le non-respect de l’artiste en Algérie est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai songé à baisser les bras. J’aimerais également mentionner qu’il y a un sérieux manque d’initiative de la part des gens qui ont le pouvoir de changer les choses.

« Le favoritisme, c’est devenu tendance dans notre pays, et c’est malheureux. Nous avons des institutions supposées se charger de nous, être à jour et connaitre le programme de tous les artistes, mais au lieu de ça, il n’y a pas de projets qui nous donnent de l’ambition. On fait toujours appel aux mêmes personnes, sans prendre en considération les goûts divers du citoyen algérien, pourquoi l’obliger à tout le temps écouter la même chose ? »

Vous a-t-on sollicitée cette année pour travailler pendant le mois sacré de Ramadan ?

Non, on ne m’a pas appelée, et c’est cela que je n’arrive pas à comprendre. Pourquoi on ne programme pas le gens qui « produisent » ? J’ai fait des clips, je les ai produits moi-même et Dieu merci avec l’aide de mes amis, je citerais notamment le réalisateur Fares Kherroubi qui m’a beaucoup aidée. Résultat après tout ce travail ? Rien, aucun feedback, ce n’est pas normal !

Hayet Zerrouk, en ayant connu ces moments passagers de faiblesse et d’impuissance, vous êtes-vous demandée si c’est peut-être votre style de musique qui ne plait pas au public ?

Pour ne pas vous mentir, oui ! Je me suis dit que la direction que j’ai choisie n’était peut-être pas la bonne comme elle était aussi difficile à imposer aux gens. Mais bon c’est aussi une question d’environnement dans lequel je vis. Concernant mes chansons, il ne faut pas se mentir, je les produis avec beaucoup d’amour. Après, il y a des gens qui aiment et d’autres pas. En tout cas, je sens qu’on ne m’encourage pas assez, et ce n’est pas de l’auto-victimisation, loin de là, c’est un fait !

« On préfère la facilité, et les gens qui produisent des chansons pas très recherchées, la médiatisation tourne très souvent autour des mêmes personnes ».

Pour une artiste comme vous qui a en principe atteint un certain degré de notoriété, est-il normal de se produire dans les restaurants et en faire une routine ?

Une question très intéressante. Non ce n’est pas normal, pas du tout normal. Et c’est justement un des déclics. Nous n’avons tellement pas d’occasions que ça devient une frustration. A chaque fois qu’on me contacte, tellement j’aime la musique, je saute sur la moindre occasion sans hésitation.

Ce manque d’occasion n’est-il pas du au fait que vous ne reprenez pas assez les chansons du terroir et ne participez pas aux projets de l’État ?

Je ne suis pas d’accord sur ce point. Je reprends des chansons de Cheb Khaled, Cheb Hasni, Zoulikha, et j’en passe. Tous ces artistes qui m’ont marquée et que je respecte énormément. Quoi faire de plus que ça ?

« Je refuse de me soumettre, je ne veux pas non plus faire tout et n’importe quoi pour plaire. Je tiens à garder ma touche. »

Racontez-nous ce qui s’est passé avec les organisateurs de l’événement ramadanesque La Cabanights Kheima (Restaurant La Cabane) ?

Avant de répondre à cette question j’aimerais mentionner que la propriétaire du restaurant a été plus que correcte avec moi. Une femme très aimable que je remercie pour sa politesse. Ce qui s’est passé ce vendredi : c’est que je suis arrivée au restaurant La Cabane, avec mes musiciens, j’ai fait mon travail et jusque-là tout allait bien. Vers la fin de ma prestation, le gérant, un certain Fouzi, est venu me parler, et m’a reproché beaucoup de choses. Ce dernier a d’abord déploré le fait que ma prestation était « trop calme », et que les gens n’ont pas du tout aimé ma musique. En fait, il a essayé de me faire culpabiliser par rapport au fait que les gens étaient déçus et que sa soirée n’allait pas être « rentable » à cause de moi. En gros selon lui, c’était de ma faute si ce soir là, il n’y avait pas assez de clients. Ce même Fouzi m’a conseillé de m’améliorer la semaine prochaine et reprendre des titres qui faisaient danser les gens, alors qu’il connaissait mon style dès le début vu qu’il s’est renseigné sur ce que je faisais et a lui-même accepté de me fixer deux dates au sein même du restaurant. Il n’a pas arrêté de me rabaisser, à travers des textos. J’ai d’abord moi-même commencé à lui écrire un message sur lequel j’expliquais que je ne voulais plus me reproduire au restaurant, sans plus. Il l’a très mal pris et m’a confié des choses qu’il n’aurait jamais du dire. Cette personne m’a rabaissée, et m’a reproché le fait de ne pas être une vraie artiste, et qu’il m’a épargné le pire, car si (selon lui) il s’était mis à me répéter tout ce que le public lui avait dit, j’aurais craqué. Il a même continué qu’il pensait que j’avais pris l’argent et m’étais tirée. Et je peux vous dire qu’à ce moment-là, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

« Je compte de toute façon bientôt publier sur mon compte Facebook les captures d’écran des messages qu’il m’a envoyés, vous allez voir vous-même que dans ce pays on fait tout pour pousser les gens à bout, il y a des détails que je ne vous ai pas racontés mais qui vont être dévoilés au grand jour »

Hayet Zerrouk, comptez-vous malgré toute cette déception et ce dégoût que vous ressentez actuellement, renoncer à votre décision d’arrêter la musique et rendre le sourire à vos fans ?

Franchement, déjà en prenant cette décision, et en postant ce statut sur Facebook, je n’étais pas convaincue, je l’ai fait car j’étais en colère, j’étais furieuse contre un monsieur qui ne sait pas parler aux gens, qui ne sait pas parler aux artistes. Pour le moment tout ce que je peux vous dire, c’est que la musique fait vraiment partie de ma vie, j’ai des projets en cours que je compte finaliser, pour le reste on verra bien.*source: Algérie Focus 

Par

 Moncef Ait-Kaci / 5 juin 2017

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