clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

Femme marchandise

*L’amour est à vendre,

une marchandise comme les autres, estiment certaines études

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*Les rapports amoureux sont-ils soumis à la loi de l’offre et de la demande? 

 

**étude

Les hommes, qui ont la réputation d’être volages, semblent plus enclins à s’engager lorsque les femmes sont moins nombreuses qu’eux, souligne une étude réalisée auprès d’Amérindiens du Guyana.

Lorsque les femmes se font plus rares, «elles peuvent exiger des relations de fidélité et d’engagement et les hommes y répondent», car sinon ils risquent d’être évincés, explique à l’AFP l’anthropologue Ryan Schacht, auteur principal de l’étude parue mercredi dans «The Royal Society Open Science.

«Cela va à l’encontre de l’idée traditionnelle selon laquelle, lorsque les femmes manquent, les hommes sont susceptibles de se battre» et de multiplier les rencontres sexuelles de court terme, souligne-t-il. «La sagesse populaire et les sciences de l’évolution posent qu’en amour, les hommes et les femmes recherchent fondamentalement des types de relations différentes», rappelle Ryan Schacht.

Les hommes sont censés vouloir des relations de court terme, alors que les femmes tiennent aux relations longues et aux partenariats loyaux. Raison traditionnellement avancée? Les différences biologiques entre hommes et femmes.

Vision stéréotypée

Les femmes investissent davantage dans la reproduction que les hommes, car avoir un enfant a plus de conséquences pour elles et mal choisir son partenaire peut leur coûter cher. «Pour l’homme, la reproduction peut se traduire par une simple relation sexuelle, sans coût à long terme», poursuit le chercheur.

Mais cette vision est trop «stéréotypée» et l’on ne peut pas se contenter de s’appuyer seulement sur les différences biologiques pour comprendre les comportements sexuels, relève l’anthropologue.

Le scientifique a cherché à tester l’influence du «sexe ratio», ou rapport de masculinité, c’est-à-dire le nombre d’hommes rapporté au nombre de femmes dans un ensemble donné. Il a travaillé en 2010 et 2011 auprès de huit communautés rurales Indiens Makushi, vivant au sud du Guyana, petit Etat d’Amérique du Sud.

«Quand les femmes sont plus nombreuses que les hommes, ces derniers semblent particulièrement enclins à désirer davantage de relations sexuelles sans engagement», note l’étude. «A l’inverse, les hommes semblent moins prêts à se lancer dans des relations sans engagement lorsqu’ils sont en surnombre», poursuit l’étude. Les femmes pour leur part ne changent pas d’attitude en fonction de ce ratio. Les comportements amoureux semblent donc également influencés par les lois du marché.*ats/afp/14 janvier 2015

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*Mannequins vivants dans les vitrines…ils appèlent ça du « business »

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 La présence de mannequins vivants dans les vitrines de grands magasins italiens Coin à Milan, dans le nord de l’Italie, a suscité une polémique à laquelle le patron du groupe a répondu lundi affirmant que « c’est juste du business ».Les détracteurs « nous ont juste fait de la publicité. On nous a accusé de commercialiser le corps humain, mais nous n’avons rien inventé, ça se fait partout dans le monde. C’est juste du business », a déclaré devant des journalistes Stefano Beraldo, administrateur délégué de Coin.La principale confédération syndicale italienne, la CGIL (gauche), avait protesté contre la présence de mannequins vivants dans les vitrines, assurant « vouloir défendre le décorum des travailleurs et l’intelligence des clients ».A la suite de cette protestation syndicale, les mannequins, vêtus de maillots de bain dans une vitrine simulant une plage, ont repris leur travail en tenant à la main une pancarte proclamant « même faire le mannequin est un travail ».« Je ne vois aucun scandale, nous faisons notre travail et il y a beaucoup d’autres magasins qui font la même chose. Notre travail c’est de faire de la publicité pour les objets et les vêtements. Certains passants sont amusés, d’autres non, mais beaucoup de jeunes nous soutiennent », a déclaré à l’AFP un des mannequins, Matteo Cupelli, 19 ans.M. Beraldo a par ailleurs affirmé que le groupe poursuivrait sa campagne publicitaire qui offre du travail aux jeunes et les paye dans le respect de toutes les règles. (afp/dl)-20.07.2011

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**réactions d’internautes:

En occidant… quand on voit comme elle est exploitée en sex et pornographie prostitution, on se demande vraiment ou est l’egalité et le respet de son etre dans tout ca… elle est aussi exploité dans les produits commerciale pour la publicité par son charme… et le christiannisme lance des appels de detresse qui s’arrete au frontiere du vatican…

*Tout à fait d’accord avec toi : la femme est représentée comme une marchandise en occident. Je suis française et je trouve ça dégradant pour notre image de toujours montrer des femmes nues dans des pubs, des affiches…mais malheureusement chez nous le cul fait vendre. Je suis contre ses affiches et ses pubs qui dégradent toalement l’image de la femme. je préférais l’époque de ma Grand-mére où il n’y avait pas tout cela. On ne peut plus regarder un film sans qu’il n’y ai de scéne d’amour et de sexe.

*ils appellent ça la liberté de la femme pour mieux se moquer d’elle !!!

*Je pense que tu as raison : le femme est souvent exploitée et souvent utilisée comme objet pour augmenter des ventes à des fins commerciales. C’est très vrai.
Je pense que le christianisme ne peut rien faire.
Un bon moyen de rétablir une certaine égalité des êtres comme tu le dis est la tolérance et le respect de chacun. Des hommes envers les femmes et reciproquement. Le respect des choix, quelles que soient les cultures les religions ou les choix politiques, les êtres naissent libres et égaux en principe en occident. Il serait pas mal de le respecter.

*Quand le Christianisme était encore vivant, la femme qui montrait sa cheville dans la rue était considéré sans pudeur et de petites moeurs (putain) dans la langue de cette époque, mais avec l’évolution dans la voie du diable, elle montre son nombril et veut être respecter ? La femme n’a plus de respect même pas de ses propre enfants en Europe.

*C’est plus grave, elle est considéré, je ne dis pas comme esclave, mais comme un animal qui n’a meme pas les droits des esclave
Je pense que si on a un tresor, on va le couvrir. La femme dans l’occidant n’est pas un tresor.

*ta critique vaut ce qu’elle vaut. Mais pour nous occidentaux, vos femmes musulmanes sont traitées comme du bétail. Cachées sous des voiles, sans avenir, sans droits, juste de mettre au monde un enfant chaque année. Et la liberté pour ces femmes, c’est pour quand ? Parce que la femme occidentale, elle, est LIBRE, vois-tu. La prostitution est un choix, pas autre chose. Pour ma part, je mène une vie de chrétienne, donc LIBRE.
Il y a beaucoup de choses à changer, c’est certain ! Je suis CONTRE la prostitution, mais tant qu’il y aura des hommes pour apprécier…

*Un monde qui respecte la femme reste à inventer !
Comme tu dis, le porno est une exploitation. L’argument d’y voir des hommes est creux. Dans la nouvelle école hardcore, la femme en prend plein la gueule, jouet du fantasme de domination masculin, elle prend ses dollars et se barre.
La prostitution est vérolée (sans jeux de mots) par les mafias et les proxos (Etat compris).  Mais les femmes sont elles respectées hors du porno ? Les appels du Vatican au respect me font bien rire quand on sait la place de la femme dans l’Eglise ! Un ventre ! Aujourd’hui encore, de nombreuses femmes imaginent devenir femme par une grossesse. Aberrant ! Une femme enceinte va devenir mère, pas femme. Femme, elle l’est déjà, par nature. On n’est pas plus femme avec 10 enfants qu’avec aucun. Cette vision est une négation féroce de la féminité, de la sensualité, de la beauté, de la personnalité : on est femme quand on a pondu, c’est une pression très pesante sur les femmes, et l’ensemble de la société. L’héritage de Paul de Tarse (misogyne hystérique) est lourd, et à ce titre, l’islam s’en sort mieux que le christianisme.
En effet, dans l’islam, la femme est une récompense aux morts en martyr (les fameuses vierges). On admet donc la femme comme objet de désir, on reconnaît en elle une séduction, la grâce, une source de plaisir. Alors que dans l’Eglise (lire les épitres), elle n’est qu’abjecte répugnance, du début à la fin.
Il est d’ailleurs assez singuliers que des femmes, bien à l’aise dans des sociétés laïques, revendiquent l’Eglise contre laquelle leurs aînées ont du se battre systématiquement pour offrir une vie meilleure aux femmes d’aujourd’hui (Nadineanais, Vatican II n’est pas la panacée, et c’est le genre d’initiatives imposées aux religions pour s’adapter à des sociétés qui évoluent malgré elles. On n’a jamais vu une avancée sociale émaner d’une religion, malgré les pirouettes rhétoriques de Gen). Toutefois, si l’occident chrétien a montré pendant 2000 ans qu’il était loin d’être le garant du respect de la femme, il me paraît peu sérieux d’invoquer l’islam pour s’en faire le champion.
Les exemples foisonnent :
En voici un pris dans le journal « Khorasan » : Leyla M., en Iran, prostituée par sa famille à 8 ans, accouche à 9 ans, et est pour cela punie de 100 coups de fouets. A 12 ans, elle est vendue à un Afghan dans le cadre d’un « mariage provisoire » (légal). Elle est de nouveau prostituée, et retombe enceinte à 14 ans … 100 coups de fouets de plus. Elle est alors vendue à un commerçant de 55 ans, marié, qui l’ « offre » à ses clients. À 18 ans, le 5 mai 2004, elle est condamnée à mort pour « actes contraires à la morale ». Ses proxénètes et clients n’ont jamais étés inquiétés.
Cette immonde histoire n’est qu’un exemple parmi des centaines d’autres. Les exécutions d’hommes sont exceptionnelles quand les femmes meurent par centaines. Tout ceci est dictée par la charia, les lois sont écrites dans le coran. Respectueux, l’islam ? Peut-être es-tu choqué par le rapport à la nudité et l’idée d’une libre sexualité plus que par le sort des femmes. Aucune religion n’a admis la femme. Notre monde est fait par les religions.
Un monde qui respecte la femme reste à inventer !

*Je dirais pour ce qui concenre l’Occident oui et non ..Disons simplemnet qu’elle le fut (mariages forcéss jusqu’après la seconde guerre mondiala mais si mais si !!), défense d’ouvrir un compte en banque sous son nom propre, etc.
A présent oui c’est disons-le plus sournois;.On s’abrite derrière tout ce qui est commercial..
Quand au christianisme ( et j’en parle en connaissance de cause étant chrétienne) soyons francs, avant le concile de Vatican II, la femme devait se borner à tenir sa maison et à faire le plus d’enfants possible.
Il faut noter que la totalité des religions monothéiste nées dans le Bassin Méditerranéen, ne sont pas favorable aux femmes..Que ce soit le christianisme, le judaîsme, l’islamisme…être une femme était et est trop souvent une véritable malédiction..il est d’ailleurs une prière juive (je n’invente rien) qui dit entre autre (elle est bien entendu réservé aux hommes) « Je remercie Dieu chaque matin de ne pas m’avoir fait naître femme »..
Et en France..eh oui en France ,j’ai connu une très vieille dame, médecin, chirurgien, qui n’a pu se marier qu’à la condition exprese qu’elle n’opérerait plus !! Sa belle-famille ne voulant pas de cela chez eux ! Elle a dû se résigner jusqu’au décès de ses beaux-parents pour que son mari ne soit pas déshérité, à exercer en tant que généraliste..mais dès qu’elle l’a pu avec l’accord de son mari et de ses enfants, elle a suivi une formation accéléré et a exercé son métier jusqu’à un âge avancé !! Sa belle-famillle était catho bien pensant etc..alors la peur du scandale..Et elle m’a avouée que toute majeure qu’elle était on lui demandé une dot !! En rigolant elle a donné..ses honoraires tout simplement..Cette histoire c’est elle même qui me l’a raconté, en 1984 !!
Quand aux pubs n’en parlons pas ! On la fait passer pour une belle idiote..on une belle garce. Pas de milieu !! Une gourde, ou une garce..Si par malheur elle n’est (enfin selon les critères) pas jolie ou trop ceci trop cela..N’en parlons pas..brrr 

*Je trouve ta question intéressante mais ton jugement maladroit.
Je comprends ton jugement sur l’exploitation du corps de la femme : moi aussi je suis révoltée par l’utilisation commerciale du corps des femmes et je condamne l’industrie pornographique lorsqu’elle montre une image dégradante des femmes. Le Christianisme n’apportera pas la réponse à ça et franchement je pense que seule la société laïque occidentale doit réagir et agir. Beaucoup d’hommes et de femmes en occident luttent contre cette exploitation des femmes qui est hérité d’une culture judeo chrétienne qui a toujours porté les femmes en esclavage. Pour toi, la réponse à ce problème est de voiler et de cacher le corps des femmes??? Sont-elles vraiment les coupables?
Si les hommes évoluent et comprennent que le corps d’une femme n’est pas une marchandise qu’ils peuvent s’approprier, je crois que les femmes n’ont aucune raison de cacher leur corps. Pour ma part, je te dirais qu’une femme respectée doit pouvoir être libre de ses actes et de ses choix. Sa tenue vestimentaire en fait partie. Ce n’est pas à une religion ou à un homme de dicter la conduite d’une femme. Seule sa conscience propre doit être le guide de sa vie.

*Je pense qu’on devrait davantage sensibiliser les gens rapport à la notion de consentement. Il y a un fossé entre « se laisser entraîner dans tel ou tel engrenage » et « consentir librement ». Et il faudrait arrêter un peu de se voiler la face (mauvais jeu de mots, certes) rapport aux « vies libérées » que peuvent vivre les personnes qui prostituent ou tournent dans des pornos avilissants. 

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*soumission et domination sexuelle

**Valeur vénale, domination sexuelle et tyrannie narcissique de l’apparence : Sexe objectivé et sadisme culturel.

 .Par Richard Poulin (Mondialisation.ca, Le 31 mars 2012)

 « J’ai le droit de jouir de ton corps, dirai-je à qui me plaît, et ce droit, je l’exercerai, sans qu’aucune limite m’arrête dans le caprice des exactions que j’aie le goût d’y assouvir.»
Marquis de Sade1

Femme marchandise

  « Vint enfin un temps où tout ce que les hommes avaient regardé comme inaliénable devint objet d’échange, de trafic et pouvait s’aliéner. C’est le temps où les choses mêmes qui jusqu’alors étaient communiquées, mais jamais échangées ; données mais jamais vendues ; acquises, mais jamais achetées – vertu, amour, opinion, science, conscience, etc., – où tout enfin passa dans le commerce. C’est le temps de la corruption générale, de la vénalité universelle, ou, pour parler en termes d’économie politique, le temps où toute chose, morale ou physique, étant devenue valeur vénale, est portée au marché pour être appréciée à sa plus juste valeur.» Karl Marx.2

 Pour Sade, l’homme a le droit de posséder autrui pour en jouir et satisfaire ses désirs ; les femmes et les enfants sont réduits à des objets, à des organes sexuels et, comme tout objet, ils sont interchangeables et, par conséquent, anonymes, sans individualité propre. Ils sont instrumentalisés pour que le dominant puisse assouvir ses fantasmes d’asservissement. « Sa société idéale réaffirmait ainsi le principe capitaliste selon lequel hommes et femmes ne sont, en dernière analyse, que des objets d’échange. Elle incorporait également et poussait jusqu’à une surprenante et nouvelle conclusion la découverte de Hobbes, qui affirmait que la destruction du paternalisme et la subordination de toutes les relations sociales aux lois du marché avaient balayé les dernières restrictions à la guerre de tous contre tous, ainsi que les illusions apaisantes qui masquaient celle-ci3. » Il en résulte que le plaisir se confond avec le viol, l’agression et le meurtre. Dans une société, qui n’a d’autre culte que l’argent, aucune limite n’est imposée à la poursuite du plaisir, à la satisfaction immédiate de n’importe quel désir. Qu’il soit pervers ou criminel n’importe guère. Car, se demande Christopher Larsh, « comment condamner le crime ou la cruauté, sinon à partir de normes ou de critères qui trouvent leurs origines dans la religion, la compassion ou dans une conception de la raison qui rejette des pratiques purement instrumentales ? Or, aucune de ces formes de pensée ou de sentiment n’a de place logique dans une société fondée sur la production de marchandises4. »

 En 1974, Diana Russell nous avertissait que « si la libération sexuelle ne s’accompagne pas d’une libération des rôles sexuels traditionnels, il peut s’ensuivre une oppression des femmes encore plus grande qu’auparavant5 ». Cette prophétie semble réalisée. Au Québec, une femme sur trois a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans6. Cependant, les infractions sexuelles sont plus fréquentes (53 % des cas) chez les moins de 18 ans, surtout chez les filles7. On peut donc s’avancer à conclure que le nombre d’agresseurs sexuels est très important. En outre, au cours des dernières années, on a constaté un rajeunissement des auteurs de violences sexuelles8.

 L’agression sexuelle est un acte d’appropriation du corps et du sexe d’autrui, qui dépersonnalise et déshumanise, tout en révélant la hiérarchie sociale. Elle est masculine9 et ses victimes sont des femmes, des filles ou des êtres féminisés10. Vraisemblablement, dans le domaine de la sexualité, l’oppression des femmes s’est accentuée. L’expansion considérable des industries du sexe à l’échelle mondiale est un facteur important de cette aggravation11.

 La société actuelle s’apparente de plus en plus à l’utopie sexuelle de Sade qui a entrevu le règne sur les individus d’un mode de production basé sur l’objectivation marchande généralisée dans lequel « le corps de l’opprimé ne lui appartient pas », il est un « objet de plaisir ». Et si l’opprimé ne s’appartient pas, « il n’est pas jusqu’au plaisir que son oppresseur ne prétende exiger de lui12 ». Le monde capitaliste exalte le plaisir tout en effaçant le désir féminin, célèbre l’autonomie individuelle tout en réduisant les relations interpersonnelles à des échanges marchands. Dans le cadre d’une telle société, où la « liberté sexuelle […] devient une valeur marchande et un élément des mœurs sociales », le plaisir « engendre la soumission13 ».

 Valeur vénale14

 La mondialisation néolibérale favorise la pénétration de la marchandise dans le domaine des mœurs et les révolutionne15, ayant des effets considérables, mais mal connus, sur les codes sociaux ainsi que sur le psychisme humain et les rapports entre les hommes et les femmes. Par l’inégalité sociale et l’appropriation qu’elle implique, la marchandisation des corps dans le système capitaliste néolibéral mondialisé élargit constamment le nombre de ses proies. L’offre étendue, qui stimule une demande en croissance16, affecte désormais des millions de femmes et d’enfants. Cette marchandisation exige des corps de plus en plus jeunes. « Depuis, les années 1980-1990, on assiste à un rajeunissement des prostituées », constate Max Chaleil17, ce que confirme l’Organisation internationale pour les migrations : « De nos jours, les victimes sont plus jeunes qu’auparavant et les enfants sont de plus en plus présents dans le processus18. »

 Le système de la prostitution est une manifestation particulièrement significative de la domination des hommes comme sexe dans une société marchande. Ce dernier point doit être expliqué dans la mesure où la mondialisation capitaliste néolibérale a accéléré tous les phénomènes de marchandisation, particulièrement ceux qui ont rapport au vivant. Une des caractéristiques du mode de production capitaliste, renforcée singulièrement depuis les années 1980, est la transformation de l’activité humaine en marchandises19. Dans la mondialisation néolibérale actuelle, rien ne semble pouvoir échapper au processus de la « monétarisation des rapports sociaux20 ». La marchandise est à la fois un produit et un moyen d’obtenir de l’argent. L’argent sous la forme de capital a pour seule finalité sa propre augmentation, sa croissance (d’où la dynamique écocidaire du système).

L’extension du champ monétaire entraîne la transformation en marchandise de ce qui n’est pas produit pour être de la marchandise. Ce processus de marchandisation opère inévitablement au prix d’une violence sociale considérable. La marchandise n’est pas qu’une « chose », même si elle en prend l’apparence, elle est fondamentalement un rapport social. La transformation d’un être humain en marchandise signifie non seulement son objectivation ou sa chosification, mais également son inscription dans des rapports de soumission, de subordination et d’exploitation.

 La marchandise sous sa forme argent est dans la prostitution, comme dans les autres domaines de la vie sociale, la matérialisation de la connexion sociale21, c’est-à-dire des liens sociaux entre les êtres humains, lesquels ont réifiés. En tant que marchandises, les humains-forces de travail génèrent du capital (mais, du point de vue capitaliste, le salaire apparaît comme une dépense). Toutefois, dans les industries du sexe, les marchandises humaines ont la particularité de disposer d’un double avantage – ils sont à la fois un bien et un service – et donc de pouvoir rapporter de deux façons. Plus précisément, l’un des traits de l’actuel capitalisme est non seulement la marchandisation accrue des corps en tant que sexes, loués aux clients prostitueurs nationaux et internationaux (touristes sexuels), mais également la marchandisation des femmes et des enfants eux-mêmes vendus et revendus à des réseaux successifs de trafiquants et de proxénètes. La forme la plus élémentaire, immédiate et universelle, de la richesse dans la société capitaliste est la marchandise. Acquérir des marchandises et les consommer apparaissent comme les buts essentiels des activités sociales – l’argent n’étant qu’une « simple figure métamorphosée de la marchandise22 ». La marchandise est, dans nos sociétés, un symbole du statut social et de la réussite23. La sensation de bien-être est très souvent liée à son accaparement. Notre « moi » se forge et prend sens, en partie, à travers ce processus. Ce qui est vendu n’est pas seulement un produit, c’est également un mode de vie et un imaginaire.

Paradoxalement, l’accès aux marchandises ne donne qu’une satisfaction temporaire tout en créant une insatisfaction permanente. Ce facteur fait prospérer l’économie capitaliste et les industries du sexe. Depuis quarante ans, les sociétés ont été marquées par un essor des industries du sexe : la prostitution s’est industrialisée et a colonisé tous les recoins de monde ; la traite à des fins de prostitution affecte des millions de personnes chaque année, surtout des jeunes femmes et des fillettes ; la pornographie est tentaculaire, hypertrophique et omniprésente ; la culture est imprégnée par le sexe-marchandise. Le désir de jouissance s’articule de plus en plus à celui de posséder et de jouir du sexe commercialisé d’autrui, sous sa forme virtuelle ou réelle.

Au fur et à mesure que la consommation étend son emprise, on assiste à une « organisation systématique de la défaillance de la faculté de rencontre », à une « communication sans réponse » engendrant un « autisme généralisé24». En ce sens, la prostitution est paradigmatique d’une époque sans réciprocité entre les êtres, de communication unilatérale. La marchandisation actuelle des êtres humains dans les industries du sexe ne se limite pas à une activité de commerce : vente et achat de marchandises. Cette industrie ne met pas seulement sur le marché des femmes et des enfants, mais fabrique également les « marchandises ». La violence est décisive dans ce processus. « Les marchandises ne peuvent point aller d’elles-mêmes au marché ni s’échanger entre elles, écrivait Marx. Il nous faut donc tourner nos regards vers leurs gardiens et leurs conducteurs, c’est-à-dire leurs possesseurs. Les marchandises sont des choses et, conséquemment, n’opposent à l’homme aucune résistance. Si elles manquent de bonne volonté, il peut employer la force, en d’autres termes s’en emparer25. » C’est ce que l’on voit plus particulièrement dans la traite à des fins d’exploitation sexuelle.

 Celui qui donne l’argent a un avantage constant sur celui qui donne la marchandise, ce qui, selon Georg Simmel, « accorde à l’homme une formidable prépondérance » dans la prostitution26. Le paiement de l’acte sexuel dédouane le prostitueur : la rétribution implique la fin de la responsabilité du payeur et son transfert sur la personne qui perçoit la somme d’argent. « Ce paiement-là n’est pas acte de liberté : il signifie affranchissement de l’homme et asservissement de la femme27. » Nelly Arcand formule ainsi ce rapport : « Ceux qui payent seront toujours plus grands que ceux qui sont payés en baissant la tête28. » L’argent est le nœud des choses29 ; il lie, rabaisse et soumet la personne prostituée, tout en rendant le rapport impersonnel, réifié. Le sentiment de supériorité des prostitueurs, lequel fait partie intégrante de leur plaisir, est lié à l’acte de location du corps d’autrui et à la déshumanisation qu’il implique. Le prostitueur ne recherche pas la réciprocité. C’est précisément la subordination des corps qui est source de plaisir : « Ce n’est pas de moi qu’ils bandent, ça n’a jamais été de moi, c’est de ma putasserie, du fait que je suis là pour ça30. »

 Enfin, la prostitution c’est l’irruption de la marchandise (le domaine public) dans le sexuel (le domaine privé, mais de moins en moins privé). L’argent apparaît également comme un substitut à la virilité. Dans les sociétés capitalistes, la sexualité masculine hégémonique31 fonctionne en grande partie au moyen d’un désir univoque. C’est aussi très souvent un appel à une consommation rapide. Le temps des relations sexuelles est généralement déterminé par l’éjaculation, qui marque l’objectif et la fin de la relation sexuelle. Dans cette consommation, il y a survalorisation de la place et de la fonction du pénis. Cette sexualité se présente aussi comme réductionniste et fonctionnelle, si ce n’est utilitariste et contingentée.

 Dialectique de la domination et de la soumission sexuelle

 Le fantasme de la domination sexuelle exige aussi bien le désir de domination que celui de soumission. Il exige donc l’existence d’individus qui se soumettent, de préférence librement, à la domination sexuelle, qui ne voient d’épanouissement que dans cette soumission.

Le fantasme pornographique reflète fidèlement les thèmes de la relation maître-esclave, où l’affirmation de soi passe par la non-reconnaissance de l’autre comme être humain. La pornographie est un « monde sadique32 », où les femmes et les enfants ne comptent que comme objets de jouissance, c’est-à-dire ne comptent plus en tant que sujets.

 Plus près de nous que l’œuvre de Sade, Histoire d’O33, un roman sadomasochiste dit érotique, met en scène une femme dont le désir le plus profond est d’être dominée afin d’être acceptée et reconnue par les dominants. « Si le dominant n’a pas l’impression d’exercer un pouvoir injuste, le dominé n’éprouve pas, non plus, le besoin de se soustraire à sa tutelle […] L’individu aliéné finit par endosser, intérieurement, le bien-fondé de la soumission qu’on exige de lui. » Et même à rechercher cette soumission car « c’est de l’autre qu’il reçoit sa valeur34 ».

 Au début du roman, O est conduite par son amant, sans en être avertie, au château de Roissy35, un lieu conçu par des hommes pour le dressage des femmes. O s’entend donner des instructions précises : « Vous êtes ici au service de vos maîtres […] Vous abandonnerez toujours au premier mot de qui vous l’enjoindra, ou au premier signe, ce que vous faites, pour votre seul véritable service, qui est de vous prêter. Vos mains ne sont pas à vous, ni vos seins, ni tout particulièrement aucun des orifices de votre corps, que nous pouvons fouiller et dans lesquels nous pouvons nous enfoncer à notre gré […] Vous ne devez jamais regarder l’un de nous au visage. Dans le costume que nous portons, si notre sexe est à découvert, ce n’est pas pour la commodité […] c’est pour l’insolence, pour que vos yeux s’y fixent, et ne se fixent pas ailleurs, pour que vous appreniez que c’est là votre maître […] S’il convient que vous vous accoutumiez à recevoir le fouet […] ce n’est pas tant pour notre plaisir que pour votre instruction […] Il s’agit en effet […] de vous faire sentir, par le moyen de cette douleur, que vous êtes contrainte, et de vous enseigner que vous êtes entièrement vouée à quelque chose qui est en dehors de vous. »

 O est dépouillée de tout libre arbitre. Elle doit être toujours disponible et ouverte. Elle n’est ni plus ni moins qu’une chose. Elle est violentée en permanence, non seulement physiquement, mais aussi par l’obligation psychologique de se soumettre totalement aux désirs masculins, de ne plus avoir de désirs qui lui soient propres. Ses maîtres ne se font reconnaître d’elle que par leur pénis, organe qui représente à la fois leur désir et leur souveraineté. S’ils abusent d’elle, précisent-ils, c’est plus pour lui « enseigner », l’« éclairer », que pour leur plaisir. Autrement dit, même en la prenant, ils lui soulignent qu’ils n’ont pas besoin d’elle. Ils se situent dans un rapport non seulement de maître à esclave, mais aussi d’enseignant à élève. Ce rapport en est un d’autorité et de supériorité « naturelles » – le sexe en est la monstration. Les hommes contrôlent leurs actes, les planifient. Bref, ils visent un but rationnel. Leur sadisme ne consiste pas seulement à se délecter du spectacle de la souffrance, mais à savoir qu’ils peuvent l’infliger lorsqu’ils le désirent. Leur pouvoir est visible : il laisse des marques, des stigmates.

 L’idée de la prédisposition des femmes à la soumission et à l’aliénation est évidente dans ce passage où O se sent comblée et soupire d’aise : « Mais quel repos, quel délice l’anneau de fer qui troue la chair et pèse pour toujours, la marque qui ne s’effacera jamais, la main d’un maître qui vous couche sur un lit de roc, l’amour d’un maître qui sait s’approprier sans pitié ce qu’il aime. » O a dû consentir à des humiliations, des douleurs et des tourments de plus en plus sévères. Le récit se développe en fonction des étapes de cette soumission de plus en plus profonde, suivant l’impact de chaque nouvelle négation de sa volonté, chaque nouvelle défaite de sa résistance. Et, la négation radicale de sa propre personne, cette acceptation du statut de chose est pourtant ce qui va fonder chez O le désir pour l’un de ses amants. En retour, cet amant la rendra « plus intéressante » en la faisant marquer au fer rouge et en lui faisant élargir l’anus. La domination de ce dernier sera plus rationnelle, plus calculatrice, plus totale aussi que toutes les autres formes précédentes de domination. Dans sa préface à Histoire d’O, Jean Paulhan écrivait : « Et pourtant O exprime, à sa manière, un idéal viril. Viril ou du moins masculin […] Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu’aujourd’hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu’elles ne cessent pas d’obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu’à l’esprit. Qu’il faudrait sans cesse les nourrir, sans cesse les laver et les farder, sans cesse les battre. Qu’elles ont simplement besoin d’un bon maître, et qui se défie de sa bonté. » Histoire d’O serait donc un « aveu » qui rendrait enfin compte de la réalité profonde, psychique, du sexe féminin. Cette « réalité » s’énonce ainsi : puisqu’une femme est avant tout « chair », son esprit est guidé par la « chair » et aucune volonté de femme ne saurait résister à l’appel de la chair. Donc l’aliénation des femmes est inhérente à leur nature. Lorsque la chair triomphe (ce qui est inévitable), c’est toujours aux dépens de la conscience de soi comme sujet. A contrario, la supériorité masculine devient évidente, car les hommes ont, eux, la maîtrise de l’esprit sur la chair.

 Puisque toute femme est inéluctablement submergée par la chair, l’homme qui l’agresse n’est, en définitive, qu’un instrument révélant sa vérité féminine profonde. En outre, cette agression lui dévoile sa valeur. En retour, ce dévoilement justifie la domination, la violence et le viol masculins. On pourrait objecter que le désir de soumission n’est pas proprement féminin, que les rôles de maître et d’esclave n’ont rien d’intrinsèquement féminin ou masculin comme le rappelle l’auteur de La Vénus à la fourrure, Léopold Sacher Masoch36, et toute une production pornographique contemporaine. Cette objection tient mal lorsque l’on analyse de plus près l’œuvre de Sacher Masoch. C’est l’homme qui dirige les actions, impose ses fantasmes, domine la situation. L’« esclave sexuel volontaire » est ici le maître des ébats sexuels sadomasochistes. Encore une fois, c’est le désir masculin qui structure le tout. En quelque sorte, le sadisme pornographique « métaphorise » les rapports sociaux. Il constitue un transfert de sens. Un tel discours, par substitution discursive, épure et déshumanise les femmes ainsi que les rapports sexuels et sociaux. Le sadisme pornographique est aussi un symptôme d’une certaine sexualité masculine, qui s’avère souvent violente, si l’on se fie aux données sur les viols et les autres types d’agressions sexuelles ainsi qu’au vécu des femmes.

 L’évolution récente des rapports sociaux de sexe

 Les années 1970 avaient remis en cause les rôles traditionnels et permis aux femmes de se libérer du contrôle infantilisant imposé par la société masculine sur leur vie – rappelons qu’elles étaient des mineures devant la loi, le mari ayant tous les pouvoirs en tant que chef de la famille – et sur leur corps, notamment avec le droit à l’avortement. Le mouvement féministe a transformé radicalement la conception du viol, lequel était légal lorsque perpétré par le mari sur son épouse, et a imposé la notion de consentement. Le viol est désormais un viol même si la victime est vêtue de façon « provocante » ou sexy, n’est plus vierge, etc. Enfin, la dissociation de la sexualité et de la reproduction a permis de lever ce poids qui a toujours pesé lourdement sur les femmes : la hantise de la grossesse non désirée.Caractérisées par le triomphe du néolibéralisme, les années 1980 ont vu apparaitre un nouveau discours qui a remplacé peu à peu la liberté sexuelle par le devoir de la performance, tout en mettant en place le diktat de la jeunesse, de la sveltesse anorexique et de la féminité exacerbée. La mode unisexe cédait la place à une sexualisation figée des attributs. La « libération sexuelle » était de moins en moins un élément de la libération des femmes. La domination masculine se renouvelait en s’avançant « masquée, sous le drapeau de la liberté sexuelle37 ». La libéralisation sexuelle provoquait une explosion de la marchandisation du sexe. Les années 1990 ont fait du corps des femmes un temple du marché, l’objet de transactions et un support commercial. L’autonomie plus grande, une conquête essentielle du mouvement féministe, a été transformée au fil du triomphe des relations marchandes en une soumission accentuée aux plaisirs sexuels masculins. C’est l’ère dans les pays capitalistes dominants de l’Europe de l’Ouest et du Pacifique Sud des légalisations du proxénétisme et de la prostitution des femmes dans des bordels et des zones dites de tolérance. C’est également l’époque de l’explosion de la production et de la consommation pornographiques.

 Les nouvelles prescriptions sont corporelles. Le corps féminin transformé et mutilé est plus que jamais une surface d’inscription de l’idéologie dominante, à la fois bourgeoise et patriarcale. Le corps est désormais traité comme une propriété individuelle, dont chacun est responsable. L’injonction « libératrice » est désormais individualisée et non plus collective. Elle a réintroduit par la fenêtre ce qui avait été chassé par la porte, l’obligation d’un lourd entretien féminin sexualisé des corps, lequel est devenu très onéreux. Les ventes de lingerie féminine progressent de 10 % par an depuis les années 1990. Le nombre d’interventions de chirurgie plastique a grimpé vertigineusement38. La juvénilité obligée du corps féminin l’infantilise : nymphoplastie, resserrement des parois vaginales, épilation des poils pubiens…Enjeu commercial, la beauté féminine doit, en outre, impérativement se dévoiler pour exister : ce corps dénudé fait partie des représentations quotidiennes et sature l’espace public.

 Dans la nouvelle mouture du capitalisme, le contrôle de soi est la condition à la vente de soi, laquelle est elle-même une condition de la réussite sociale. Aujourd’hui, la « revendication de ne pas être une chose, un instrument, manipulable et marchandisable, serait passéiste et non une condition de dignité du sujet39. » L’apparence est décisive dans le travail sur soi pour sa propre mise en valeur. Les régressions sont à la fois symboliques (retour à la femme-objet40) et tangibles (exploitation accrue des corps féminins par les industries du sexe, la publicité, etc.). Les nouvelles prescriptions sont également sexuelles. Performatives, elles s’inspirent de la pornographie et de ses codes, devenus le nouveau manuel de la libéralisation sexuelle. En 1981, est « découvert » le point G, cette zone intravaginale ultrasensible au-dessus de l’os pubien. Cette prétendue trouvaille débouche sur une optimisation des performances coïtales et l’obligation des jouissances multiples. En outre, elle responsabilise les femmes pour leur jouissance et, dans un même mouvement, déresponsabilise (à nouveau) les hommes. Elle fraye ainsi la voie « enrégimentement sexuel41 » renouvelé. L’injonction de jouir est désormais une condition de la santé et de l’équilibre mental. Pourtant, dans les cabinets gynécologiques, les plaintes les plus fréquentes en matière de sexualité viennent des femmes de moins de 30 ans. Plus de 50 % trouvent les rapports douloureux42. On assiste donc au retour en force de la « frigidité » féminine, c’est-à-dire de l’instrumentalisation de la sexualité des femmes en faveur du plaisir sexuel masculin.

 Cette biopolitique du corps impose un contrôle intériorisé contraignant notamment pour les femmes qui sont ses cibles charnelles privilégiées. « Plutôt qu’à une disparition des contraintes, on assiste à une intériorisation des maitrises et des surveillances », explique Philippe Perrot, qui poursuit : « Par étapes successives, accompagnant la montée de l’individualisme, les normes cessent de s’imposer brutalement pour s’exercer insidieusement, en souplesse, par la voie d’un chantage déguisé en sollicitude, en invite à l’épanouissement et au bien-être43. » L’intériorisation des contraintes sociales est de plus en plus reliée aux codes pornographiques. L’invasion des représentations sexuelles pornographiques débouche sur un nouveau conformisme. « L’industrialisation de l’image sexuelle […], de la pornographie à la publicité, reconduit les normes de genre les plus réactionnaires (andocentrisme et hétérosexisme) et le vieux contrôle des corps, surtout des corps féminins », conclut François Cusset44.

 Pour être belle, une femme doit être jeune et le rester45. À partir des années 1980, la jeunesse n’est plus associée à la révolte et aux idées nouvelles bouleversant les cadres archaïques et rigides. L’audace juvénile se limite à un idéal corporel uniformisant, impérieux et commercial. « Le jeunisme est un ressort idéologique majeur des années 198046. » On le voit en œuvre partout. La norme dans la pornographie, la publicité et la mode (notamment avec son utilisation de mannequins très jeunes) est largement « adocentriste ». Si les jeunes, particulièrement les jeunes femmes et les adolescentes, sont parmi les principales cibles des vendeurs de biens de consommation, ils sont également des biens de plus en plus consommables. On constate une sexualisation précoce des filles imprégnées de références sexuelles adultes. Les garçons s’attendent à ce que les filles reproduisent les actes et les attitudes de la pornographie, ainsi que les pratiques corporelles qui lui sont liées47.

 Les contraintes ont changé de nature. La nouvelle morale sexuelle, tout aussi normative que l’ancienne, impose un nouvel ordre sexuel tyrannique, lequel se traduit dans des normes corporelles et des rapports sexuels focalisés sur le plaisir masculin et la génitalité. Le nouveau conformisme est tonitruant tout en rendant docile. Il est sexiste, raciste et infantilisant. Le discours permissif sans précédent dans l’histoire qui caractérise les sociétés occidentale48 s’accompagne d’une violence accrue. Dans la pornographie, cela s’exprime, entre autres, par une humiliation accentuée des femmes et une brutalité davantage tangible et normalisée. Le sadisme est devenu banal. La pornographie emblématise les corps féminins comme des objets-fantasmes mis au service sexuel fantasmagorique des hommes, mais exploités réellement par les industries du sexe. Elle « adultise » sexuellement les enfants tout en infantilisant les femmes. Ce que nous avons nommé « pédophilisation49 » rend compte à la fois du jeunisme comme ressort idéologique qui s’est imposé à partir des années 1980, du processus de rajeunissement du recrutement par les industries du sexe, de sa mise en scène par la pornographie et de « l’adocentrisme » de ces représentations. Il rend également compte des techniques d’infantilisation employées par l’industrie. Cependant, le rajeunissement constaté n’est pas que la conséquence des modalités actuelles de la production des industries du sexe, il joue également dans la consommation. Désormais, on consomme très jeune. La pornographie devient le principal lieu d’« éducation » sexuelle et un modèle pour les relations sexuelles. Plus les jeunes consomment tôt, plus ils sont influencés dans leur sexualité. Plus leurs désirs, leurs fantasmes et leurs pratiques s’inspirent des codes pornographiques. Plus ils consomment jeunes, plus leurs corps sont modifiés (tatouage, piercing, chirurgie esthétique, etc.). Plus ils consomment jeunes, plus ils demandent à leur partenaire de consommer et de reproduire les actes sexuels vus sur les écrans. Plus ils consomment jeunes, plus ils consomment avec régularité et fréquence. Il ressort également que la consommation par les jeunes filles affecte leur estime de soi. Par ailleurs, plus l’estime de soi est faible, plus les jeunes filles sont précocement actives sexuellement. L’enquête de Statistique Canada sur la santé montrait que « les filles dont l’image de soi était faible à l’âge de 12 ou 13 ans étaient plus susceptibles que celles qui avaient une forte image se soi de déclarer, dès l’âge de 14 ou 15 ans, avoir déjà eu des relations sexuelles50 ». Alors que 10,9 % des filles qui affichent une bonne estime de soi déclarent avoir eu des relations sexuelles avant 15 ans, la proportion est presque deux fois plus importante (19,4 %) chez celles qui affichent une piètre estime de soi51.

 Les femmes à l’épreuve de la beauté

 Plus que jamais, les pratiques liées à la beauté féminine sont invasives. Les impératifs actuels de la beauté féminine requièrent le découpage de la peau, les injections, le réarrangement ou l’amputation de parties du corps, l’introduction de corps étrangers sous l’épiderme, etc52. Les femmes et les adolescentes souffrent pour devenir belles. Au quotidien, elles font subir à leur corps un nombre important de stress. Elles utilisent des produits de beauté – savon, shampoing, revitalisant, fixatif, gel, crème hydratante, maquillage, déodorant et parfum – qui contiennent des agents nocifs pour la santé53, sans compter qu’elles portent des souliers à talon haut, lesquels engendrent des dommages parfois irréversibles au dos, au talon d’Achille, aux muscles des mollets, à la forme du pied et des orteils et qui produisent à la longue des varices, lesquelles exigeront plus tard une chirurgie réparatrice. Les colorants pour les cheveux sont parmi les produits les plus nocifs pour la santé. Les régimes alimentaires auto-administrés représentent 7 % environ des causes de retard de croissance et de puberté anormale54.

 Les impératifs normatifs de la beauté, qui se sont massifiés et qui pèsent lourdement sur les femmes et les filles, exigent un travail sans cesse recommencé. Un temps important lui est consacré. L’absolu de la minceur et du ventre plat – garder la ligne à tout prix – fait plonger des adolescentes dans l’anorexie boulimie55. À cela s’ajoutent le sein haut et la bouche pulpeuse. Les cheveux sont longs, les poils ne sont plus. Pour rester dans la course à la beauté, « les adolescentes doivent développer une “écoute inquiète” de leur corps56 ». Celles qui ne s’y conforment pas sont out, coupables et indignes. Elles n’ont aucun maitrise sur elles-mêmes, ne savent pas se mettre en valeur et se vendre, sont donc peu performantes, en conséquence, elles sont inintéressantes.

 Les femmes, les filles et même les fillettes sont poussées à l’exhibition. Ce devoir de paraître est déguisé en droit au bien-être. Le corps, qui doit être lisse, désirable, désirant et performant, est en même temps morcelé, ce qui est particulièrement évident dans la publicité et dans la pornographie. La partie est préférée au tout et l’érotisme masculin contemporain se caractérise par un « fétichisme polymorphe » (lequel renvoie au fétichisme de la marchandise), du sein en passant par les fesses jusqu’au pied. Par ailleurs, la loupe pornographique « portée sur tous les détails conduit d’abord à écarter les corps réels du corps idéal, les corps vécus du corps rêvé57. » Le corps féminin réel, malgré tous les efforts qui lui sont consacrés, déçoit fatalement, particulièrement les hommes qui ont commencé à consommer très jeunes de la pornographie58Certains préfèrent les real dolls aux vraies femmes. Quelques clics de souris permettent aux clients de choisir le corps, le visage, le style de coiffure et de maquillage, la couleur des cheveux, des yeux, de la peau, bref de se construire un ersatz de la femme idéale. La poupée-réalité est alors livrée revêtue de lingerie, d’une robe sexy et d’escarpins. Elle a le sexe aussi étroit que celui d’une adolescente. Elle est belle, jeune, silencieuse, passive, toujours consentante. Elle est parfaite ! La poupée X, un support masturbatoire pénétrable, est pour Élisabeth Alexandre, un symbole de la détestation des femmes59, des vraies femmes en chair et en os. L’une des raisons invoquées par les hommes qui ont acquis des poupées X renvoie à leurs problèmes avec l’autonomie des femmes, laquelle semble faire obstacle à la relation « amoureuse véritable ». L’expression états-unienne «real doll » affublée à une jeune femme ou à une adolescente désigne une fille particulièrement mignonne et facile à vivre. Elle ne revendique pas, reste passive, ne vit que pour plaire… C’est ce qui la rend si attrayante.

 Que des hommes soient capables d’avoir une érection pour des objets synthétiques totalement dociles et jouir en dit sans doute long sur eux en particulier et sur la société masculine en général. Puisque encore plus d’hommes sont capables de bander sur des corps de femmes, de filles et d’enfants par écrans interposés et jouir, comment comprendre cette pratique sociale qui s’élargit de jour en jour ?  ? Quels sont les liens entre ces comportements et la domination sociale masculine ?

 Pouvoirs

 Les représentations des corps et les valeurs qu’elles induisent, le travail incessant des apparences pour s’y conformer, reproduisent à leur échelle les pouvoirs de la structure sociale. L’assise de la domination « passe par la maîtrise des usages du corps et l’imposition de ses normes60 ». Les normes, qui se sont imposées, sont fortement corrélées historiquement à l’ascension de la bourgeoisie puis à sa victoire61. Dans le capitalisme, la domination masculine impose non seulement une division sexiste du travail et une essentialisation des rôles — à l’homme la raison et la sphère publique, à la femme la procréation, les émotions, le travail des apparences et la sphère privée —, mais également une maîtrise du corps féminin, laquelle est intériorisée par les principales concernées, les dominées62. Elle s’exprime, entre autres, par le vêtement (du corset magnifiant la féminité et étouffant le corps au string, de la lingerie aux talons aiguille), en passant par les matériaux qui sont spécifiques aux vêtements féminins et qui réduisent la femme « à être une vitrine ostentatoire de la réussite sociale du mari63 ». Si la domination masculine vêt les femmes – du voile à la haute couture –, elle les dévêt également dans la publicité, la pornographie et ailleurs.

 Pour Pierre Bourdieu, les femmes sont « sans cesse sous le regard des autres, elles sont condamnées à éprouver constamment l’écart entre le corps réel, auquel elles sont enchaînées, et le corps idéal dont elles travaillent sans relâche à se rapprocher64 ». Ce sont les regards des hommes qui décident des corps des femmes65. Pourtant, les publicitaires, les magazines et les pornocrates prétendent inlassablement promouvoir la « libération » des femmes. Elles sont libérées de quoi exactement ? On ne le sait pas trop. Cette prétendue libération n’en entraîne pas moins une forme exacerbée du souci de l’apparence, un travail constant sur celle-ci et une perpétuelle surveillance de soi. Ce qui dans la pornographie atteint des sommets caricaturaux, puisque la féminité y est paroxystique. Elle implique de multiples transformations corporelles, du tatouage et du piercing obligés à la chirurgie plastique, des régimes répétés à l’usage des drogues (qui permettent de moins manger). Rester jeune s’avère là aussi un impératif catégorique mais, sous stress constant, les corps pornographiques vieillissent très rapidement et mal, d’où une rotation exceptionnellement élevée des hardeuses dans l’industrie et, pour la très grande majorité, une espérance de vie dans le « métier » des plus courtes. Les corps sont des enjeux de pouvoirs tout en étant leur symbolisation. L’époque actuelle inscrit systématiquement et massivement dans les corps les disparités sociales entre les sexes et les générations. Ce corps est une expression de la domination sociale masculine et marchande. Dans ce cadre, la valeur vénale de la liberté sexuelle « permet aux plus forts, plus riches, plus cyniques de cautionner leurs désirs criminels au détriment des plus faibles ou des plus pauvres66 ». L’argent-roi donne accès aux femmes et aux filles partout à travers le monde ainsi que sur tous les supports médiatiques tout en légitimant leur exploitation sexuelle. Cette domination trouve une forme d’expression ultime dans les productions pornographiques qui pèsent considérablement désormais sur les représentations collectives. Dans son témoignage, Raffaëla Anderson raconte : « Elle termine en fin de me maquiller. Quand je vois ce que ça donne, je suis déçue. Je ressemble à une gamine de douze ans67. » La symbolique est forte. Faire croire que la hardeuse est âgée de douze ans est l’une des techniques de représentation de l’inceste ou de l’agression sexuelle sur une mineure. L’infantilisation pornographique rejoint une autre tendance sociale normalisée : le choix par de nombreux hommes de partenaires beaucoup plus jeunes qu’eux ou plus fragiles. Les hommes de pouvoir et d’argent ont souvent à leurs bras des jeunettes68. Cela leur permet, entre autres, d’exhiber leur pouvoir et de montrer leur capacité à dominer69. Inévitablement, les hommes de pouvoir abusent de leur pouvoir. Le sexe, l’argent et le pouvoir, ainsi que les abus qui se traduisent par du harcèlement sexuel ou des agressions sexuelles, sont étroitement imbriqués – plaisir sexuel et pouvoir, pouvoir sexuel et plaisir se conjuguent : ils excitent et incitent70.

Le préadolescent et l’adolescent d’aujourd’hui sont gavés de pornographie. Ils sont accoutumés à une vision sexiste des rapports sexuels avant même d’atteindre la maturité sexuelle. Leur imaginaire sexuel est nourri par les produits de cette industrie et, puisque le sentiment et la tendresse sont tabous dans la pornographie, puisque le sexe mécanique et le sadisme culturel sont valorisés, l’objectivation et l’instrumentalisation des femmes et des filles s’en trouvent socialement renforcées. Les garçons affichent très tôt des conduites de contrôle sexuel, assure le psychothérapeute James Wright. Ces comportements commencent habituellement à la fin de l’école primaire et sont étroitement imbriqués à leur perception de la masculinité71, laquelle est déterminée par l’environnement social au sein duquel la pornographie joue certainement un rôle. Une enquête auprès de 3 000 élèves de huit écoles secondaires de Montréal, Kingston et Toronto, au Canada, a révélé que « trois élèves sur quatre » se font harceler sexuellement par leurs pairs72 ». Le harcèlement sexuel est épidémique : 98,7 % des filles d’un échantillon de 315 étudiantes ont été la cible de harcèlement sexuel avant l’âge de 18 ans73. Dans une société où le sexe, surtout celui des jeunes femmes et des adolescentes, est un bien de consommation qui sert à vendre des marchandises et à exciter les hommes, il n’apparaît pas étonnant que l’on constate des taux élevés de harcèlement et d’agressions sexuels et que la cible des agressions soit avant tout des adolescentes. Dans la pornographie, « la femme crie et jouit de la jouissance de l’homme74 ». L’adéquation est parfaite entre l’homme qui veut et la femme qui est à son service sexuel. Voilà peut-être le fin mot de l’histoire : « La femme doit apprendre à aimer son corps, afin de pouvoir donner du plaisir75. » Le narcissisme promu se couple avec le sadisme culturel. Par la perpétuation du règne de la marchandise, laquelle imprime des caractéristiques particulières à l’oppression des femmes, cet accouplement s’avère l’un des meilleurs garants de l’ordre social. (Richard Poulin)

 **Article publié dans : Sexe, capitalisme et critique de la valeur : pulsions, dominations, sadisme social, sous la direction de Richard Poulin et Patrick Vassort (M éditeur, Ville Mont-Royal, Québec, 2012, 190 pages)

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* Des esclaves sexuelles à vendre au XXI ème siècle!

*Pour discréditer l’Islam, Daech-cheval de Troie de l’Empire, vend des esclaves sexuelles pour des sommes variant entre 150 et 180 dollars.

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En vue de discréditer l’Islam, comme il le fait si bien depuis des années, l’Empire « découvre » subitement qu’il existe une armée de 50.000 combattants, sortis du néant,  lourdement armés, possédant chars, artillerie, missiles, voitures blindées humvee…

Voulant démontrer que la religion musulmane est la pire qui puisse exister, on va justifier cette réputation par des actes abjects et ignobles tels la décapitation, les exécutions sommaires, le kidnaping de masse de milliers de femmes de moins de 35 ans destinées à assouvir les besoins sexuels de ces mutants, sortis des laboratoires de l’Empire ou à etre vendues au marché des esclaves pour des sommes variant entre 150 et 180 dollars.

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Cette pratique ignominieuse, mise sur le dos de l’Islam, est une énième tentative de discréditer la religion musulmane. Cela étant dit, il ne faut pas perdre de vue que Daech est le cheval de Troie de l’Empire pour disloquer les pays arabes du Moyent Orient et prodiguer ainsi une « paix éternelle »  au voisin israélien. C’est en fait l’application concrète du fameux plan du grand Moyent Orient formulé par Israël et les néo conservateurs américains et qui a commencé par l’invasion en 2003 de l’Iraq et à sa suite le non moins fameux Printemps arabe.

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Aujourd’hui, en Iraq et en Syrie, en sus du jihad al niqah (jihad sexuel), les combattants de Daech ont réduit à l’esclavage sexuel des milliers de femmes alaouites, chrétiennes, yezidi, chiites, qu’ils ont capturées comme butin de guerre. Pour ce faire ils ont  instauré un marché public de femmes esclaves. Celles-ci sont vendues à tous ceux qui sont prêts à payer. On sait notamment que des habitants de ces contrées ont réussi à libérer certaines filles en les rachetant tout simplement aux criminels. Avant d’être exposées dans des cages pour être vendues, ces malheureuses sont d’abord, dans un premier temps, offertes aux  jihadistes.

Ne se suffisant pas de la vente publique de ces femmes, et pour rentabiliser cette « marchandise », ils ont même créer des maisons closes. Des témoignages ont révélé que certains de ces lieux sordides sont gérés par des femmes musulmanes ayant des passeports européens.*Par Lila Ghali | 14/09/2014 | 10:41/algerie1.com

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  « Berlusconi a fait de la femme une marchandise »

Roman résolument anti-Berlusconi de Silvia Avallone, « D’acier » fit un tabac en Italie : 350 000 exemplaires vendus l’an dernier.

Chronique féminine et sociale, il illustre la prise de pouvoir de l’idéologie libérale sur la classe ouvrière italienne. Quelque part entre Ken Loach,Irvine WelshPier Paolo Pasolini et Robert Guedigian, il y a la jeune Silvia Avallone. Rencontre à l’occasion de la sortie de la traduction française.« 2001 ou l’emprise de Berlusconi sur la classe ouvrière »« Berlusconi obtient le vote de confiance au Sénat », « Berlusconi cite l’Alice de Lewis Carroll », « le président du Conseil rappelle que nous ne sommes pas au pays des merveilles et qu’il n’est pas Alice » : ainsi étaient les titres de la presse, ce 19 juin 2001, de l’autre côté des Alpes, il y a bientôt dix ans, quand Silvio Berlusconi devenait pour la deuxième fois président du conseil italien. Mais, si en 1994 son gouvernement était tombé au bout de huit mois (suite au départ de la Ligue du nord de la coalition menée par Forza Italia, le parti du Cavaliere), il allait cette fois exercer un mandat complet, jusqu’en 2006. De sorte que c’est lors de son deuxième exercice du pouvoir que Silvio Berlusconi commença à exercer son influence sur la psyché italienne : une lame de fond ultralibérale, un décervelage en règle. Cette fois, la classe ouvrière serait emportée. C’est pour cette raison que Silvia Avallone, qui avait onze ans à l’époque des faits, a voulu revenir sur cette période dans son premier roman, qui succède à un recueil de nouvelles paru en 2007.« 2001, c’est l’année du 11-Septembre, mais c’est aussi le moment où l’on voit l’emprise de Berlusconi sur la classe ouvrière. » « Ce regard posé sur la femme en Italie… »Piombino, bourgade industrielle de la Toscane qui fait face à l’Ile d’Elbe. Une ville dont la mère nourricière est l’aciérie Lucchini, qui emploie trois quart des habitants. Ici, l’acier « n’est pas une substance élémentaire », mais « la sécrétion de milliers de bras humains ».Et il y a aussi la plage. Il y a Anna et Francesca, deux adolescentes de « 13 ans, presque 14 », unies par une amitié presque amoureuse. Anna, fille d’une femme de gauche et d’un chômeur devenu petit escroc, couvert de dettes. Le frère, Alessio, beau mec du quartier, vote Forza Italia – « Aux élections du 13 mai, il avait voté Forza Italia. Il était sûr d’une chose : les mots, ça ne sert à rien. »Francesca, elle, vit dans une famille renfermée, avec un père qui passe son temps à la mater.C’est d’ailleurs par une page sublime de voyeurisme gênant que le lecteur entre dans « D’Acier », une scène où le père salive devant les jambes de sa propre fille qui plonge dans la mer. Dans cette scène, la jeune auteure avoue avoir voulu montrer, outre l’ambiguïté paternelle :« Ce regard posé sur la femme en Italie, ce regard transformé depuis des années par la télévision. Une télévision qui passe son temps à montrer des corps de femmes dénudés, de sorte que, lorsqu’ils sont devant, les hommes ne voient plus même les femmes qui sont à côté d’eux. »Pour elle, comme elle le dit dans notre entretien :« Berlusconi a fait de la femme une marchandise. »Deux Barbie sur la plage d’un royaume cabossé
Anna et Francesca, deux Barbie qui sont surtout les stars de la plage et du quartier. Chaque lundi matin, elles font leur « carnaval à elles » : fenêtre de la chambre ouverte, musique à fond, elles se déhanchent à moitié nues devant les mecs qui passent, sur Britney Spears ou Gianna Nannini.
Reines de Piombino, elles deviennent surtout une machine à fantasmes pour les petites frappes de leur âge. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent ici en chefs de bandes, et les filles en starlettes de la télévision.Dans un roman se déroulant entre mai et septembre 2001, Silvia Avallone revient sur une adolescence féminine qui fut aussi la sienne (elle est de deux ans la cadette de ses propres personnages). C’est cette adolescence que l’on va suivre, dans un roman qui devient, ensuite, une chronique sociale.Celle d’un royaume cabossé avec vue sur mer, mais aussi enfer pour les
« femmes aux mollets enflés », contraintes de prendre la place de leurs
« maris avachis », prisonniers du chômage, comme référents adultes.
Ce moment de l’Histoire où la classe ouvrière a changé de rêves

Ce que montre cette histoire, c’est une adolescence en fusion, comme l’acier qui fait vivre la ville. Ce qu’illustre surtout ce roman, c’est ce moment de l’Histoire où la classe ouvrière a changé de rêves. Et est passé, selon les mots de la romancière :

« A un désir d’acquisition immédiat, un repli sur le présent, à la place de ce qui constituait avant le mythe et l’espoir de lendemains meilleurs. »

Ainsi, avec une écriture aussi simple que l’environnement ambiant est plombé, « D’Acier » montre comment la classe ouvrière a, à ce moment de l’Histoire, de nouveau cédé aux sirènes populistes.

« En Italie, plus personne n’ose parler de Berlusconi ! »

Lorsqu’elle a présenté son manuscrit, Silvia Avallone s’est vu rétorquer que son sujet était difficile et dangereux :

« On m’a dit qu’il ne fallait pas parler de travail et de chômage aujourd’hui, mais de fête et de télévision. »

Juste après cette interview, elle se réjouissait d’avoir pu parler de Berlusconi :

« En Italie, même à gauche, plus personne n’ose critiquer Berlusconi, ni même en parler ! »

Elle s’en est chargée, et a été suivie jusqu’ici par 350 000 lecteurs, pour un roman qu’elle a écrit durant ses deux ans de chômage.

« D’Acier », un titre brut, pour un roman qui est une vraie matière vive. Un roman sur un passé récent, qui est donc bien un espoir pour l’avenir. Un vrai livre de gauche. (Rue89-17.04.2011.)

**De la femme marchandise 

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Femme nue dans un chariot de supermarché comme une marchandise

Damien Saez victime de censure? Le chanteur, auteur de la chanson « Jeune et con » en 1999, se plaint vendredi dans un communiqué que les régies publicitaires du métro parisien n’aient pas retenu l’affiche de promotion de ses prochains concerts prévus dans la capitale. La raison? Le « caractère dégradant pour l’image de la femme » de la photo. Cette dernière, signée Jean-Baptiste Mondino, montre une femme nue, placée dans un caddie de supermarché. Le visuel est utilisé pour la pochette du nouvel album, intitulé« J’accuse ». Logiquement, le label et l’artiste l’ont proposé pour faire la publicité de la tournée.Dans son communiqué, Damien Saez joint la décision de l’Autorité de régularisation professionnelle de la publicité (ARPP), qui a pour rôle d’émettre des avis pour les principales régies publicitaires (CBS Outdoor, Clear Channel, Decaux et Metrobus). Dans ce texte, l’ARPP justifie sa décision en expliquant que la femme apparait « nue et, qui plus est, dans un chariot de supermarché, donc comme une marchandise« . Une image qui va à l’encontre d’une recommandation de l’autorité : « La publicité ne peut, notamment, réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à la fonction d’objet et, lorsque la publicité utilise la nudité, il convient de veiller à ce que sa représentation ne puisse être considéré comme dégradante« .*uncrouycien.canalblog.com

*****Dans un cas, celui cité par L’Express (1) on a une femme qui est nue mais cela ne se voit pas. Ce qui se voit par contre c’est qu’elle est dans un caddy qui sert à l’achat de marchandises de consommation courante. On peut comprendre que l’assimilation de la femme à un ensemble de nourritures et autres marchandises soit fermement critiquée.

*Par exemple, pourquoi cacher les fesses en strings des femmes de la pub Sloogi sinon par pudibonderie ? Pourquoi dire : « regardez-nous dans les yeux ? » Désolé pas toujours ! Pourquoi dire « nos fesses ne sont pas à vendre ? » Les fesses sont comme les yeux et les lunettes à vendre sur les yeux. Dit-on « nos yeux ne sont pas à vendre » ! Ce qui choquerait c’est une femme en string pour vendre du cassoulet !

Pour que la critique de la publicité soit sérieuse il importe qu’elle ne se cale pas sur une interdiction totale du nu ou une interdiction du « sexy ». Cela est généralement admis mais il y a toujours à repousser les visons pudibondes maximalistes et totalitaires. En effet, pour certaines (et certains), c’est bien d’interdire le nu et le sexy qu’il s’agit.

Il ne doit plus y avoir de seins (ou seulement des petits sur fond noir et blanc) et plus de fesses. Tantôt on entend une critique du découpage du corps avec l’idée de morcèlement, ce je partage, tantôt une critique de la vue complète sous de termes peu glorieux : « on dirait une belle plante ». Là on y lit plutôt la conception univoque de l’humain (seul l’esprit compte, pas le corps) portée par la critique en question que le réel. Le réel ce sont, en l’espèce, des femmes sur des chaussures à talons, ce qui peut donner une touche légèrement « sexy » (mais rien d’affolant car l’herbe cache), et qui portent des strings de la marque. Rien de particulièrement dégradant. Franchement. Avec les fleurs, il y a même un aspect « gentillet » qui rend cette pub très pastel et enfantine.*Christian DELARUE*amitie-entre-les-peuples.org*mardi 17 avril 2012

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*Prostitution-Témoignage:

« Je n’étais qu’une marchandise »

Scène de prostitution à Nice, en mars 2013.

Vous, célébrités qui vivez sous les projecteurs, vous ne connaissez ni la précarité ni la violence, vous pensez vraiment que la prostitution, c’est du cinéma ?

J’ai été prostituée pendant plus de vingt ans. Dans la pénombre des bars, j’ai été soumise au « bon plaisir » des clients. J’y ai subi leurs insultes, leurs exigences humiliantes. J’ai côtoyé des Françaises en pleine détresse et des victimes de la traite venues de pays en ruine ; toutes mourant à petit feu ; toutes ou presque manipulées par un réseau ou un salaud, petit proxo ou grand trafiquant dont le job est de fournir au client la « marchandise » qu’il convoite.

Aujourd’hui, au nom de toutes les sans-voix, de toutes ces femmes interdites de parole, je veux vous dire ma colère ! Que croyez-vous ? Que notre silence est le signe de notre acceptation ? Mais regardez-vous ! Nous nous taisons à cause de votre jugement, de votre mépris ! Car soit nous avons peur, soit nous avons honte ! Malgré tous les beaux discours, vous nous considérez comme des moins que rien ; en un mot, comme des « putes ».

Que pouvez-vous savoir, dans ces conditions, de nos larmes quand le client a tourné le dos ? De notre désespoir, de notre sentiment d’abandon, de notre révolte face à ces hommes qui nous salissent et volent jusqu’à notre intimité ? Que savez-vous de notre détresse ? De la peur au ventre qui nous saisit à chaque passe ?

Vous aimez penser que nous avons le choix. J’en rirais si j’avais encore la force d’en rire. Pour moi, comme pour beaucoup de celles que j’ai rencontrées, tout a commencé par les belles paroles d’un homme. Il était beau et me couvrait decadeaux, moi qui n’avais jamais rien reçu, sinon la violence de mon père et les viols de mon oncle. Je l’ai cru.

Pas de chance : il était mac. J’avais 17 ans, j’étais en fugue. Il m’a prise en stop et balancée dans les « tournantes » pour me préparer à mon futur statut de femme vendable, de femme jetable. Ces hommes sont des prédateurs. Ils s’attaquent aux plus vulnérables, flairent « la bonne pute ». Après, il nous reste à nous montrergrandes gueules pour éviter les violences et les perversions des clients que notre fragilité excite.

Je suis donc tombée dedans. Et j’ai mis vingt-deux ans à en sortir. Vingt-deux ans de violences sexuelles, arrosées de beaucoup d’alcool pour tenir le coup, pour ne pas voir, ne pas sentir. Quand on est dedans, on ne peut rien faire d’autre que dire: c’est bien ! C’est pour ma famille, c’est pour mes enfants ! Sinon on s’effondrerait, comme un château de cartes. Moi, un temps, j’ai même défendu la prostitution et revendiqué les maisons closes !

UNE VIE SANS VIE

Pourquoi n’as-tu rien fait pour changer de vie, allez-vous dire ? Mais qui embaucherait une femme sans passé ? Je n’ai plus de vie ; si, une vie éteinte, une vie sans vie. Je ne sais plus chercher, je ne sais plus me vendre. Car il faut sevendre et moi, je ne sais que vendre mon corps. Vendre mon courage, mon ardeur, ma force, démontrer que je sais travailler, mais comment ? Et faire quoi ? Je ne sais plus.

Je me suis perdue en route ; comme si j’étais morte sans m’en rendre compte. A force de m’absenter de moi-même pour résister aux assauts de tous ces hommes, j’ai le sentiment de vivre dans une bulle au-dessus de mon corps. Je ne ressens plus rien. Je voudrais tellement me réhabiter ! Mais je ne m’aime plus, je déteste la femme que je suis devenue. Leur souvenir me poursuit : des mains me touchent, des ventres tous plus gros les uns que les autres, des peaux rugueuses et sales…

Les clients ne peuvent pas aimer, ils ne peuvent que baiser. Je suis une marchandise qu’ils achètent, comment pourrais-je encore être moi ? Clients, je vous accuse ! Et j’accuse la société qui ne m’a pas aidée à sortir de cette entreprise de démolition.

Vous croyez que mon histoire date ? Qu’aujourd’hui les filles sont libres ? Non, je les rencontre, elles me parlent. Et leur histoire n’a pas bougé d’un pouce. Le décor change, la rue Saint-Denis est remplacée par Internet, les bordels par les bars à hôtesses, mais leur vulnérabilité est la même. Et vous persistez à l’exploiter sansvouloir savoir, en vous berçant de fantasmes et de littérature.

Quand on survit – car beaucoup en sont mortes et en mourront encore –, on est détruite à jamais. Aujourd’hui, je vous le demande : aussi dérangeante soit-elle, regardez la réalité en face. Vous parlez de risques sanitaires, de clandestinité. Mais la clandestinité est dans la chambre, quand la porte se referme et nous laisse seule aux mains du client ! Ce qui ravage notre santé, ce n’est pas le lieu où s’exerce la prostitution. C’est la prostitution.

Et puis regardez enfin mes soeurs prostituées comme des femmes, pas comme des « putes » ! Des femmes que seule une loi pourra protégerdésintoxiquer de toutes leurs dépendances : la came, l’alcool, les macs. Je veux leur dire que c’est possible. J’y crois. J’y suis arrivée.*source le Monde/ le 29.11.2013

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*500 clichés sous les jupes

Pris la main dans le sac, à la sortie de métro Balma-Gramont, un voyeur qui photographiait sous les jupes des filles a avoué 500 prises de vues interdites.

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« Voir sous les jupes des filles… »

Toulouse-France….Cet habitant de Fronton, village du nord du département, que les gendarmes de Balma ont interpellé vendredi, a-t-il été trop inspiré par la chanson d’Alain Souchon ? Nul ne peut vraiment le dire. Il n’empêche, l’individu, âgé d’une trentaine d’années avait fait de ce hobby un peu spécial, son passe-temps favori et l’avait agrémenté d’une petite touche personnelle. Grâce à un téléphone portable, le voyeur photographiait les dessous des dames à leur insu, cibles qu’il choisissait dans la rue, dans des supermarchés ou plus souvent, aux sorties de métro. Celle de Balma-Gramont a été son dernier terrain de jeu…

C’est la qu’il a été pris main dans le sac ou plus exactement contre la cuisse d’une victime. Touchée lors d’une petite bousculade, alors qu’elle montait l’escalator, lieu qui favorise les prises de vues interdites, la dame a aussitôt prévenu les agents de sécurité qui ont attrapé l’homme et l’ont remis aux gendarmes. Placé en garde à vue, le voyeur a reconnu ses gestes déplacés. Jamais appréhendé pour de tels actes, il a cependant avoué avoir exercé ses pulsions et extravagances numériques auprès d’environ cinq cents femmes, photos qu’il a ensuite, au fil du temps, stockées à son domicile. « L’enquête est toujours en cours pour examiner également ses ordinateurs et voir s’il n’est pas allé plus loin », a confié un gendarme. Selon les premiers indices, cet homme n’aurait commis aucuns attouchements ni violences sur ces personnes qu’il se contentait de photographier. Au juge qui l’a déjà entendu, il a par ailleurs reconnu avoir besoin de soins pour régler ce problème récurrent appelé « upskirts ».

Remis en liberté, le voyeur a été placé sous contrôle judiciaire. (La dépêche-19.04.2011.)


600 films pendant trois ansDébut mars, un homme de 35 ans a été repéré dans les rayons d’une grande surface de la banlieue toulousaine en train de filmer à l’aide de son iPhone, sous les jupes des filles. Un vigile l’a interpellé puis remis aux policiers du commissariat de Blagnac. Dans son ordinateur, les enquêteurs avaient découvert 600 vidéos contenant des fessiers féminins et des entrejambes. Trois ans auparavant, en 2008, cet homme avait agressé sexuellement une jeune femme en la filmant alors qu’elle était assoupie. Dernièrement, il a été condamné par le tribunal correctionnel à 2 ans de prison avec sursis et une obligation de soins…

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 une robe d’enfer et damnation 

JK Rowling subtilise et revisite une robe de Rihanna

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L’écrivain la plus célèbre du moment, l’incontournable auteur des aventures de Harry Potter alias JK Rowling, a l’assurance de celles qui n’ont pas peur d’être la pâle copie d’une autre sur le tapis rouge.

En bonne intelligence, la star des créateurs de best-sellers a défilé et posé sans complexe lors de la première de l’adaptation cinématographique du dernier volet de sa saga. Le tout dans une robe qui, enfer et damnation, avait déjà été portée par Rihanna aux Brit Awards en début d’année. L’apparition très classe de la chanteuse, au look souvent plus provocant, avait été très commentée.

Le vêtement, fleuri et très couture, est signé Oscar de la Renta. Au lieu de refuser le risque de passer pour une vilaine imitatrice sans personnalité, JK Rowling a assumé son coup de coeur pour la robe longue à fleurs et l’a choisie en vert et rose, alors que Rihanna avait opté pour le rouge framboise sur fond blanc. Beaucoup n’y auront vu que du feu, mais un oeil averti n’oublie pas un modèle de la Renta.

Deux versions, deux effets différents (et on ne parle pas que du décolleté) pour deux touches d’originalité. Belle leçon de mode à tirer!  (acx) -20.07.2011.

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