clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

Femmes seules

**Sophie, 24 ans : « Personne ne vient me voir »

Sa plus jeune fille est une petite tornade. Elle gambade tétine en bouche dans l’appartement, touche le chat du bout du doigt, attend sa réaction, s’en éloigne effrayée. Son autre fille, l’aînée est à l’école. Sophie est mère célibataire.

« Je suis seule tous les jours, tous les soirs. Je dépose mes filles à l’école puis chez la nourrice et de 8h30 à 18h30, je suis seule. Quand elles ne sont pas là, j’ai envie qu’elles reviennent pour qu’elles fassent du bruit dans la maison. A 20 heures, quand je les couche, je me dis : “T’as l’air bien conne”. »

Contrairement à d’autres personnes souffrant de solitude, Sophie explique « être bien entourée ».« Ici, je connais tout le monde, je suis la maquerelle du quartier », dit-elle en riant.

« J’ai 24 ans, je sors, j’ai des amis, j’ai ma mère, j’ai mes enfants. Mais ça ne fait deux ans que je ne partage ma vie qu’avec moi. Finalement, une personne âgée a plus de chance de recevoir du monde que moi. Personne ne vient me voir. »

La plupart de ses amis ne sont pas au courant de ce que ressent Sophie.

« La solitude on a l’impression que c’est une forme de faiblesse. On se dit : “Si je suis seule, c’est que je ne dois pas être très intéressante.” Alors bien sûr, je sors, je vais en boîte, on me drague, on rigole, mais je trouve ça hypocrite un peu. Parce qu’une fois rentrée à la maison je serai seule. »

Sophie sort un album. Elle veut me prouver qu’elle est une fille comme les autres. Sur les photos, on la voit posant, maquillée, avec ses copines. Elle est jolie, a de beaux yeux en amande, sourit, parle de ses problèmes sans tristesse. Ne pas s’y fier pourtant.

« Pour moi, la solitude c’est une vraie maladie. Je pense que j’ai perdu 10 kilos à cause de ça. »

Au moment de prendre une photo, Sophie insiste pour que je prenne son tatouage.

« S’il y a une image que je veux qu’on voit de moi c’est celle là, une fille recroquevillée dans une flaque d’eau, avec des ailes. »

Le tatouage de Sophie (Renée Greusard).

Depuis deux mois Sophie va mieux. Elle a repris un peu de poids. Une amélioration qu’elle doit, pense-t-elle, à la présence d’une copine qu’elle héberge.

« Ça fait plaisir le matin de se réveiller et d’entendre qu’il y a quelqu’un sous la douche.  (Rue89-13.02.2011.)

Photos : Sophie, 24 ans, et son tatouage

*Ailleurs sur le Web

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*Jeunes ou moins jeunes, séparées depuis peu ou célibataires de longue date, les “femmes seules”, toujours plus nombreuses, sont devenues des figures emblématiques de notre époque. Elles inspirent scénaristes de séries télévisées et auteurs de romans. Mais quels rêves, quelles désillusions agitent réellement leur cœur ? Sont-elles victimes de leur trop grande exigence ? Ou pionnières, en train d’inventer de nouvelles relations entre hommes et femmes ? Elles sont, bien sûr, les premières à se poser toutes ces questions. Car chacune d’elles se débat dans des désirs parfois contradictoires. En prendre conscience est souvent le premier pas à faire pour accéder à la vraie liberté. Une liberté choisie et assumée.*psychologies.com

Femme cherche homme idéal

**Elles la revendiquent et la regrettent, l’aiment et en souffrent, souhaitent la rompre mais craignent la rencontre… Dans tous les cas, les femmes vivent leur solitude comme une pause imposée par la vie, une plongée en soi. Qu’il faut mettre à profit pour plonger au fond de soi. Confidences de femmes seules.

Un matin de janvier, à la rédaction de “Psychologies magazine”. Mise au point du synopsis du dossier « Femmes seules ». La discussion s’anime rapidement. Première pierre d’achoppement : les mots. « C’est quoi une femme seule ? Une célibataire ? » « Et les maîtresses d’hommes mariés ? » « Et les divorcées qui vivent avec leurs enfants ? » « Et celles qui sont amoureuses, mais qui vivent chacun chez soi ? » D’un côté de la table, les « en couple » ; de l’autre, les « toutes seules ». Qui refusent parfois l’expression : « Je ne me sens pas seule. Ce n’est pas parce que je n’ai pas d’homme dans ma vie que je suis isolée. » Ou qui acceptent la contradiction : « Oui, j’ai envie d’un homme dans ma vie, seulement, je n’en ai pas besoin. Oui, c’est parfois une souffrance, mais c’est une souffrance mesurée. »

Un débat passionné, à la mesure des préjugés et des fantasmes que l’on plaque sur les femmes seules. Aujourd’hui, elles sont devenues un phénomène de société en évolution. A ce titre, elles échappent aux caricatures qu’elles suscitaient auparavant. Finies les rosières et les vieilles filles handicapées du cœur et des sens. Mais finies également les « célibattantes » conjuguant célibat et réussite professionnelle, écrasant les hommes sous leurs talons aiguilles et noyant leurs angoisses dans des gin-fizz… Actuellement, rares sont celles dont la solitude est un choix de vie. Et beaucoup pressentent qu’elles peuvent être amenées à la vivre, un jour ou l’autre, comme une pause entre deux histoires d’amour, un temps de calme avant que le cœur ne se remette à battre.

La solitude refuge

« Comme beaucoup de monde, j’ai commencé par vivre en couple, raconte Danièle, 50 ans. Cela a duré six ans. En 1980, je me suis retrouvée seule, et cela n’a pas changé depuis. J’ai vécu d’autres belles histoires, mais toujours “chacun chez soi”, entrecoupées de périodes de célibat. La solitude n’a jamais été une souffrance pour moi puisque, succédant à des ruptures inévitablement douloureuses, elle était un apaisement, un repli vital. »

La solitude peut même être un soulagement, comme pour Elsa, 38 ans, qui apprend à vivre seule après deux ans de bataille dans un divorce douloureux : « J’aspirais tellement à sortir de ces incessants conflits que je savoure ma solitude. Bien sûr, elle est peuplée, puisque j’ai deux jeunes enfants ; elle est parfois angoissante parce que je dois brutalement faire face, seule, à des soucis matériels et pratiques. Mais que l’on ne me parle pas d’un homme dans ma vie. Cela viendra sans doute un jour, mais, pour l’instant, je suis dans le rejet. »

Vécue comme le deuil à faire d’une histoire d’amour, la solitude des « désaimées » est souvent douloureuse. Lorsque, après trente-cinq ans de mariage, son mari est parti avec une femme plus jeune qu’elle, Jeanne, 62 ans, s’est écroulée : « Dans les six mois, j’ai déclaré un cancer du sein. Mon chirurgien m’a expliqué combien ce type de cancer pouvait être consécutif à un choc émotionnel violent. J’ai décidé qu’après m’avoir blessée, mon mari ne me tuerait pas. J’ai le souvenir de mois terribles où j’ai réalisé que je n’avais vécu que pour lui et nos enfants. A près de 60 ans, il me fallait découvrir la solitude et l’apprivoiser. Aujourd’hui, je la savoure comme une sécurité : je ne m’inquiète plus des réactions de l’autre, je ne suis plus dans l’attente, je ne rends de comptes à personne. Pour une femme de mon âge, apprendre à vivre seule, c’est une renaissance et une rééducation en même temps. »

La solitude souffrance

Qui dit rééducation dit souffrance, combat contre des inhibitions profondes. Emma, 33 ans, seule depuis six ans, se souvient de l’angoisse qui la saisissait, les premiers temps, à sa table de petit déjeuner : « Se lever seule, se retrouver seule devant son bol de café, ne parler à personne avant d’arriver au boulot, ça fait peur. Parfois, on se sent prête à tout pour que ça cesse. Et puis, on s’habitue. » Le premier resto, le premier ciné, les premières vacances toute seule… autant de victoires acquises sur des murs que l’on pensait infranchissables. Lentement, la vie se structure autour de la solitude, on apprend à trouver le juste équilibre. Un équilibre parfois précaire : « Cette solitude que je vis avec sérénité la plupart du temps m’est renvoyée à la figure quand je tombe amoureuse d’un homme et que ce sentiment n’est pas réciproque, raconte Claire, 45 ans. Dans ces moments-là, les inquiétudes sur l’avenir reviennent avec violence. Suis-je seule ad vitam aeternam ? Et pourquoi suis-je toute seule ? Cette rencontre qui n’aboutit pas me renvoie brutalement à la faille, au manque. »

On peut aller chercher la réponse au « pourquoi suis-je seule ? » dans les injonctions de l’entourage, des parents ou des copines. Et faire siennes des remarques comme : « Tu es sûre que tu n’es pas trop exigeante ? », « Evidemment, tu ne sors jamais ! », « Pourquoi tu n’essayes pas les petites annonces ? » Et la culpabilité s’installe, accentuée par ce que Françoise, 52 ans, appelle « les humiliations sournoises » : « Nous sommes coincées entre le regard étonné de nos proches et le leurre entretenu par les médias sur la bonne humeur sans faille de ces jeunes femmes seules, jolies, intelligentes, cultivées, hyperactives, libres de leur temps, éprises de leur indépendance et au top niveau de leur profession… Le célibat a un poids, celui de la solitude et de l’injustice. Car la femme seule est celle qui contrarie les plans de table, menace la paix des ménages, paye au prix fort ses vacances, se voit reléguée à la plus mauvaise table au restaurant, et se doit d’être disponible en famille pour s’occuper des vieux parents et au travail pour pallier les imprévus. Et, à l’âge de la carte Vermeil, si le “vieux” possède encore certains attraits, la “vieille” devient transparente. »

Sans compter que les premiers cheveux blancs annoncent l’emballement de l’horloge biologique. « Soyons honnêtes, dit Patricia, 39 ans. Jusqu’à 35 ans, c’est sympa le célibat entrecoupé de relations dites “passionnelles”, mais dans les années qui suivent se pose la question de la maternité. Elle vire à l’obsession parce que, partie d’une solitude plus ou moins voulue, on arrive devant un choix à faire : avoir un enfant seule ou prendre le risque de ne jamais en avoir. » C’est souvent le moment où certaines comprennent qu’il est temps de faire le point sur elles-mêmes. Pour Annie Rapp, psychothérapeute, « la maternité renvoie les femmes seules à ce qui a empêché la rencontre, ce qui a retardé la formation du couple. On découvre alors des traumatismes d’enfance classiques. Rien qu’une psychothérapie ne puisse soigner. »

Une mère qui nous a inculqué que les hommes n’étaient pas fiables, un père absent, un couple parental fusionnel… autant de traces inconscientes qu’il faut parfois découvrir. Cléo, 30 ans, a fait cette démarche : « Je savais que je vivais l’amour comme une dépendance, mais j’ai voulu comprendre pourquoi. J’ai donc commencé une thérapie pour régler mes problèmes avec les hommes et la mémoire d’un père violent. Grâce à la thérapie, je vis ma solitude comme un cadeau que je me fais. Je m’occupe de mes envies, de mes désirs, de moi. Je reste en contact avec moi-même plutôt que de me perdre dans l’autre. »

La solitude plaisir

Quand elles comprennent que, ni choisie ni subie, la solitude est un temps qu’elles s’offrent à elles, les femmes seules retrouvent des émotions profondes. « Je pense qu’il faut déconnecter le mot “solitude” de nos peurs, dit Danièle. Elle est un état d’une très grande richesse. La vraie solitude, ce n’est pas être seule, c’est être avec soi-même. Il faut trouver un équilibre entre soi et soi, comme dans le couple il faut trouver un équilibre entre soi et l’autre. Il faut s’aimer, et pour s’aimer, il faut savoir se faire plaisir, prendre soin de soi, sans être connectée au désir de l’autre. »

Emma se souvient de ses premiers mois de célibat : « J’ai longtemps vécu en couple, enchaînant les relations, quittant un homme pour un autre. Jusqu’au jour où j’ai compris que je courais après quelqu’un qui n’existait pas. Il y a six ans, j’ai pris un appartement seule. Au début, cela a été très dur. Pas tant dans la souffrance que dans l’étrangeté. J’avais le sentiment de flotter, de ne pas avoir de repères. J’ai découvert que je ne connaissais rien de mes désirs, de mes envies, de ce que j’aimais vraiment. Il a fallu que je prenne la décision de partir à la rencontre de moi-même, et c’est un bonheur inouï de m’être trouvée. »

Bérangère, 34 ans, parle de générosité envers soi-même : « Célibataire depuis quatre ans après une vie de couple qui a duré sept ans, j’ai découvert énormément de peurs en moi, des résistances, des blessures, une énorme sensibilité, une profonde tristesse, de la colère, un manque de confiance, l’ennui, un grand sentiment de culpabilité. Mais aussi de la force, de la persévérance, de la combativité, de la volonté. Aujourd’hui, j’ai envie d’apprendre à aimer et à être aimée, j’ai envie d’exprimer ma joie, d’être généreuse… » C’est cette générosité et cette disponibilité dont témoignent ceux qui côtoient des femmes seules épanouies. Et qui en arrivent à s’interroger : « Elles sont tellement bien dans leur vie qu’il n’y a peut-être pas la place pour quelqu’un d’autre. »

Une question que se pose Bérangère : « J’ai appris à me protéger, mais cela m’a aussi éloignée des autres et des hommes en particulier. Le piège du célibat, c’est que l’on est forcément plus tranquille seule. Pas de concessions à faire, pas de cœur qui s’emballe, on contrôle. Or, qui dit amour dit transformation, changement, prise en compte d’un autre que soi, avec toutes ses différences… Suis-je prête à ça aujourd’hui ? Je crois que j’ai peur de me perdre dans l’amour… »

La solitude attente

C’est à cette imperceptible balance entre solitude-plaisir et solitude-souffrance que se trouvent confrontées les femmes seules. Et, à l’idée de la rencontre, Emma s’inquiète : « Mon regard sur les hommes se durcit, devient plus exigeant. J’ai eu quelques aventures, mais, dès que quelque chose ne va pas, je cesse la relation parce que, justement, je n’ai pas peur d’être seule. En revanche, j’ai peur de l’amour de l’autre, d’être envahie dans l’espace, dans le temps, dans les sentiments. Je crains également de ne pas savoir donner assez. Paradoxalement, la solitude a tué en moi la spontanéité, la naïveté et l’innocence. Pour moi, l’amour n’est plus un conte de fées. »

Le deuil du prince charmant n’est pas évident. « Mon passé amoureux est catastrophique, témoigne Christine, 39 ans, célibataire depuis cinq ans. J’ai eu beaucoup d’aventures sans lendemain, car j’étais toujours à la recherche de “mon sauveur”. J’ai compris que l’amour, ce n’est pas ça. Je veux continuer à travailler sur moi afin d’être prête pour la rencontre, et ainsi pouvoir faire un bout de chemin avec quelqu’un que j’aurai choisi et qui m’aura choisie, mais pas par dépit ou désespoir. J’ai envie de partage, d’échange, d’une relation saine et pleine de vie. Il y a des jours où je désespère, puis d’autres où l’espoir me fait sourire. C’est dur de ne pas avoir de tendresse, mais j’ai renoncé aux aventures dans lesquelles je cherchais de l’affection, car j’en ressortais toujours plus meurtrie. Il faut beaucoup de patience, mais je crois que ça vaut le coup d’attendre. »

Attendre l’autre dans la sérénité, c’est également ce à quoi aspire Marianne, 46 ans : « Célibataire depuis plus de dix ans, j’avoue avoir eu besoin de cette forme de solitude pour me protéger, me reconstruire, me trouver. Aujourd’hui, je suis enfin une amie pour moi-même et, plus que la fin d’un célibat, j’espère une relation vraie, pas un fantasme ni un leurre. » La solitude apaisée peut être celle de l’attente tranquille, avec ses manques, mais sans dépendance : « Je vis une solitude à la fois subie et choisie, admet Véronique, 42 ans. Elle est subie, car j’admets mon envie d’un homme dans ma vie, mais elle est choisie parce que je ne suis pas prête à la sacrifier pour n’importe qui. Je suis simplement exigeante parce que je veux de l’amour, du vrai et du beau. Voilà mon choix : prendre le risque, sciemment, de ne rencontrer personne. C’est le grand luxe que je m’offre : être exigeante dans une relation d’amour. Parce que je le mérite.

Qui sont-elles ?

En France, plus de 8 millions de personnes vivent seules. L’Insee recense environ 32% de femmes célibataires, 13 % de veuves, 7 % de divorcées. A 30 ans, il y a plus de célibataires chez les hommes, mais la tendance s’inverse après 40 ans. Qui sont ces femmes « autonomes » ? Cadres supérieurs ou membres de professions libérales, elles sont issues de familles aisées et vivent en milieu urbain.

Le célibat, un fardeau ? Apparemment pas. Selon un sondage réalisé par l’Ifop, 84 % d’entre elles se déclarent heureuses. Majoritairement, elles affirment être célibataires « par choix » ou « à cause d’un échec sentimental ». Ensuite, « pour n’avoir de comptes à rendre à personne » ou « pour mieux gérer leur carrière professionnelle »…

(Ségolène Barbé)

L’avis de l’expert

« La société a pris conscience que la solitude nous guette tous un jour ou l’autre »
Annie Rapp, Psychothérapeute (fondatrice et présidente de l’association Célibataires associés. 

**Depuis dix ans, vous côtoyez des célibataires. Quels sont les changements que vous constatez ?
–Annie Rapp : J’ai le sentiment que les femmes seules subissent moins douloureusement la pression sociale qu’avant. Elles sont plus autonomes, moins sensibles aux sollicitations de leur entourage. Aujourd’hui, l’explosion des sites Internet et des clubs de rencontres prouve que la société a pris conscience que la solitude nous guette tous un jour ou l’autre. C’est une part de souffrance et de culpabilité en moins.

**Y a-t-il différentes manières de vivre la solitude ?
–Certaines souffrent terriblement et essayent de combler le vide par des rencontres qui les renvoient inévitablement à leur solitude. Car la rencontre, quelle qu’elle soit, fait remonter à la surface toutes les blessures d’enfance des deux partenaires. L’instinct est d’essayer d’adapter l’autre à ses névroses. Or c’est le plus sûr moyen de les conforter. D’autres, au contraire, utilisent la solitude comme une période thérapeutique au cours de laquelle elles acceptent de se confronter à elles-mêmes, de vivre pour elles. Elles étaient à la recherche de la « bonne personne » ; elles découvrent que la meilleure personne pour elles, c’est elles-mêmes. Les femmes seules sont plus ouvertes à la recherche d’une solution dont elles pressentent qu’elles la possèdent en elles. *avril 2003–psychologies.com

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**Le nombre de femmes vivant seules en France ne cesse de progresser. Elles étaient 3,7 millions en 1990 et elles sont désormais 5,3 millions. Comment expliquer cette évolution ? Et quelles en sont les conséquences ? Doctissimo analyse la vie en solo des Françaises d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, un peu plus de 5 millions de femmes vivent seules en France. Cela ne signifie pas forcément qu’elles n’ont pas de vie amoureuse, mais par choix ou par obligation, elles ne partagent pas leur logement avec un homme. « En 2008, 18 % des femmes de plus de 15 ans vivaient seules. Si on ajoute à ce chiffre les 8 % de mères de famille monoparentale, on arrive à près d’un quart de femmes vivant sans homme », explique Guillemette Buisson, auteure d’une étude pour l’INSEE*.

*Qui sont ces femmes seules ?

Femme solo

Le profil n’a pas tant évolué au cours des 20 dernières années. L’executive woman, la cadre dynamique, fait toujours partie de celles qui vivent le plus en solo. A noter tout de même, le pourcentage de ces cadres vivant seules a légèrement diminué au cours de ces dernières années. C’est d’ailleurs, la seule catégorie socioprofessionnelle qui connait un recul. Dans toutes les autres, le pourcentage de femmes seules a progressé.

Au-delà des femmes actives, ce sont globalement les retraitées qui sont le plus souvent confrontées à la vie en solo. Selon l’étude de l’INSEE, on distingue trois grandes périodes au cours desquelles une femme peut se retrouver seule :

  • Entre 15 et 20 ans, les jeunes filles quittent leurs parents assez tôt notamment pour faire leurs études. De situations précaires en difficultés à trouver un emploi et/ou un appartement, et c’est la vie de couple sous le même toit qui se trouve retardée.
  • Une fois à l’âge adulte, c’est le divorce qui confronte la femme à des épisodes de solitude. Si elles sont devenues mères au cours de leur mariage, elles se retrouvent alors à la tête d’une famille monoparentale.

Enfin, les seniors sont fortement touchées par la vie en solo puisque 56 % des femmes vivant seules ont plus de 60 ans. En vieillissant, c’est l’allongement de la durée de vie qui fait fortement progresser la solitude au féminin. De manière générale, les femmes vivent avec des hommes plus âgés qu’elles, à l’espérance de vie plus courte : très souvent, ils meurent bien avant elles et le nombre d’années de solitude s’allonge.

En plus de ces étapes particulières, l’évolution des nouveaux modes de vie, de la conception du couple et de l’accomplissement individuel peut également expliquer ces situations. Selon Guillemette Buisson, « une plus grande fragilité des relations aujourd’hui » peut en partie expliquer cette progression de femmes seules.

De nouveaux modes de vie

Pour Guillemette Buisson, s’il n’est pas si évident de mettre en lumière à travers cette étude les conséquences majeures de cette vie en solo au féminin, on peut toutefois noter « une certaine paupérisation et précarité dues au développement des familles monoparentales. Un phénomène qui touche surtout les employées et les ouvrières qui ont un revenu moindre. »

Cette augmentation du nombre de femmes seules implique certains changements. Les célibataires deviennent une nouvelle cible marketing. Les plats préparés se font en version individuelles, les vacances estampillées « spéciales célibataires » se multiplient, d’autres formes de rencontres apparaissent : speed-dating, sites de rencontre… Enfin, le nombre croissant de seniors vivant seules implique de nouveaux besoins d’assistance à domicile.

Qu’elle résulte d’un choix ou d’une obligation, la solitude féminine ne serait pas si facile à assumer dans une société où le couple fait encore office de modèle. Dans son livre « La femme seule et le Prince Charmant », le sociologue Jean-Claude Kaufmann explique que cette ambivalence entre joie de pouvoir s’accomplir sans concession, de pouvoir jouir pleinement de sa liberté et la volonté d’avoir parfois une épaule pour se reposer fait souvent passer la femme seule du rire au larmes, de l’enthousiasme à la déprime. Mais vivre seule n’est pas forcément synonyme de tristesse, la vie en solo ne rime pas forcément avec isolement, et certaines le revendiquent comme une certaine forme de liberté. Et vous, qu’en pensez-vous ?

* « Qui vit seul dans son logement ? Qui vit en Couple », Guillemette Buisson et Fabienne Daguet, février 2012, INSEE

*Par Jessica Xavier –Créé le 17 mai 2012*Doctissimo

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Pourquoi il y a de plus en plus de célibataires à 30 ans et plus?

Fêter ses 30 ans, c’est franchir un cap. L’occasion, pour de nombreuses personnes, de faire un premier bilan. Et, souvent, de s’interroger sur sa vie de famille. Mais à l’heure où 4 Français sur 10 vivent seuls, être en couple ne semble plus acquis. E-Santé décrypte les raisons de ce célibat croissant avec des spécialistes du domaine.

A chaque repas de famille, ou presque, la question qui fâche est lancée sur la table. De préférence avant le dessert. « Quand est-ce que tu nous présente ton amoureux ? » Plus les années passent, plus elle semble préoccuper l’entourage. Particulièrement si l’objet de ces tracas est une femme.

« Le temps passe vite, et il est peut-être plus cruel pour la femme que pour l’homme », confirme Valérie Bruat, conseillère relationnelle et fondatrice de l’agence matrimoniale Entre Elle et Lui. Souvent, passé un certain âge, il y a une pression sociale et familiale. »

Pourtant, être célibataire à 30 ans n’a plus rien d’anormal. Selon l’Insee, 40.6 % des adultes français ne vivent pas en couple. Le phénomène est massif, mais aussi récent : en 1990, presque 80 % des trentenaires avaient trouvé leur moitié.

La durée d’études s’allonge

Le fait est que le monde a changé, et les femmes avec. Aujourd’hui, elles prolongent leurs études plus souvent qu’avant. Or, « de manière consciente ou inconsciente, la vie professionnelle prend le pas sur la vie amoureuse », selon Valérie Bruat.

Les observations de l’Insee confirment ce constat empirique : le niveau de diplôme est fortement associé au statut matrimonial. Et plus les années d’études sont longues, plus les femmes sont célibataires. Ainsi, en 1999, 70 % des trentenaires diplômées du supérieur vivaient en couple contre 76 % des titulaires d’un BEP ou CAP.

Valérie Bruat l’a constaté : « Il n’est pas rare de voir des femmes de 30-35 ans célibataires, sans enfant, et avec très peu d’expérience amoureuse. » Parce que, le temps de faire son nid dans une entreprise, d’acquérir son autonomie financière, la bagatelle peut passer au second plan.

« Il n’est pas impossible de concilier vies amoureuse et professionnelle, mais la société génère cette impression », analyse l’experte en relations. Le problème, c’est que les rencontres deviennent plus difficiles une fois le diplôme obtenu.

***On cherche l’amour, le vrai

Le couple, au 21e siècle, n’a pas non plus la même signification. L’amour est désormais au centre de ce pacte contracté à deux. « Le sentiment commande la relation, aujourd’hui, observe Lubomir Lamy, professeur de psychologie sociale à l’université Paris-Descartes. Il constitue la base du couple, mais il connaît une variation permanente. Le sentiment est labile, il varie beaucoup et vite. »

Un changement majeur par rapport aux mariages de raison qui étaient contractés au 19e siècle, qui étaient conçus pour durer une vie. Maintenant, on cherche l’amour, le vrai. Et pas question de transiger sur ce point. Cet acharnement n’est pas sans évoquer les contes de fée qui bercent notre enfance.

« S’il y a tant de célibataires, c’est parce que ce prérequis est compliqué. Personne ne sait avec certitude ce qu’est l’amour, note le chercheur en psychologie sociale. Et plutôt qu’être dans un couple sans amour, on préfère être seul.

Le niveau d’exigence augmente

L’envie de faire des efforts et des concessions c’est, en effet, un autre aspect du problème. « Pour certains sociologues, le couple est un échange social : on se demande quoi donner, et pour quels bénéfices », souligne Lubomir Lamy.

Or, nos contemporain.e.s se montrent plus exigeant.e.s envers le partenaire. Le parfait est demandé. « Le mythe du Prince Charmant ne date pas d’hier, signale Lubomir Lamy. Mais aujourd’hui, on aimerait que ce soit une réalité, et pas seulement du domaine du roman. » Sauf que cette exigence envers autrui ne s’applique pas forcément à soi-même.

**Le couple n’est plus la norme

Mais si cette absence d’effort était due à autre chose ? « Je pourrais assez bien me faire à ma solitude si tant de regards, de mots et de situations ne s’unissaient pour former un doigt accusateur, pour bien me faire comprendre que je suis hors norme, donc suspecte », explique une jeune femme interrogée par le sociologue du couple Jean-Claude Kaufmann, dans son ouvrage La femme seule et le Prince charmant.

Mais ce constat, établi en 1999, n’est plus d’actualité. Ce n’est plus le célibat en lui-même qui pose problème aux trentenaires. Mais plutôt le regard des aînés. Jean-Claude Kaufmann évoque « une puissante lame de fond, qui emporte de plus en plus les jeunes et les femmes diplômées, les poussant à vivre leur autonomie ».

Autrement dit, la vie de couple n’est plus la norme. « Être célibataire à 30 ans fait partie de la normalité », confirme Valérie Bruat. Les trentenaires ne veulent plus s’installer dans l’urgence. Et ils ou elles ont bien raison. « Un projet d’union, ça se fait à deux, rappelle Valérie Bruat. On a envie un enfant parce qu’on a rencontré quelqu’un qui donne l’envie de le faire, pas le contraire. »

Faire des rencontres sérieuses est devenu difficile

« Il s’est vraiment passé quelque chose au tournant du millénaire », analyse le sociologue Jean-Claude Kaufmann dans son enquête sur la vie en solo. Rencontrer des partenaires durables est devenu difficile. Les applications et sites de rencontre se sont bien multipliés. Plus de 2 000 proposent leurs services aux âmes esseulées. Mais ils semblent surtout profiter aux relations éphémères et aux « coups d’un soir ».

« Vivre dans l’urgence nous place dans un parcours difficile, complète Valérie Bruat. Les conditions pour rencontrer l’autre sont loin d’être idéales. » Et pas question de compter sur Tinder, Adopte un mec et autres applications.

« Internet nous introduit dans une époque très différente de la rencontre, selon Jean-Claude Kaufmann. Facile, grisante; mais remplie de pièges sournois pouvant rendre l’amour encore plus improbable. »

Car l’anonymat, le confort du PC et la distance n’aident en rien la formation de couples. D’après l’étude EPIC, réalisée par l’Institut national des études démographiques, seuls 9 % des couples se sont connus sur Internet.

Dans les faits, les relations continuent de se former avec le temps, dans l’entourage ou sur le lieu de travail. « 98 % des gens apprennent à se connaître lentement, souligne Lubomir Lamy. Le coup de foudre est quelque chose de très rare. »**Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé et validé par Lubomir Lamy, professeur de psychologie sociale le Vendredi 16 Février 2018 

 

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solitude

*Solitude: un mal de société

Les enquêtes se suivent et se ressemblent… Les Français se sentent de plus en plus seuls. Ce sentiment n’est pas le fait d’une minorité pessimiste et isolée mais bien une expérience partagée par un nombre croissant d’entre nous. Comment lutter contre ce mal de société ?

*Quelle perception les Français ont-ils du sentiment de solitude ? Le sondage OpinionWay pour le magazine Books dresse un portrait inquiétant de la société. Selon les résultats, plus de la moitié des Français (56 %) dit connaître des périodes de solitude et pour près de trois Français sur quatre (73 %), ce sentiment est en progression…

Le sentiment de solitude n’est pas le fait d’une minorité pessimiste et isolée mais bien une expérience partagée par un nombre croissant de Français. Le sondage publié sur Books a été réalisé auprès d’un échantillon de 1.077 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées les 11 et 12 septembre 2012.

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les seniors qui sont les plus nombreux à se sentir seuls (46 % pour les 60 ans et plus), mais bien les jeunes âgés de 18 à 24 ans (66 %). 14% disent même connaître souvent des moments de solitude. Par ailleurs, la solitude semble toucher davantage les femmes (59 %) que les hommes (50 %). Quoiqu’il en soit, les Français ont conscience que la solitude est une problématique d’aujourd’hui, 88 % considérant le phénomène comme répandu. Un sentiment qui devrait même augmenter, selon 73 % de répondants.

En 2003, l’Insee notait déjà l’augmentation régulière du nombre de personnes vivant seules. Plus récemment, en juin 2012, une étude quantitative et qualitative menée par la Fondation de France indiquait une progression sensible du sentiment de solitude en France entre 2010 et 2012. Selon cette enquête, la solitude toucherait 4,8 millions de personnes, avec 11 % de Français (9 % en 2010) qui ne disposent d’aucun réseau de sociabilité et peuvent donc être considérés comme objectivement seuls. Cet isolement relationnel a progressé de 20 % en deux ans depuis 2010 et s’étend à des populations jusqu’ici épargnées : la proportion des 30-39 ans est de plus en plus importante et passe en 2 ans de 3 % à 9 %. Au final, l’âge moyen des Français isolés est passé de 59 ans à 54 ans.

*Doctissimo

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Déprime, anxiété, angoisse… La France va mal

Un Français sur 10 a connu un épisode dépressif dans les 15 derniers jours ! Et 13 % disent avoir souffert d’anxiété ou de phobies très récemment. C’est ce que révèle l’une des plus grandes enquêtes sur la santé mentale. Les premières victimes de troubles psy : les femmes, les personnes séparées et les chômeurs. Retour sur ce mal-être français. Retour sur ce mal-être français(état des lieux 2004).

Une enquête menée pendant 4 ans (2000 à 2004), 36 000 personnes interrogées… C’est un énorme travail qu’a réalisé le centre collaborateur de l’organisation mondiale de la santé de Lille, et la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques. Le but : évaluer la santé mentale des français

Dépression : l’épidémie !

Déprime dépression coup de blues

Premier constat : la dépression est incroyablement répandue dans la population. 11 % des personnes interrogées ont connu un épisode dépressif dans les 15 jours l’enquête. Et 6 % d’entre-elles connaissent régulièrement des baisses importantes de moral. Certes, l’enquête ne cherchait pas à identifier les épisodes dépressifs « majeurs », tel qu’ils sont définis dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux américain (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ou DSM IV). L’étude prenait en compte les baisses de moral au sens large. Ainsi, étaient considérés comme épisodes dépressifs des troubles n’ayant pas forcément un retentissement personnel ou professionnel important.

Les femmes, premières victimes

L’enquête confirme également que les troubles psy touchent majoritairement les femmes. Elles sont ainsi 13 % à avoir connu un épisode dépressif dans les deux dernières semaines, contre un peu moins de 8 % des hommes. De même, elles sont beaucoup plus nombreuses à connaître des troubles anxieux généralisés. Les phobies sont également plus féminines et notamment l’agoraphobie, qui touche deux fois plus de femmes que d’hommes.

L’effet protecteur du couple

Mais le sexe n’est pas le seul facteur déterminant pour les problèmes psy : la situation matrimoniale est fortement liée à la santé mentale. Ainsi, les personnes divorcées ou séparées connaissent plus d’épisodes dépressifs. Selon les statistiques, il est préférable pour sa santé mentale d’être marié… ou veuf ! Enfin, comme on peut s’y attendre, le chômage favorise la survenue des troubles dépressifs. Ainsi, il vaut mieux être un homme marié actif (6 % seulement ont connu un épisode dépressif récent) qu’une femme séparée au chômage (une chance sur 3 d’avoir connu un coup de blues dans les 15 derniers jours).

Le suicide : une menace importante

Un point très alarmant de ce rapport : le risque suicidaire. En effet, selon cette enquête, 2 % des Français présenteraient un risque élevé de faire une tentative de suicide ! 9,1 % des femmes et 6,4 % des hommes interrogés ont déclaré avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie. Dans le détail, les chômeurs et les personnes séparées ou divorcées sont les plus touchés. Et logiquement, le fait d’avoir connu récemment un épisode dépressif augmente les risques.

Ces chiffres semblent attester d’un véritable mal-être des Français, qu’il soit lié à leur situation personnelle ou professionnelle. Alors si vous avez autour de vous des personnes qui traversent une situation difficile, n’hésitez pas à les entourer et leur proposer votre aide. Et si vous-même avez un coup de blues, pas question de vous morfondre seul dans votre coin ! N’hésitez à en parler : de nombreuses associations proposent une écoute et des spécialistes peuvent vous accompagner. Il est possible de sortir d’une déprime et de retrouver le sourire !

*Alain Sousa*Mis à jour le 02 septembre 2013*Doctissimo

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*Les Français mal dans leur tête

Plus d’un million de Français sont suivis pour troubles psychiques ou mentaux ! Mais quels sont les problèmes psychologiques les plus courants ? Qui sont les personnes les plus touchées ? D’où vient ce besoin de se faire aider ? Doctissimo revient sur un rapport surprenant…

1,2 millions de Français sont suivis par un psy ! C’est la conclusion d’une vaste étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

Qui sont ces « malades » de l’esprit ?

Les Français mal dans leur tête

Après avoir évalué dans une précédente étude la population hospitalisée dans des institutions psychiatriques (estimée à 47 000 personnes), la DREES s’est intéressée aux personnes vivant à leur domicile et souffrant de troubles psychiques ou mentaux. Et le résultat est surprenant : 1,5 millions de Français ont déclaré avoir consulté un spécialiste pour ce motif au cours des trois mois précédents. Parmi eux, 1,2 millions bénéficient d’un suivi régulier. Dans le détail, ce sont surtout des femmes qui consultent (62 % des suivis réguliers), même si les hommes sont majoritaires chez les moins de 40 ans. C’est entre 40 et 50 ans que les Français font le plus appel à un psy. Le lien avec le milieu socioprofessionnel est fort : les employés et les professions intermédiaires consultent le plus, alors que les cadres, artisans, commerçants et chef d’entreprises font moins appel à un soutien.

Psychiatres et psychologues les plus consultés

Pour soigner les maux de l’esprit, les Français ne s’adressent pas à n’importe qui ! Dans 80 % des cas, ils font appel à des professionnels de la santé mentale : trois fois sur quatre, il s’agit d’un psychiatre, les autres consultent un psychologue ou un psychothérapeute. On constate une différence selon les sexes : les femmes sont plus nombreuses à se tourner vers un médecin généraliste (20 % des suivis réguliers).

La dépression, trouble le plus fréquent

Dans le domaine de la santé mentale, de nombreux tabous persistent. Ainsi, quatre personnes sur dix interrogées par la DREES ne souhaitait pas révéler la raison de leurs consultations. Malgré ce biais, les principaux troubles qui affectent les Français ont pu être identifiés. Sans réelle surprise, la dépression et les troubles de l’humeur arrivent en tête (avec 46 % des personnes suivies). Ensuite, ce sont les déficiences intellectuelles qui amènent à consulter 15 % des personnes (32 % des plus de 60 ans). Indépendamment des motifs de consultation, la population qui consulte souffre d’autres maladies associées, tel que les troubles du langage, sept fois plus nombreux chez eux. Des problèmes de motricité et de mobilité sont également plus fréquents.

Les problèmes psychologiques menacent la vie active

Alors que près des trois quarts des personnes de 20 à 59 exercent une activité professionnelle, seulement 40 % des personnes régulièrement suivies pour des troubles psychiques et mentaux travaillent. 38 % se déclarent inaptes au travail pour des raisons de santé. Mais les conséquences sur la vie quotidienne ne s’arrêtent pas là : ces personnes pratiquent moins souvent une activité sportive, vont moins au cinéma ou au théâtre, et plus d’un quart ne part jamais en vacances.

Si ce constat est ainsi assez alarmant, il manque malheureusement une mise en perspective : la proportion de personnes suivies pour troubles psychiques est-elle différentes dans les autres pays ? Il serait également intéressant de savoir si la prise en charge et le suivi sont efficaces. Espérons qu’une future enquête pourra nous dire s’ils sont bien soignés…Doctissimo

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