clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

V. agressions sex.1

**viols et agressions sexuelles

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***Selon un rapport du Ministère de l’Intérieur français, les plaintes pour viols, tentatives de viols et agressions sexuelles ont connu une progression en 2017, notamment au dernier trimestre.

Hausse des agressions sexuelles enregistrées en France en 2017

Reuters- jeudi 25/01/2018 

PARIS (Reuters) – La police et la gendarmerie ont enregistré un nombre croissant de viols et agressions sexuelles l’an dernier en France, montre le bilan annuel des crimes et délits publié mercredi par le ministère de l’Intérieur.

En 2017, il y a eu 825 victimes d’homicides en France, dont trois victimes d’attentats terroristes, un chiffre en baisse après des années 2016 et 2015 marquées par des attentats meurtriers (892 homicides en 2016 et 872 en 2015).

Le nombre de victimes de plus de quinze ans de coups et blessures volontaires a connu une quatrième année de hausse, de 4 %, avec 223.000 victimes déclarées, pour un total estimé à un million. Les violences à l’intérieur des familles représentent environ 4 victimes sur 10.

Les viols ont augmenté de 12% par rapport à 2016, avec 16.400 viols enregistrés tandis que les agressions sexuelles signalées, au nombre de 24.000 (incluant les cas de harcèlement), ont connu une hausse de 10%.

« Bien évidemment il y a eu l’effet Weinstein qui se montre » avec une « envolée des plaintes déposées », a déclaré sur Europe 1 le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb en référence aux révélations sur les violences sexuelles subies par les femmes à Hollywood, qui ont conduit à un mouvement plus large de reconnaissance et de dénonciation.

Les vols avec violence sont en baisse, avec 95.000 infractions enregistrées par les forces de l’ordre en 2017, contre 100.000 en 2016.

Le ministre de l’Intérieur a confirmé en outre le projet de mise en place d’amendes forfaitaires de 150 à 200 euros pour les consommateurs de cannabis, proposée dans un rapport parlementaire présenté mercredi.

« Ce que nous faisons avec la forfaitisation n’éteint pas l’action pénale », a-t-il précisé. « Il n’y a donc pas de dépénalisation du cannabis. »–Reuters- jeudi 25/01/2018 –(Julie Carriat, édité par Yves Clarisse)

****En 2017, les agressions sexuelles autres que les viols ont augmenté de 10%. Cette hausse est de 31,5% au quatrième trimestre de l’année par rapport à la même période en 2016. Enfin, selon le rapport il faut interpréter avec prudence les évolutions de cet indicateur. «On peut y voir un effet de révélation aux forces de sécurité de faits éventuellement plus anciens, dans le contexte du mouvement de prise de parole des femmes suite aux révélations de l’affaire « Weinstein», indique le rapport.

*Le nombre des viols est également en hausse chaque trimestre en 2017, cette hausse étant plus diffuse au long de l’année mais tout de même en progression plus forte au quatrième trimestre (+18 % par rapport à la même période en 2016). Dans l’ensemble en France métropolitaine, 16 400 personnes (+12% de plus que l’année précédente), ont été enregistrées comme victimes de viol par les services de sécurité, dont 87% de femmes. Dans un tiers des cas, l’auteur ou les auteurs appartenaient à leur cellule familiale. Pour les majeurs, il s’agit alors presque exclusivement du conjoint ou ex-conjoint 5 (2 340 victimes, presque exclusivement des femmes). Les viols conjugaux touchent ainsi au total 17 % des victimes femmes de viols, et 2 % des victimes hommes.

Des violences sexuelles en majorité dans le cadre intrafamilial

Le harcèlement sexuel en augmentation de 27%

Au total, 40 400 personnes ont porté plainte pour violences sexuelles (viols et autres) en 2017, d’après les données de la police et de la gendarmerie, dont une sur quatre dans un cadre intrafamilial. Et seulement 22.300 personnes, quasiment tous des hommes, ont été mises en cause pour les mêmes faits. Les auteurs présumés sont de tous âges : près de la moitié ont entre 18 et 44 ans et un sur dix est un mineur de moins de 13 ans.

Quant aux victimes, c’est entre 12 et 18 ans que les filles sont les plus exposées aux agressions sexuelles (2,3 victimes enregistrées pour 1 000 filles du même âge en moyenne). La proportion de femmes victimes décroît ensuite rapidement avec l’âge ; elle est de 1 pour 1 000 à 25 ans et de 0,4 pour 1000 à 35 ans. Mais les agressions sexuelles touchent aussi les garçons, entre 4 et 12 ans surtout, avec en moyenne 0,5 garçon victime pour 1 000 garçons du même âge. Ce taux reste élevé ensuite parmi les mineurs puis décroît.

Enfin, le harcèlement sexuel au sens juridique (1) pèse pour environ 7 % des agressions sexuelles ici décrites, et touche les femmes dans 9 cas sur 10. Cela représente 1 650 victimes enregistrées en 2017, après 1 300 en 2016 (+27 %).

(1) Le harcèlement sexuel est défini dans le code pénal (Art. 222-33) comme le « fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Constitue également un harcèlement sexuel le « fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle pour soi-même ou au profit d’un tiers ».**http://madame.lefigaro.fr/ jeudi 25/01/2018

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*Chaque jour, 200 femmes sont violées en France.

Une réalité effrayante et surtout taboue que trois associations : Le Collectif Féministe Contre le Viol, Mix-Cité et Osez le Féminisme, ont décidé de combattre avec une campagne nationale lancée ce jeudi 25 novembre, journée mondiale contre les violences faites aux femmes. Son slogan : « la honte doit changer de camp ! ».

 

75 000 femmes sont violées en France chaque année . Soit 200 par jour. Ou une toutes les sept minutes. Des chiffres effarants, révoltants, sans appel. Non, le viol n’est pas un phénomène marginal. Au contraire. Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. « Ca fait beaucoup pour des cas isolés », scande la campagne lancée aujourd’hui, journée mondiale contre les violences faites aux femmes, par Le Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), Mix-Cité et Osez le Féminisme. Trois associations qui nous invitent, hommes et femmes, à signer un manifeste contre le viol. Objectif : Faire en sorte que « la honte change de camp ». Et dénoncer les préjugés.

Parmi eux, cette image, bien ancrée, de jeunes filles en mini-jupes violées dans des ruelles sombres par des inconnus. « Le viol, ce n’est pas un couteau sous la gorge la nuit dans un parking, explique Marie France Casalis, du CFCV. C’est quand tu veux, que je ne veux pas et que tu n’entends pas que je te dis non ». Dans 8 cas sur 10, la victime connaît son agresseur. Un proche, un collègue, un cousin, un voisin ou encore un père ou un mari. Ce n’est d’ailleurs que depuis 1992 que le viol conjugal est reconnu comme un crime. « Cela peut arriver à n’importe quelle femme, renchérit Béatrice Gamba, de Mix-Cité. A son travail, dans son immeuble, chez elle… Cela concerne tous les âges, toutes les classes sociales, toutes les cultures ».

Le viol

La particularité de ce type d’agression ? « Très vite, une petite voix se met à trotter dans la tête de la personne violée : ne l’aurait-elle pas cherché ? », commente Caroline de Haas, du réseau Osez le Féminisme. Se sentant coupables, honteuses, les femmes n’osent souvent pas parler. 10% d’entre elles seulement portent plainte. Et 2% des violeurs sont condamnés. L’idée de la campagne : réclamer, par le biais du manifeste, un jugement des crimes sexuels exclusivement en cour d’assises ainsi qu’une enquête systématique à la suite des plaintes pour crimes ou délits contre la personne. Et inviter les femmes à ne plus se taire. « Nous refusons la culpabilité que la société leur fait porter. Une femme violée est une victime. Une victime de la domination masculine qui existe sur les corps des femmes ». Pour libérer la parole des femmes et leur offrir de l’aide, un numéro gratuit : Viol Femmes Informations, 0 800 05 95 95.

L’affiche de la campagne, un homme maintenant fermement une femme, une main sur sa bouche, l’autre sur son entrejambe, ne manquera pas de choquer. « C’était le but, explique Béatrice Gamba. Le viol, c’est ça. On ne peut pas adoucir cette réalité. Notre message, c’est ça suffit ! Le corps des femmes n’est pas en libre service. Leur désir doit être respecté au même titre que celui des hommes. C’est primordial ». La clé, pour les trois associations ? L’éducation des filles et des garçons à la sexualité et au respect de l’autre dès le plus jeune âge. « Quand les garçons soulèvent les jupes des filles, ce n’est pas anodin. C’est là que tout commence. Aucun homme ne naît violeur. Ils n’ont pas de pulsions irrépréssibles. Il faut éduquer les garçons à respecter le corps des filles. Et les filles à se sentir légitimes à dire ‘ça, je ne veux pas’. » *Psychologies.com- novembre 2012.

**75 000 viols par an, un chiffre sous-évalué ?

Selon une enquête de l’Insee, parue en 2008, 496 000 femmes ont subi un viol, un attouchement sexuel ou une tentative de viol au cours des années 2005 – 2006. L’enquête ne concernait que des femmes entre 18 et 59 ans. De même, une autre étude de l’Observatoire National de la délinquance estime qu’entre 50 000 et 75 000 femmes sont violées chaque année. Là encore, seules des femmes majeures ont été interrogées.

**vidéo:Campagne d’affichage contre le viol

 Spot 1/3 « Campagne contre le viol »

« J’ai arrêté d’essayer de me débattre », « il m’a dit que j’aimais ça et m’a traitée de salope », « je me sentais morte »… Elles s’appellent Audrey, Marion, Lisa, Eve et Clotilde. Leur point commun ? Elles ont été violées et ont décidé de briser le silence en témoignant à visage découvert devant la caméra de Karine Dusfour.

Audrey avait 21 ans, venait d’emménager dans son premier appart en Picardie. Un soir, elle entend du bruit : un homme a pénétré chez elle. « J’ai un couteau, si tu te calmes, j’aurai pas à m’en servir » lui déclare-t-il. Marion, 16 ans à l’époque, a été violée par son cousin. Au mariage de celui-ci. Lisa, elle, a été abusée par un interne à l’hôpital, alors qu’elle allait consulter pour sa grossesse. Eve, 19 ans, va courir par une belle journée d’été 98 quand elle est assommée, bâillonnée, frappée et pénétrée avec des objets. Quant à Clotilde, la seule à apparaître le visage flouté car la procédure judiciaire est encore au cours, elle a souhaité raconter comment elle a été sodomisée de force par son mari, car « le fait d’en avoir parlé, ça m’a sauvé la vie ».

Ces cinq femmes sont des survivantes. Ni plus ni moins. Des filles comme nous, qui pourraient être nos sœurs, nos amies, nos collègues. Et qui un jour ont vécu le pire. Le viol, « une mutilation invisible », qui fait souvent des victimes des « pestiférées de la société ».
Dans cet excellent documentaire diffusé ( ce soir. 20/11/2012) sur France 5, Karine Dusfour a demandé à ces jeunes femmes de revenir sur tout ce qui a suivi l’agression. Comment réussit-on à mettre des mots sur l’horreur qu’on vient de vivre ? Comment répondre aux questions des policiers, qui demanderont par exemple à Eve comment elle était habillée pour aller courir ? Comment faire face à l’incompréhension des proches qui parfois décrètent que cette histoire est un peu trop alambiquée. Donc pas vraie. Et comment répéter encore et encore, au terme de procédures s’étalant sur des années, les gestes, les mots, la douleur ? Avec un constat : c’est à la victime de prouver qu’elle n’était pas consentante. « Le viol, le seul crime dont la victime se sent coupable », martèle la réalisatrice dans son film. Une procédure aux Assises dure 5 ans en moyenne. Un véritable chemin de croix pour les femmes. Comment pendant ce temps avancer dans le quotidien ? Les histoires d’amour ? Le travail ? « On arrive à vivre avec, même si on n’oublie pas », raconte l’une des jeunes femmes. Oui, Audrey, Marion, Lisa, Eve et Clotilde ont décidé de vivre. Et de raconter. Parce que 200 femmes sont violées chaque jour en France. Parce que 8 femmes sur 10 le sont par un proche. Et parce que derrière ces atroces statistiques, il y a des femmes. Nos sœurs, nos amies, nos collègues. Et qu’il est impossible en 2012 que le silence l’emporte encore.*ELLE.fr-Le 20/11/2012

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