clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

vie d’enfer

*Scandales à Dubaï :

Enquête : Fuite rocambolesque, enlèvement, divorce… Scandales en série chez l’émir de Dubaï

l’émir, qui passe pour un prince moderne, vient de perdre la face suite aux tentatives de fuite de deux de ses filles et à la demande de divorce de sa dernière femme, réfugiée à Londres. Un scénario digne des plus belles saisons de Dallas ou de Dynasty. Vanessa Grigoriadis a tenté de démêler les fils de cet imbroglio amoureux et familial. Traduit de l’anglais par Florence Boulin.

vie d'enfer cover_5866.jpeg_north_1160x474_*photo: Haya Bint Al-Hussein en compagnie de sa fille, la princesse Jalila, en 2012, lors du tournoi de golf Omega Dubaï Ladies Masters

Coiffé d’un haut-de-forme de soie noire, l’homme se tient dans la zone la plus select de l’hippodrome d’Ascot, entre les pur-sang qui vont se disputer la piste, les postillons en livrée rouge de la reine d’Angleterre et la foule massée dans les tribunes. Si Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum endosse plus souvent la robe blanche et le keffieh traditionnels, pour l’événement hippique le plus couru de la saison, l’émir de Dubaï a fait cette fois une exception. À la tête d’un des sept États qui forment les Émirats arabes unis, il se veut progressiste, aussi respectueux des lois du capitalisme que de celles de la mosquée. « Mohammed s’exprime avec aisance. Il est cultivé, charmant… Typiquement le genre de dirigeants qu’on rencontre à Davos », décrit un homme d’affaires qui a dîné en sa compagnie. Il est passionné de chevaux comme son amie Élisabeth II et son écurie est l’une des plus importantes du monde.

Ce jour de juin 2019, à Ascot, il manquait pourtant quelqu’un : la propre reine du cheikh Mohammed, son épouse publique, la princesse Haya Bint Al-Hussein. La fille de feu le roi Hussein de Jordanie, 45 ans (vingt-cinq de moins que son mari), a été la première femme arabe à participer aux Jeux olympiques à Sydney en 2000, la première Jordanienne à passer son permis poids lourds (pour transporter ses chevaux)… Diplômée d’Oxford, cheveux méchés, elle avait tout de la femme parfaite aux yeux de l’émir : modèle de l’Arabie nouvelle, indépendante et dévouée à son époux. « Haya a été pour lui une vraie bouffée d’air frais, parce qu’elle n’est pas le genre de fille arabe qu’on trouve partout », dit l’une de ses amies. « Haya est très intelligente », renchérit Sven Holmberg, qui fut, comme elle, président de la Fédération équestre internationale.

Aucune des six épouses du cheikh ne se trouvait d’ailleurs à Ascot, ni aucun de ses trente descendants officiels. La presse du monde entier raconta que Haya s’était enfuie quelques mois plus tôt à cause du sort réservé à deux des filles de son mari, Shamsa et Latifa. En juillet, Mohammed lança contre Haya une procédure devant la Haute-Cour de Londres afin d’obtenir la garde exclusive de leurs enfants Jalila et Zayed, âgés de 8 et 12 ans, et leur retour à Dubaï (il a été débouté en mars 2020). Pour les journaux britanniques, ce divorce royal était le plus important après celui du prince Charles et Diana. Déjà, sa réputation de cheikh progressiste commençait à se flétrir, surtout quand il s’agissait des femmes.

Dubaï, à défaut d’être une démocratie, est la vitrine du capi­ta­lisme marchand dans le golfe Persique, avec des frontières relativement ouvertes, une large population immigrée et de beaux projets immobiliers comme le Burj Khalifa, le plus grand immeuble du monde. Dans la sphère publique, certains sujets restent néanmoins tabous et les affaires familiales du cheikh Mohammed en font partie. L’émir a exprimé ce qu’il en pensait : « On dit que des hommes-scorpions prennent la forme de médisants et de conspirateurs, troublent les âmes, détruisent les liens qui unissent les gens et pervertissent l’esprit des communautés ».

En privé, pourtant, les experts de la péninsule, les chroniqueurs royaux et les journalistes occidentaux n’ont pas manqué de relater chaque rebondissement depuis le départ de Haya. Si sa fuite a un rapport avec celle, ratée, de Latifa, la fille du cheikh Mohammed, se pourrait-il que l’émir privilégie la raison d’État aux dépens de ses héritiers, comme c’est si souvent le cas ? Il doit en effet gouverner son pays et empêcher sa progéniture de l’embar­ras­ser, quitte à se montrer inflexible et brutal. On se demande aussi pour quelles raisons Mohammed aurait laissé Haya s’enfuir alors qu’il a fait déployer 35 000 camé­ras dans les rues de Dubaï (25 fois plus qu’à Paris) pour sur­veiller ses sujets. S’il avait soupçonné que son mariage battait de l’aile, n’aurait-il pas chargé l’un de ses ministres d’espionner la princesse et révoqué ses accès à leurs (multiples) jets privés ? Les journaux britanniques ont aussi fait leurs choux gras d’une possible liaison de la princesse avec un garde du corps. Dans un poème intitulé Tu as vécu et tu es morte adressé à une femme anonyme et publié sur Instagram le jour de la disparition de Haya, l’émir écrit : « Ô, toi qui as trahi la plus précieuse des confiances, ton jeu est révélé. Tes mensonges sont finis ; peu importe ce que nous étions, peu importe ce que tu es », ajoutant plus loin : « Tu as lâché la bride de ton cheval. »

Haya et Mohammed ont eu le coup de foudre lors d’un concours hippique en Espagne et se sont mariés en 2004. « J’étais surprise que Haya épouse un homme aussi arabe : j’ai toujours pensé qu’elle finirait avec un propriétaire terrien anglais, se rappelle une de ses amies. Mais elle était folle amoureuse de cheikh Mo’. » Lui aime les fastes et les honneurs ; elle est à la fois plus pragmatique et plus excentrique, plaisantant volon­tiers de ses propres dépenses, comme ce jour où son père lui a offert un cheval nommé Scandale. « Papa, toutes les princesses ont leur petit scandale, mais si tu veux que le mien ait quatre pattes plutôt que deux, tu ferais mieux de me l’acheter », lui avait-elle lancé. Le mariage n’était pas arrangé, mais avant leur union, la Jordanie, qui n’a pas de pétrole, se trouvait dans une mauvaise passe économique alors que, de nos jours, les Émirats arabes unis sont l’un de ses principaux investisseurs.

Les monarchies d’Amman et de Dubaï reposent sur des principes très différents. Si la famille royale jordanienne ressemble à son homologue britannique (mécénat, actions caritatives, rôle public des princes et des princesses), la Dubaïote se montre plus fermée. Le cheikh Mohammed a épousé sa première femme, Hind Bint Maktoum Ben Juma Al-Maktoum, dans les années 1970, mais en quarante ans de mariage, elle n’est jamais apparue sur une photo publique. Ils ont eu douze enfants ensemble. Les femmes peuvent, certes, prétendre aujour­d’hui à des carrières prestigieuses à Dubaï, mais la loi qui leur impose la tutelle des hommes et permet aux maris et aux pères de décider du sort des épouses et de leurs filles est toujours en vigueur : permission maritale pour travailler ; excuse légitime pour refuser le devoir conjugal ; et toute femme célibataire, émiratie ou immigrée, qui se présente enceinte dans un hôpital de Dubaï, peut être arrêtée. Enfin, toute femme divorcée qui souhaite se remarier doit abandonner la garde exclusive de ses enfants à leur père. « Les princesses ont beau porter un titre pompeux et être servies au doigt et à l’œil, fondamentalement, elles sont surtout des prisonnières, m’explique un dissident. Elles ne sont pas censées se faire des amis. Elles ne mènent pas une vie normale. » Bien que certaines femmes de la famille royale aient reçu une éducation à l’étranger et soient des personnalités publiques, la majorité se contentent de porter des enfants et de dépenser leur allocation mensuelle sans se faire remarquer. « Si elles veulent rester dans les bonnes grâces du souverain, il suffit d’applaudir à chacun de ses gestes. Sinon, elles sont mises de côté et personne ne fait plus vraiment attention à elles », abonde une source proche de la famille royale. À l’époque où Haya s’est fiancée à Mohammed, elle savait tout cela, mais, amoureuse, elle n’a peut-être pas mesuré les conséquences de son choix.

Néanmoins, elle pouvait difficilement ignorer, quand elle s’est mariée, qu’il était arrivé quelque chose de curieux à l’une des filles de son mari : en 2001, Shamsa Bint Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum a abandonné son Range Rover noir près des écuries du domaine paternel dans le Surrey. Lorsque le véhicule a été découvert le lendemain matin, le cheikh Mohammed a pris un hélicoptère pour se joindre aux recherches. Shamsa a fina­lement été retrouvée à Cambridge où des gardes du corps se seraient saisis d’elle pour la ramener à Dubaï. Son père a ensuite fait rapatrier 80 chevaux et congédié presque tous les employés du domaine. Quand la nouvelle s’est répandue dans la presse – Shamsa a engagé un avocat londonien et même appelé la police britannique de Dubaï –, cela a provoqué un tollé. À Londres, le gouvernement a ouvert une enquête afin de déterminer si Shamsa avait été enlevée « contre sa volonté ». Mais l’investigation a traîné et Shamsa est restée à Dubaï où, depuis dix-huit ans, on n’a pas vu une photo d’elle ni sur Internet ni ailleurs.

C’était déjà préoccupant, mais pas autant que ce qui est arrivé à sa petite sœur Latifa. Experte en parachutisme et casse-cou notoire, celle-ci a même fait la « une » du quotidien local, raconte Jim Krane, l’auteur de City of Gold: Dubaï and the Dream of Capitalism, une fascinante histoire contemporaine de l’émirat. « Latifa était présentée comme une super-princesse qui, à l’instar de ses frères et de son père, avait embrassé le monde à bras-le-corps, s’adonnant à des activités risquées comme le parachutisme et profitant de la vie », poursuit-il. Dans la famille royale, les sports extrêmes sont non seulement autorisés, mais très bien vus. En coulisses, cependant, Latifa affirmait entretenir de très mauvaises relations avec sa mère et presque aucune avec son père, d’après Tiina Jauhiainen, sa professeure personnelle de capoeira. Latifa expliquait avec amertume qu’elle n’était que l’une des trois filles que son père avait appelées ainsi en souvenir de sa mère (ce prénom signifie en arabe « amicale, gentille, compréhensive »). « Ma mère était unique, tranquille et douce, a écrit le cheikh dans l’un de ses livres. Elle aimait ses enfants profondément, même si j’ai toujours ressenti qu’elle avait un faible pour moi… Elle ne mangeait que lorsque nous avions fini, ne se couchait qu’une fois que nous étions endormis et n’était heureuse que lorsque nous l’étions aussi. » Mais la Latifa parachutiste ne serait pas ainsi.

Assaut en pleine mer

Dans le palais de sa famille, les serviteurs philippins veillaient à satisfaire le moindre de leurs désirs, raconte Jauhiainen. Il y avait une piscine, une salle de yoga, des salons de coiffure et de manucure. Mais ce style de vie cinq étoiles, très peu pour Latifa ! Elle passait le plus clair de son temps dans les écuries familiales, à bouchonner les chevaux et s’occuper de son singe domestique. Elle est devenue végétarienne, cuisinait ses propres currys et affirmait préférer la compagnie des animaux à celle des hommes. Elle préparait surtout quelque chose de plus grave.

Racontant que sa sœur avait été droguée et assignée à résidence après son escapade, qu’elle-même avait été placée à l’isolement et battue après sa tentative de fuir à Oman et de défendre Shamsa, Latifa préparait son propre départ. Monter un plan d’évasion lui prit plusieurs années et impliqua des personnages inattendus, dont son amie professeure de capoeira, ou Hervé Jaubert, un ancien espion français accusé d’escroquerie par Dubaï (ce qu’il nie). Latifa avait lu Escape from Dubai (2009, auto-édité en France en 2013 sous le titre Évadé de Dubaï), dans lequel Jaubert ne cache rien du mépris que lui inspire l’émir et rappelle l’époque où Moham­med s’est fait suspendre de courses hippiques d’endu­rance pour avoir dopé ses chevaux. « Quand sa suspension s’achèvera, il est peu probable que le cheikh Moham­med reprenne la compétition s’il ne peut compter sur un public nombreux pour flatter son ego démesuré », y écrivait-il. L’ancien agent, en revanche, se montrait plus tendre envers les femmes du pays : « Elles en ont assez d’être mariées à leurs cousins, vendues contre des chameaux et traitées comme des objets. » Il décrivait sa propre fuite, « recouvert d’une abaya de la tête aux pieds – voile, queue-de-cheval, parfum et tout et tout ». Il avait choisi de se déguiser en femme parce qu’à Dubaï, « c’est le meilleur moyen de circuler sans qu’on me pose de question ou qu’on m’adresse la parole. C’est comme être invisible. »

Latifa a correspondu secrètement avec Jaubert pendant des années. Le 24 février 2018, selon Tiina Jauhiainen, un des chauffeurs de la princesse les a déposées au café où elles avaient l’habitude de déjeuner. Dans les toilettes, Latifa a enlevé son abaya, s’est maquillée et a enfilé des lunettes de soleil. Puis elle a jeté son portable dans une poubelle. Ensuite, les deux amies  ont roulé jusqu’à la frontière avec Oman, où Jaubert et un autre homme les attendaient avec des jets skis pour rejoindre un yacht qui mouillait au large, à vingt-quatre kilomètres de la côte. « La mer était très agitée. On était au milieu de l’océan. Le jour le plus fou de ma vie », raconte la Finlandaise. Direction les États-Unis. Latifa avait d’abord pensé mettre le cap sur le Royaume-Uni, mais en raison des relations de son père là-bas, elle s’est ravisée. Au bout de huit jours de mer et d’angoisse, à manger des barres de céréales après avoir trouvé la cuisine infes­tée de cafards, ils essayèrent d’appeler des journalistes occidentaux pour faire savoir qu’ils avaient besoin de protection. Ils croyaient que leur connexion satellite, du matériel américain, ne serait pas repérée. À quelque 50 kilomètres des côtes indiennes, en pleine nuit, pourtant, des coups de feu retentirent. Latifa et son amie s’enfermèrent sous le pont, mais une grenade lacrymogène les fit sortir toutes suffocantes. Là-haut, dans l’obscurité, on ne voyait que les petits points rouges de visée laser des armes pointées sur eux. À plat ventre sur le pont, Latifa ne cessait de répéter : « Je demande l’asile politique », mais les garde-côtes indiens ne l’écoutaient pas. Un navire de guerre émirati ne tarda pas à poindre à l’horizon et ses soldats montèrent à bord. « “Ces hommes sont ici pour nous sauver des Indiens”, lança un membre de l’équipage. En réalité, ils étaient là pour récupérer Latifa », explique Tiina Jauhiainen.

Dubaï avait informé le premier ministre indien, Narendra Modi, qu’une des filles de l’émir avait été enlevée. « L’Inde dépend beaucoup de l’argent que ses ressortissants qui travaillent à Dubaï envoient – il y a sept Indiens pour un Émirati là-bas, explique Jim Krane. Aussi l’Inde a-t-elle à cœur d’aider Dubaï, si besoin. » Une fois Latifa évacuée, la professeure et le reste de l’équipage durent assister au pillage en règle du navire par les Indiens, puis ils furent convoyés jusqu’à Dubaï, yeux bandés et menottés pour être emprisonnés. Le soir même, Tiina Jauhiainen fut interrogée : « Ils demandaient qui était derrière cette opération, et pourquoi. Ils refusaient de croire que j’avais juste aidé mon amie qui voulait être libre. » Les gardes parlaient de Latifa comme s’il s’agissait d’une enfant incapable de savoir ce qui est bon pour elle ou de comprendre le mot liberté – pour eux, elle était déjà aussi libre qu’une femme peut l’être à Dubaï.

Il est possible que les complices de Latifa auraient croupi en prison si celle-ci, avant son départ, n’avait pas enregistré une vidéo de quarante minutes dans laquelle elle exposait ses griefs à l’encontre de son pays et de son père. « Si vous regardez ce film, c’est que je suis morte ou alors en très mauvaise posture. » Elle ajoutait : « Ici, nous n’avons pas de libre arbitre. Quand on l’a, on croit que c’est naturel, mais quand on ne l’a pas, c’est très très particulier. » Quelques mois après la diffusion de cette vidéo devenue virale (plus de 4 millions de vues), la BBC a réalisé un documentaire. Les Nations unies ont demandé au cheikh de fournir une preuve de vie de sa fille. Grâce à la pression internationale, Tiina Jauhiainen et l’équipage ont été libérés. Mais les gardes lui ont tout de même glissé : « Ce qui est arrivé à la princesse Diana, ce n’était pas un accident. »

Beaucoup ne croient pas que Latifa a été arrêtée dans l’océan Indien ; à la différence de l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis n’ont pas l’habitude de poursuivre leurs ressortissants en fuite. « [Dans le Golfe], les gens pensent que plus on est riche, plus on a de liberté, mais c’est presque l’inverse – plus la famille est puissante, plus elle peut obliger ses membres à rentrer au pays », déclare Rothna Begum, spécialiste du droit des femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pour Human Rights Watch. D’autres doutent du témoignage de Latifa, ayant grand peine à croire que l’émir puisse faire preuve d’une telle cruauté envers sa propre fille. « Torturer leurs enfants, ce n’est pas vraiment l’usage des monarques arabes, confirme ma source spécialiste de la région. On a tous entendu parler des frasques de princes saoudiens ou émiratis dans les hôtels londoniens, des mauvais traitements infligés à leurs serviteurs philippins et d’histoires pas nettes à Los Angeles. Mais les familles étouffent ces affaires avec leur argent. » Mohammed semble d’ailleurs avoir été confronté à ce genre de déconvenues avec son fils aîné, un gros fêtard qui aurait, selon Wikileaks, tué un des assistants paternels. Déchu dans l’ordre de la succession au profit de son jeune frère, il est mort d’une crise cardiaque à 33 ans.

*Publié le SAMEDI, 13 JUIN 2020 - vanityfair.fr/

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*Haya Bint Al-Hussein à Amman, en Jordanie, le 10 avril 2004, jour de son mariage, en compagnie de son époux, Mohammed Al-Maktoum, et de son demi-frère, le roi Abdallah II de Jordanie.

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*Le couple à Dubaï lors d’un concours hippique en 2008.

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**Hayat Bint Al-Hussein et sa fille, Jalila, en 2012, lors du tournoi de golf Omega Dubaï Ladies Masters.

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*Le couple en 2016, à Ascot.

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