clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

Vivre ensemble

** une vie heureuse en communauté

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Drôle d’époque où l’on passe du doux cocooning à la communauté ! Pas le hippie dream façon Larzac, juste la vie ensemble, heureuse, solidaire avec espaces privés. Habitat groupé, éco-immeubles, appartements en colocation… Le phénomène s’étend et touche tous les âges. Voyage en bonnes compagnies.

Lorsqu’on imaginait, il y a trente ans, la maison idéale du futur, on se plaisait à y voir gambader de guillerets petits robots nous soulageant des tâches ingrates. En ce début de XXIe siècle, on passe hélas toujours l’aspirateur à la main, mais sans amertume… Car l’on rêve désormais bien plus volontiers de voisins sympas, de colocataires cool, d’amis à tous les étages, bref, d’humains de bonne compagnie… plutôt que de machines dévouées ! Tous les acteurs de l’habitat – promoteurs, architectes, agents immobiliers – le notent : le cocooning (ren)fermé sur lui-même a fait son temps, il y a une percée nette de l’idéal communautaire. Chacun cherche sa tribu et aimerait bien habiter avec.

On est loin des utopies hippies où l’on partageait tout, y compris son lit ; mais l’envie de vivre moins « cloisonné » est bien présente. À travers le phénomène de la colocation, en expansion. Depuis dix ans, elle est devenue un passage naturel pour le jeune salarié urbain. La nouveauté, c’est que désormais on veut être Friends bien après l’âge présumé… Frédéric de Bourguet, fondateur en 2001 du site colocation.fr (trente mille nouvelles annonces chaque mois), le constate : 25 % de ses « clients » ont désormais entre 35 ans et 49 ans, et les étudiants ne représentent plus que la moitié de la cible.

La sociologue Nina Testut, qui a étudié la question pour le service Développement et Recherche d’EDF, confirme que le potentiel de la colocation est énorme : « Elle devient une réponse aux situations de rupture sentimentale ou professionnelle que chacun rencontre au cours de sa vie. Et le regard social posé sur cette colocation a changé : on la voit moins comme un choix économique contraint, davantage comme un mode de vie, ludique et solidaire. Elle n’est pas loin de devenir un modèle pour les célibataires de tout âge ! »

Les familles monoparentales s’y mettent, les expériences transgénérationnelles étudiant-retraité ont le vent en poupe. Et même si votre mère ne vous a pas encore annoncé qu’elle s’installait avec trois copines sexagénaires, les sites d’annonces dédiés aux plus de 50 ans (partage-senior.netcocon3s.fr ou colocation-senior.fr) fleurissent. Bref, la coloc casse la baraque ! Certains vont plus loin. Ils décident de se faire construire sur mesure un immeuble où, entre voisins cooptés, on vivra chacun chez soi, mais avec des « espaces mutualisés ». En français, des parties communes où se retrouver, jardiner, faire la fête ou la lessive, héberger les copains de passage ou laisser s’égayer les enfants en bande… C’est le principe de l’habitat groupé – ou « cohousing », venu évidemment des pays nordiques – qui s’implante doucement chez nous. Ceux qui avaient tenté l’aventure dès les années 80 s’amusent que la nouvelle génération se passionne aujourd’hui pour leur expérience. D’autres se lancent tout juste, fédérés par de nouvelles préoccupations écologiques. Ainsi, à Strasbourg, Nanterre, Montreuil, Lyon, en Isère, en Bretagne, en Alsace, des dizaines de projets d’éco-immeubles sont en gestation, voire en livraison. Utopique ? Pas si sûr…

**La néocommunauté écolo de Strasbourg

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Qui sont-ils ? François, Sophie, Bruno et les autres n’ont rien de babas cool, ni de nostalgiques du kolkhoze. Cadres moyens ou retraités, dix familles portent depuis 2004 ce projet d’un immeuble en « autopromotion », c’est-à-dire conçu et réalisé selon leurs désirs, en direct avec l’architecte, sans promoteur. Bien sûr, le fait que l’un d’entre eux soit urbaniste a pu les aider un peu !

De quoi rêvaient-ils ? « D’espaces de vie en commun, d’une salle des fêtes, d’un atelier pour les travaux manuels, d’un jardin partagé, d’un studio d’amis », explique François Desrues, le fameux urbaniste. « Et nous voulions favoriser un mode de vie collectif écoresponsable, en travaillant notamment sur les matériaux, l’isolation thermique, le gaspillage d’eau et de chauffage. Nous ne sommes pas de doux utopistes. Nous avions en tête le quartier Vauban à Fribourg, un exemple d’écohabitat groupé allemand qui fonctionne très bien. »

Y sont-ils arrivés ? Même s’ils ont failli flancher en route – six ans, c’est long ! –, leur bel immeuble de cinq étages à la structure tout en pin d’Autriche, situé sur une friche du quartier Neudorf à Strasbourg, sera livré en septembre prochain. Ils auront tous les espaces partagés espérés (plus une buanderie collective) et seront un bâtiment « basse consommation » (même si certains ne veulent pas renoncer au micro-ondes dans la salle des fêtes !). Le tout pour un prix au mètre carré (3 000 euros) normal pour Strasbourg, mais avec des charges minimes… L’ambiance des « goûters de chantier » qui ont eu lieu régulièrement dans les gravats laisse préjuger que la vie entre voisins-copains sera plus que « durable » à l’Éco Logis (petit nom du lieu) !

**Les néocolocs intergénérationnelles

Qui sont-elles ? Marie-Agnès, 84 ans, et Anne-France, 18 ans. Depuis huit mois, l’institutrice à la retraite héberge dans son 80 m2 versaillais l’étudiante grenobloise venue à Paris pour son BTS. Elles forment l’un des trois cents binômes créés depuis 2006 par Isabelle Étienne, la présidente de l’association Ensemble2Générations : « Je réunis des seniors esseulés dans un appartement trop grand et des étudiants en proie à la crise du logement. » Cette initiative a tapé dans l’œil du Haut-Commissariat à la jeunesse, qui envisage de la généraliser.

De quoi rêvaient-elles ? Anne-France : « D’une transition entre le cocon familial et l’indépendance totale. » Marie-Agnès : « D’une présence qui m’apporte de la fraîcheur et la possibilité de vieillir chez moi. » Elles ont signé un contrat : une chambre à prix minime (200 euros par mois), en échange de services (laver la vaisselle, descendre les poubelles, converser trois fois par semaine). Mais on ne se lance pas dans cette aventure sans appréhension : « J’avais peur de bousculer ses habitudes », reconnaît Anne-France. « Et moi, d’être envahie », poursuit Marie-Agnès. « Si les motivations sont égoïstes, ça coince, explique Isabelle Étienne. La colocation réussit lorsque les deux ont un désir de partage. »

Y sont-elles arrivées ? Très vite, le duo s’est calé. Aux repas en commun – Anne-France rentrait trop tard –, elles ont préféré les tea times. Et les a priori sont tombés. « Même en plein examen, elle a respecté ses engagements, raconte la doyenne. Les bols et les casseroles n’étaient pas rangés au bon endroit, mais quelle importance ! On s’est attachées l’une à l’autre. » « Au petit déjeuner, j’avais une sélection d’articles qu’elle découpait pour moi, souligne l’étudiante. J’ai découvert une personne qui n’a rien d’une Tatie Danielle aigrie, aux antipodes de l’image que la société donne de la vieillesse. J’ai été fascinée par sa spontanéité et sa joie de vivre. »

**La maison du bonheur autogérée de Meudon

Qui sont-ils ? Profs, banquiers, psys, ébéniste…, ils étaient dix-huit adultes et vingt-quatre enfants (pas tous amis au départ, mais pétris – pour les parents – des mêmes valeurs) à chercher, dès la fin des années 70, un terrain où bâtir leur « aquarium ». La Maison du Val, un immeuble de brique, de bois et de verre vit le jour au bout de trois ans d’efforts, à Meudon.

De quoi rêvaient-ils ? D’élever leurs enfants dans une joyeuse communauté informelle où les appartements communiquent les uns avec les autres et où personne n’attend seul le retour des parents. De vivre en bande aussi, en se retrouvant dans la salle de musique, celle de yoga, celle des fêtes (qui peut asseoir cent personnes), dans l’atelier de peinture, dans celui de céramique ou autour des grandes tables du jardin… Les premières années, ils ont même tenu une crèche parentale. En 2010, les babies ayant grandi, ils sont plutôt passés à la coopérative de vin, mais l’esprit reste intact !

Y sont-ils arrivés ? Sans conteste, oui! Au bout de trente ans, six des dix foyers de départ sont toujours là, et de nouveaux occupants plus jeunes sont arrivés avec leurs enfants, cooptés par les fondateurs – un principe du règlement intérieur. « On est comme des frères et sœurs qui se seraient choisis », dit joliment une habitante. Comme hier, rien n’est jamais fermé à clé dans l’immeuble, un dîner mensuel réunit tout le monde pour des agapes animées, et certains enfants devenus adultes reviennent à l’occasion squatter les deux studios d’amis. Au fil du temps, les habitants du Val ont juste pris une femme de ménage pour les 230 m2 de locaux communs, l’autogestion ménagère de ces derniers ayant assez vite montré ses limites…

Rens. sur ecohabitatgroupe.fr, onglet « Maison du Val ».

LE BOOM DE LA COLOC
MONOPARENTALE

« Maman solo d’un garçon de 2 ans et demi, je me dis qu’il serait chouette de partager notre quotidien avec une autre maman solo et son p’tit bout. Pour redonner un peu de vie au foyer, partager les repas, les frais, les éclats de rire, quelques activités, se rendre service, tout en gardant une intimité. »
« Je suis un père célibataire de 45 ans avec deux enfants (11 ans et 6 ans) en garde alternée depuis trois ans. Je cherche une personne dans le même cas pour partager un grand appartement. Je pense que la colocation pourrait apporter plus de joie de vivre, un peu d’entraide et nous ouvrir aux autres. »

Depuis un an ou deux, les annonces comme celles-ci se multiplient sur les sites dédiés aux parents solos (comme colocation-monoparentale.com, créé en 2008). Si certaines demandes témoignent d’abord de la précarité financière de mères seules ou de la paupérisation de certains après un divorce, on y lit surtout l’envie de recomposer une famille informelle. « On est dans l’idée de mutualisation, si présente aujourd’hui comme rempart contre la solitude, insiste la sociologue Nina Testut. » Après, pas d’angélisme : ce sont toujours les enfants et leur alchimie qui font la réussite de ces petites coopératives familiales ! Le premier projet d’immeuble social avec appartements conçus pour la cohabitation de familles « monop » (emplacement pour deux frigos, double évier dans la cuisine, deux salles de bains…) est en cours à Lyon (Habitat et Humanisme).

 *Figaro-Madame. le 22.06.2010

une vie heureuse en communautéVivre ensemble

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*Vivre ensemble

Les associations sont un maillon essentiel de notre vivre ensemble. Elles rassemblent des citoyens animés d’une même passion et qui ont envie de la partager collectivement. Sportives, culturelles, environnementales, caritatives, solidaires… elles sont plus de 1500 dans une ville comme Avignon.

Elles rassemblent des milliers de bénévoles qui donnent de leur temps sans compter. Comme chaque année, à Avignon, comme dans de nombreuses autres villes en France, le forum des associations s’est tenu la semaine dernière. Ce forum permet à toutes les associations qui le souhaitent de pouvoir se faire connaître, de présenter leur projet et leurs activités, de recruter des nouveaux adhérents ou encore de susciter des vocations.

Mais tout n’est pas rose pour les associations. Elles nous le disent souvent, elles manquent de moyens mais surtout de soutiens. Elles regrettent aussi l’absence de dialogue et de construction collective avec la municipalité actuelle. Je suis convaincue qu’il est possible d’agir différemment en élaborant un partenariat de confiance et de respect entre les élus et les associations.

Je souhaite notamment que la municipalité devienne un facilitateur pour toutes les associations de notre ville. Cela veut tout simplement dire tout mettre en oeuvre pour faciliter leurs démarches, pour les accompagner, pour être un partenaire de leur développement.

Pour cela, je m’engage à :

 *Mettre en place un guichet unique pour les associations afin de leur permettre de n’avoir plus qu’un seul interlocuteur à la mairie et ne plus être renvoyées de services en services.

*Développer les services en ligne pour réserver des salles, déposer une demande de matériel, faire une demande de subvention.

*Créer une instance de concertation et de dialogue permanent avec les associations au sein d’un conseil de la vie associative.

*Multiplier les contrats d’objectifs et de moyens afin de sécuriser les associations dans leur financement notamment.

*Mieux les accompagner dans leur développement, notamment à travers des dispositifs de formation.

*Renforcer les ressources qui leur sont offertes (communication, matériel, moyens de transports) et de réfléchir à une meilleure mutualisation des moyens entre elles.

*Adopter une charte de partenariat entre la ville et les associations énonçant les valeurs communes et les bases de ce partenariat.

 **Les associations sont une formidable chance pour notre ville.

Par les valeurs qu’elles portent et par les actions qu’elles conduisent, elles sont une école de la citoyenneté et de la solidarité. Elles sont également un maillon essentiel du mieux vivre ensemble. Il est donc essentiel, à mes yeux, de mieux les accompagner, de mieux les entendre pour faire d’Avignon une ville où il fait bon être ensemble. C’est aussi cela, faire d’Avignon la ville de tous les possibles.

*source: cecilehelle.info/ Avignon 2014

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