clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

le lait maternel

*le lait maternel, meilleur pour la santé des nourrissons

C’est clair : le lait maternel est meilleur pour la santé des nourrissons que les préparations commerciales. Sauf que pour faire passer le message, certains groupes en exagèrent les bienfaits. Même Québec a parfois tendance à exagérer, estime le Dr Michael Kramer, une sommité en la matière. Bien sûr, le gouvernement pousse la note avec les meilleures intentions du monde. Quitte à culpabiliser les mères qui découvrent avec stupeur que donner le sein n’est pas toujours une sinécure…**

Dans un dossier spécial sur la matière grise, le mois dernier, L’actualités’est demandé comment favoriser le développement de l’intelligence. «Le moyen le plus sûr : l’allaitement maternel. Des recherches ont montré que les bébés nourris au lait maternel jusqu’à l’âge de 6 mois gagnaient, en moyenne, 6,5 points de Q.I. «, concluait le magazine québécois.

Le moyen le plus sûr, vraiment? D’autres recherches n’ont pourtant rien montré du tout. Dans une vaste revue de la littérature scientifique publiée en 2007, le département américain de la Santé a d’ailleurs estimé qu’il n’y avait «pas de lien entre l’allaitement des bébés à terme et la performance cognitive».

Difficile de blâmer le magazine – et encore moins les nouveaux parents – pour avoir cru que le lait maternel constitue une sorte de vaccin miracle, non seulement capable de protéger les bébés d’une foule de maladies, mais aussi de les rendre plus intelligents. Une flopée de reportages, de guides et de dépliants distribués à la maternité se chargent de nous le rappeler à tout moment.

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C’est clair: le lait maternel est meilleur pour la santé des nourrissons que les préparations commerciales. Tellement clair, en fait, que le gouvernement du Québec a fait de l’allaitement une priorité de santé publique. Sauf que pour faire passer le message, certains groupes exagèrent les bienfaits du lait maternel. Même Québec a tendance à exagérer, estime le Dr Michael Kramer, un chercheur très respecté de l’Université McGill et une sommité mondiale en matière d’allaitement. «C’est presque aussi tendancieux du côté des organismes pro-allaitement que du côté des fabricants de lait maternisé. De part et d’autre, les gens exagèrent et ignorent les preuves scientifiques qui contredisent leurs opinions», constate le Dr Kramer, qui mène d’importante recherches depuis plus de huit ans auprès de 15 000 enfants en Biélorussie.«Par exemple, les études publiées dans les années 1970 et 1980 concluaient presque de façon unanime à l’effet protecteur de l’allaitement contre l’asthme et les allergies. Mais il y a eu beaucoup d’études, au cours des dernières années, qui n’ont absolument rien trouvé. Des recherches ont même conclu que les enfants allaités avaient plus de risques de contracter ces maladies! Mais des organismes pro-allaitement les ignorent parce qu’ils n’en aiment pas les résultats.» Même le guide Mieux vivre avec notre enfant, publié par l’Institut national de santé publique et distribué à tous les nouveaux parents du Québec, «exagère un peu», estime le Dr Kramer. Les auteurs le font «avec les meilleures des intentions. Pour la santé du bébé, il y a des avantages certains à l’allaitement. Cela ne veut pas dire que tout ce qui est écrit soit vrai».

Des effets difficiles à démontrer

Responsable du chapitre sur l’allaitement du guide, le pédiatre Jean-Claude Mercier l’admet: «Si on veut être pointilleux sur toutes les études, il est vrai qu’on en met plus que moins. Ce ne sont pas des études qui démontrent noir sur blanc. Ce sont des études qui suggèrent.»

Le problème, explique le Dr Mercier, c’est que les effets protecteurs de l’allaitement sont très difficiles à démontrer, surtout dans le cas de maladies qui se développent des années plus tard, comme l’obésité ou le diabète. «On a des études de cohortes, mais il y a beaucoup d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte. En général, les femmes qui allaitent sont plus éduquées et plus riches. Déjà, les indicateurs de santé sont meilleurs en partant.»

Ainsi, il n’est pas prouvé hors de tout doute que les enfants allaités soient «mieux protégés contre plusieurs maladies chroniques», comme l’affirme le guide gouvernemental. Pas prouvé, non plus, que les «bienfaits de l’allaitement seront présents aussi longtemps que vous allaiterez». En tout cas, pas au Canada, souligne le Dr Kramer. «Je ne connais aucune étude qui ait démontré un avantage pour la santé de l’enfant au-delà de 12 mois dans les pays développés.»

Cela dit, il est bien établi que l’allaitement protège les nourrissons de certaines maladies, comme les infections gastro-intestinales, l’eczéma et les infections respiratoires. Et si les scientifiques s’entendent moins sur les effets bénéfiques du lait maternel sur l’intelligence, le Dr Kramer, lui, en est convaincu. «Nos études en Biélorussie ont montré que les enfants allaités avaient un Q.I. plus élevé. Malgré tout, certains scientifiques ne sont pas d’accord avec ces résultats.»

Au-delà de ces débats scientifiques, une chose est évidente, dit le Dr Mercier: «On ne peut plus prétendre, en 2009, que les préparations commerciales sont équivalentes au lait maternel.» Le Dr Kramer est d’accord, mais aimerait qu’on évite de culpabiliser les femmes qui ne réussissent pas à allaiter. «Pour l’intelligence, on peut faire autant pour les enfants, sinon plus, en les encourageant à lire plutôt qu’en les laissant devant la télévision pendant des heures. On peut encourager l’activité physique et adopter un régime alimentaire plus sain. Il y a beaucoup de façons d’être une bonne mère sans allaiter.»(La Presse)

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**29 mars : Journée mondiale de l’allaitement

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Autrefois, il était naturel et inné. Aujourd’hui, l’allaitement maternel fait débat dans nos sociétés. Faut-il rechercher la cause de cette évolution dans les campagnes de promotion des laits maternisés des grands industriels ? ou encore dans les combats de certaines féministes en mal de reconnaissance ? La Journée Internationale de l’Allaitement permet de médiatiser le sujet et, surtout, de rappeler aux femmes (et aux hommes également) les bienfaits de l’allaitement en terme de santé pour le nourrisson.

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 deuxième Journée de pédiatrie-Algérie

***L’importance du lait maternel en débat

La deuxième Journée de pédiatrie est un événement régional qui a vu la participation de plus de 300 médecins entre professeurs, spécialistes et généralistes venus de plusieurs wilayas du pays, notamment de Boumerdès, Bouira, Alger-Centre…

Organisé sous l’égide du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et de la direction de santé et de la population de la wilaya de Tizi Ouzou, l’Établissement public hospitalier d’Azazga (EPH) a abrité samedi passé à l’hôtel Tamgout, situé à 2 km du chef-lieu communal de Yakouren, la 2e Journée sur la pédiatrie.
Un événement régional qui a vu la participation de plus de 300 médecins entre professeurs, spécialistes et généralistes venus de plusieurs wilayas du pays, notamment de  Boumerdès, Bouira, Alger-Centre….
Le coup du starter de cet événement a été donné vers 9h30 par le directeur de la santé publique (DSP) de la wilaya de Tizi Ouzou et M. Chalah, chef de service de pédiatrie à l’hôpital d’Azazga, lesquelles dans de brèves allocutions ont souhaité la bienvenue aux participants tout en mettant en exergue l’importance de ce genre de rencontre à cours, moyen et long terme.
Les travaux de cette journée ont été scindés en deux parties, la matinée a été consacrée aux conférenciers. À tour de rôle des professeurs en exercice spécialisés dans le domaine de la médecine des enfants se sont succédé sur la scène de la grande salle de conférence de l’hôtel Tamgout. L’intervention du professeur Benssenouci s’est focalisée sur “l’importance de l’allaitement maternel” et ses bienfaits sur la bonne croissance des nouveau-nés.  Quant au docteur Larbi Dahou, il a parlé des convulsions chez les nouveau-nés. Le docteur Chalah a exposé la maladie connue sous le nom du syndrome hémorragique chez les nourrissons puis le docteur Arahab enchaînera avec une autre communication ayant pour thème
“Le syndrome hémorragique du nouveau-né”. La deuxième séance de la matinée été marquée par l’intervention du professeur Benssenouci sur la diarrhée aiguë chez les bébés, symptômes, diagnostic et traitement. Le professeur Benssadi a détaillé, quant à lui, les méthodes pour initier un traitement de fond de l’asthme chez le nourrission et le jeune enfant.
Par ailleurs, le docteur Zghiche abordera la prévention de l’arthropathie hémophilique et, enfin, le docteur Hamzaoui a fait un exposé sur  l’anémie ferriprive. Contactée, lors d’une courte pause, la directrice de l’EPH d’Azazga a fait savoir que “cette journée entre dans le cadre de la formation médicale continue qui va permettre aux médecins de mettre à jour leurs données et informations en la matière et aussi, d’échanger leurs connaissances dans le domaine de la pédiatrie en évolution progressive”.
Dans l’après-midi, d’autres conférences étaient prévues avec l’intervention de plusieurs médecins, notamment le docteur Khedim, sur le sujet lié à la conduite à tenir devant la convulsion fébrile, le docteur Alem, sur le phimosis de l’enfant.
À signaler que parallèlement à cette journée, des expositions ont été organisées à l’intérieur même de l’hôtel Tamgout par plusieurs laboratoires privés à l’image de Blédilait, Ibazizane, Sandoz, le laboratoire d’analyses médicales MMSH, qui, en plus de leur soutien financier apporté à l’organisation de cette journée, ont exposé différents produits particulièrement du matériel médical, des produits alimentaires pour nouveau-nés et de différentes prestations médicales. La rencontre a été  clôturée à 14h30.
Les participants se sont donné rendez-vous pour l’année prochaine, au même endroit, pour une autre journée d’étude médicale. (Liberté-07.06.2011.)

**Campagne de sensibilisation sur l’allaitement maternel

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Les mères algériennes recourent de moins en moins à l’allaitement au sein. Cette pratique ancestrale a en effet connu un net déclin ces dernières années. Afin d’amener un maximum de femmes à allaiter leurs bébés au sein, et à l’initiative du groupe Danone (Bledina), une journée scientifique de sensibilisation sur les bienfaits du lait maternel a été organisée, dernièrement au niveau de l’hôtel Titanic de la cité Larbi Ben M’hidi. Considérées comme les principales actrices de la promotion de l’allaitement maternel, les sages-femmes ont constitué, à juste titre, la principale cible des initiateurs de cette rencontre, dont le principal objectif est de «sensibiliser les puéricultrices et les vaccinatrices, du fait qu’elles sont en contact direct avec les mamans, pour promouvoir l’allaitement maternel qui est un droit à protéger et à encourager», expliquera le docteur Chafika Rahmani, déléguée médicale auprès de Blédina.

Les initiateurs de cette journée assurent surtout que le lait maternel est un aliment complet irremplaçable qui a de nombreux avantages sur la santé de l’enfant et de la maman. En plus de la nécessité de promouvoir cette pratique, qui est en déclin, les intervenants ont tenté de se pencher sur les causes de cette tendance à la baisse et les fausses idées reçues. Le docteur Hanane Kadi, enseignante-chercheur à l’institut de la nutrition, de l’alimentation et des technologies agroalimentaires (INATAA), a révélé que «les mères algériennes commencent convenablement l’allaitement maternel mais finissent par introduire précocement d’autres aliments ou arrêtent même l’allaitement au sein quelques semaines après l’accouchement», ajoutant: «La dernière enquête de l’Institut national de la santé publique (INSP) a montré que la durée de l’allaitement maternel est inférieure à un mois, dans la moitié des cas, tandis que la fréquence de cet allaitement est estimée à 25% à 4 mois et à 12% pour 6 mois». Plusieurs autres points ont également été abordés lors de cette journée, notamment l’importance de l’information et de la formation du personnel pour aider les mères à pratiquer l’allaitement au sein. «La nouvelle accouchée se trouve livrée à elle-même et n’est pas encadrée et soutenue. Le corps médical ne joue plus réellement son rôle et ne participe pas à la promotion de cette pratique, c’est pourquoi il est aujourd’hui nécessaire que ce dernier soit mobilisé», affirmera le docteur Kadi.

A l’issue de cette journée la formatrice ministérielle des sages-femmes, Leïla Azzaza, a proposé «la création de la première association pour l’allaitement maternel laquelle aura pour mission de faire participer les différents acteurs, à commencer par les futures mamans, les puéricultrices, les sages-femmes, les nutritionnistes et les parents, bien sûr, dans le but de tirer profit des expérience des uns et des autres, afin d’évoluer et mettre fin par la même occasion aux préjugés et aux fausses idées sur l’allaitement».
Les laboratoires Blédina viennent, par ailleurs, d’éditer un guide intitulé L’allaitement maternel, une aventure fantastique. «Ce document s’adresse aux mamans et offre plusieurs conseils pratiques sur l’allaitement», conclura le docteur Ben Azzouz, délégué du groupe. (El Watan-19.06.2012.)

*Le taux d’allaitement maternel ne représente que 7 % en Algérie

Le taux d’allaitement maternel exclusif jusqu’a  l’age de six mois « ne représente que 7 % dans la société algérienne », a indiqué  la chargée du programme alimentaire national au ministère de la santé, de la  population et de la réforme hospitalière, Dr Zakia Fodhil Chérif. 

Dans une déclaration à l’APS à l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement  maternel instituée par l’OMS et l’Unicef (1er au 7 août), DR Fodhil Chérif  a précisé que l’allaitement maternel « qui est un vaccin naturel pour l’enfant  mal exploité en Algérie » ne représentait que 7 % en Algérie, alors que dans  les pays voisins ce taux variait entre 30 et 47 %.

La spécialiste a déploré le recul de lÆallaitement maternel en Algérie  bien que 95% des naissances surviennent en milieu hospitalier, rappelant que  dans les pays scandinaves, le taux d’introduction de l’allaitement maternel  a atteint 90 à 95% grâce aux campagnes de sensibilisation à ses bienfaits.

Pour sa part, le professeur Djamil Lebane, chef du service de néonatologie  du CHU Mustapha-Pacha a souligné, pour sa part, l’importance d’impliquer les  services maternité des hôpitaux dans la promotion de l’allaitement maternel  dans la société. Le Pr Lebane a mis en exergue « l’importance de l’allaitement naturel aussi bien pour la mère que l’enfant  » appelant les services de protection  maternelle et infantile et les structures sanitaires à déployer davantage d’efforts  pour « la réhabilitation de l’allaitement maternel ».

  Il a rappelé dans ce contexte les dix conditions de réussite  de l’allaitement maternel dans les services maternité des hôpitaux contenues  dans les recommandations de l’OMS et de l’UNICEF de 1989 notamment  l’élaboration d’une stratégie pour l’allaitement naturel par les autorités publiques  qui soit à la disposition du corps médical et paramédical. Il a également déploré l’absence d’espaces d’allaitement dans les  hôpitaux pour les mères d’enfants prématurés, appelant à la nécessité d’introduire  l’allaitement naturel dans les programmes pédagogiques.

L’allaitement naturel compte parmi les 25 objectifs de la déclaration  universelle pour la vie, la protection et le développement de l’enfant mettant  l’accent sur le rôle du corps médical et paramédical dans la prise en charge  de la mère et de l’enfant et dans la sensibilisation à l’importance de l’allaitement  naturel. L’allaitement maternel est important pour la croissance et la santé du  nourrisson en ce sens qu’il fournit toutes les calories et les nutriments nécessaires  et lui assure une meilleure protection contre les maladies.( APS-04.08.2012.)

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*une série de mesures pour encourager l’allaitement en France

Les Françaises allaitent moins que les Scandinaves, les Allemandes ou les Italiennes.
Les Françaises allaitent moins que les Scandinaves, les Allemandes ou les Italiennes.

Un rapport remis à Roselyne Bachelot propose une série de mesures pour encourager l’allaitement, notamment un allongement d’un mois du congé de maternité. La France a beau caracoler en tête des pays européens pour le nombre de naissances par femme, côté allaitement, elle tendrait plutôt à faire profil bas. Même si le taux d’enfants nourris au sein à la naissance progresse ces dernières années de 62,6% en 2003, il est passé à 66,3% en 2007 il reste encore loin de celui des pays scandinaves, de l’Allemagne ou de l’Italie où l’on frôle les 90%. Or, les bienfaits de l’alimentation au lait maternel pour la santé de l’enfant sont reconnus par l’OMS et l’Académie de médecine. Le ministère de la Santé a donc commandé un «plan d’action» au professeur en pédiatrie Dominique Turck, pour se doter d’une réelle politique d’allaitement maternel.

Prolonger le congé de maternité

Parmi les plaintes récurrentes des mères et des associations figure la longueur insuffisante du congé de maternité après la naissance. «Dix semaines, c’est court. Beaucoup se disent : «A quoi bon tenter alors qu’il faudra repasser au biberon dans deux mois ?»», témoigne Dominique Opitz, présidente de La leche league, une association française composée de mères bénévoles qui animent des ateliers sur l’allaitement. Pour répondre à cette préoccupation, le rapport remis début juillet propose d’allonger de quatre semaines le congé après la naissance, une suggestion qui va dans le sens des recommandations de l’Académie de médecine, qui prônait «au moins quatre mois» d’interruption de travail dans un avis rendu en 2009.

Des conseils contradictoires

L’autre point noir souvent mis en avant est le manque d’information. «A l’heure actuelle, le sujet n’est abordé que pendant la préparation à l’accouchement, où une heure est dédiée à l’alimentation générale du bébé. Sinon, il faut prendre l’initiative de se renseigner auprès d’associations, ou avoir la chance de tomber sur du personnel médical qui a le temps d’en discuter», déplore Dominique Opitz. L’information n’est pas seulement difficile à trouver, elle est en outre contradictoire, poursuit la présidente de la Leche league. «Bien souvent, la diversité des discours entendus provoque un profond désarroi chez les jeunes accouchées».  «En France, la majorité des femmes qui cessent de nourrir leur enfant au sein dans les trois premiers mois le font parce qu’elles sont découragées par les difficultés crevasses, engorgements et ne savent pas à qui en parler», confirme Vera Walburg, psychologue et auteur de Une comparaison de mères françaises et allemandes : face à l’allaitement, le travail et le féminisme*. En Allemagne, où le taux d’allaitement à la naissance atteint les 90%, les femmes sont bien mieux informées et suivies. Elles bénéficient notamment des visites quotidiennes d’une sage-femme durant les trois semaines qui suivent la naissance, pendant lesquelles la question de l’allaitement peut-être abordée en profondeur». Le pays a en outre créé dans les années 1990 une Commission nationale sur l’allaitement maternel qui informe de façon homogène tous les acteurs amenés à côtoyer les mères.

Pour répondre à ces préoccupations, le plan d’action du Pr Turck préconise pour sa part de généraliser l’entretien individuel d’information au 4e mois de grossesse, au cours duquel médecin ou sage-femme délivrera des informations «exactes, s’appuyant sur les recommandations nationales». Pendant la deuxième semaine suivant la naissance, les jeunes mères devraient aussi se voir proposer une consultation sur l’allaitement remboursée à 100%,avec un professionnel de santé formé. Le rapport propose également de créer un poste de coordinateur national de l’allaitement, à la tête d’un comité national, pour superviser les actions de promotion, et de nommer un «référent allaitement» dans chaque maternité.

Les crèches épinglées

Mais les mères ne sont pas seules concernées par le manque d’information. Le rapport Turck épingle également les crèches, haltes-garderies ou assistantes maternelles qui refusent de nourrir l’enfant au lait maternel fourni en biberon par la mère c’est possible en respectant certaines règles de conservation – ou d’accueillir celle-ci pour la tétée. Ces structures d’accueil devraient pourtant systématiquement «informer les parents de la possibilité» de poursuivre l’allaitement lors de l’inscription, plaide le rapport.  Plus surprenant, les personnels de santé sont également dans le viseur. «On contraint trop souvent les jeunes mères à abandonner l’allaitement parce qu’elles doivent suivre un traitement, alors qu’en réalité, très peu de médicaments sont contre-indiqués», affirme Dominique Opitz. Sans aller jusque là, le travail du Pr Turck insiste sur la nécessité «d’améliorer la formation initiale et continue des professionnels de santé» sur le sujet.  Contacté par lefigaro.fr, le ministère de la Santé a indiqué qu’il était encore trop tôt pour savoir si ces recommandations seront suivies, et dans quelle mesure. Elles risquent en tout cas d’irriter les femmes qui estiment que la société fait culpabiliser celles qui ne souhaitent pas nourrir leur enfant au sein. Un courant représenté entre autres par Elisabeth Badinter qui, lors de la sortie de son livre Le Conflit, la femme et la mère en février, se disait «inquiète» de la «pression morale (…) pesant sur les femmes depuis 30 ans pour être mères à temps complet». «On interdit de penser la diversité formidable des désirs féminins. Je pense qu’il est plus que temps de rappeler aux futures mères qu’elles doivent suivre leurs envies. Si on vous force à allaiter et que vous n’avez pas envie de le faire, ce sera raté et douloureux».(Le Figaro-28.07.2010.)

Une comparaison de mères françaises et allemandes: Face à l’allaitement, le travail et le féminisme, Editions Universitaires Européennes.

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**Allaiter, c’est féministe ou pas ?

C’était mardi dernier. L’Académie de médecine préconisait dans un rapportl’allaitement maternel et des congés postnatals plus longs. Je me suis demandé ce qu’en pensaient les féministes. Furax contre une nouvelle pression sur les femmes ? Pas vraiment. Elles sont plutôt divisées sur la question.

Premier réflexe : appeler Héloïse, ma copine féministe, militante depuis peu aux Tumultueuses. Au bout du fil, elle s’offusque contre la tentation de prendre les femmes pour des « vaches à lait ». Elle n’est pas du tout contre l’allaitement, mais dénonce « un discours ambiant pro-allaitement » :

« Ce qui m’agace le plus, c’est que la société n’entende pas que c’est long, que c’est notre corps et qu’on a le droit d’en disposer. Dans les faits, ça prend cinq heures par jour et ça fait mal. Donc, il faut vraiment que ce soit un choix. »

En 2006 déjà, Libération avait publié un article (« Ce sacro-sein allaitement ») qui m’avait surprise. Eduquée au : « l’allaitement, c’est merveilleux et c’est bon pour la santé de l’enfant », j’avais été étonnée de découvrir des femmes qui se plaignaient du regard de la société.

« Etre un animal »

OK. Donc, les féministes dénoncent toutes les pressions exercées sur les femmes pour allaiter ? Ce n’est pas le cas de Marie-Sophie, une consœur journaliste et féministe :

« Il me semble que si tu veux allaiter, c’est un combat. Il faut te justifier, assumer d’être un “animal”, avoir la force d’aller au taf avec son tire-lait, ou de rester plusieurs mois à la maison et se faire mal voir par son entreprise… »

Emma, l’une des trois auteures du blog Mauvaise Mères, a choisi d’allaiter. Elle n’a pas trouvé ça facile du tout et s’est effectivement sentie jugée au travail :

« C’est clair que ça fait sourire les collègues quand on part à 18 heures pour l’heure de la tétée. »

Au Planning familial, Anne, une conseillère féministe partage pleinement son avis. Pour elle, la pression vient de partout :

« L’image de la mauvaise femme qui allaite est quand même bien présente. Combien de fois, on entend “Comment ça vous allaitez dans un espace public ? Vous n’avez pas honte ? ” »

De quoi agacer encore plus Marie-Sophie :

« Ça choque beaucoup les gens qu’on montre un sein dans la rue. En revanche, les femmes à poil sur les affiches publicitaires, ça ne choque pas. »

Et Anne d’expliquer qu’elle a même ressenti un jugement de la part des ses amies féministes :

« Etre féministe et avoir un enfant, ce n’est pas évident. Mes amies me disaient “Tu es féministe et tu allaites ? Mais qu’est-ce que tu fous ? ” »

L’allaitement victime de Vichy

Claude Didierjean Jouveau est animatrice en France de la Leche League, association d’information et de soutien aux femmes qui aillaitent. En 2003, elle avait publié un article pour la revue Spirale, sur les relations des féministes à l’allaitement.

« Les rapports entre féminisme et allaitement n »ont jamais été simples, et ont beaucoup varié selon les époques et les pays », y explique-t-elle, avant d’évoquer les militantes du début du siècle dernier, favorables à l’allaitement, puis celles de l’après-Vichy, qui s’y sont au contraire opposées :

« Le gouvernement de Vichy exaltait tellement l »idée de la mère et de la femme au foyer (« Travail, famille, patrie »), accompagnée d »une telle régression des droits des femmes, qu »on peut comprendre qu »on ait ainsi « jeté le bébé avec l »eau du bain »… »

Aujourd’hui, Claude Didierjean-Jouveau estime qu’au niveau sociétal, « c’est vrai que l’idée que c’est mieux d’allaiter a un peu pris le dessus ». Concrètement, à la Leche League, on estime que 64% des bébés français sont allaités.

Quel que soit leur choix, les femmes ressentent toujours des pressions, dans un sens comme dans l’autre. Conclusion d’Anne, du Planning familial :

« Dans tous les cas on est toujours une mauvaise femme, une mauvaise mère et une mauvaise féministe. »(Rue89)

Photo : Lors d’une manifestation pour promouvoir l’allaitement au Brésil (Paulo Santos/Reuters).

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*Ce sacro-sein allaitement

Quand elle est arrivée à la maternité, pour sa première réunion d’information, une sage-femme lui a dit : «Ici, on allaite.» Au moins, c’était clair. «Ils sont dans un trip nature, ils favorisent les projets sans péridurales. Et l’allaitement, ils pensent que c’est ce qu’il y a de mieux pour les bébés.»Sonia, 30 ans, Parisienne, n’a pas avoué qu’elle ne souhaitait pas du tout allaiter. «Tout le monde hochait la tête et disait : « C’est vachement bien. » Je n’ai pas osé demander s’ils avaient quand même des biberons.» Sonia va accoucher à la fin du mois, et elle «flippe» : et si on ne lui donnait pas le médicament qui empêche la montée de lait ? «L’allaitement, peut-on lire sur un prospectus de la Leche League, ardent prosélyte, c’est la santé, c’est économique, c’est écologique, c’est la liberté, c’est naturel.» Dans un ordre ou dans un autre, ces arguments sont toujours servis dans un même but : encourager les femmes à allaiter. Quitte à donner mauvaise conscience à celles qui n’en ont aucune envie.

Point de salut

On ne compte plus les articles qui vantent «les bienfaits de l’allaitement maternel», «pas assez pratiqué en France» (60 % des femmes allaitent au sortir de la maternité). Ni les bouquins de pédiatrie qui affirment que «breast is best», comme le disent les Britanniques. L’OMS le préconise. La CPAM du Morbihan a même décidé en 2003 de donner une «prime à l’allaitement»de 50 euros pour un allaitement minimum d’une semaine. Parfois, la question est posée avec un sourire entendu, en désignant le nouveau-né : «Tu le nourris ?» Comprendre : «Tu allaites ?» Et si la réponse est non, on est bonne, au mieux, pour un silence désapprobateur. Ou pour une bonne leçon de morale : «Mais tu sais que c’est mieux pour l’enfant…» Et voilà la longue liste des bénéfices de l’allaitement : le bébé sera «moins malade» (plus d’anticorps), aura «moins d’allergies», voire sera plus intelligent. Que les générations de bébés nourris au lait artificiel se rassurent, cette dernière hypothèse a été très sérieusement démentie (1).

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Camille est enceinte de huit mois. La question de l’allaitement, on la lui pose«tout le temps». Son beau-frère : «Tu fais comme tu veux, mais… c’est plus naturel, ça donne plein d’anticorps.» Sa belle-mère : «Vous faites comme vous voulez, mais… essayez au moins quinze jours.» «Je n’ai pas pris de décision, ajoute-t-elle, mais là, c’est une dictature.» «Un diktat», dit à son tour Emmanuèle, 39 ans, mère de deux enfants nourris au biberon. Elle a du mal à supporter qu’on fasse des femmes allaitantes «des héroïnes de la maternité». Et du lait maternel, le seul salut. «C’est comme si quelqu’un s’invitait dans ma chambre à coucher et venait me dire « la position du missionnaire, c’est ce qu’il y a de mieux ».»

Mauvaise mère

«Ne pas allaiter, c’est être une mauvaise mère», constate Elsa, 28 ans, ingénieure en biologie.A l’hôpital, on le lui a répété : «L’allaitement, c’est la meilleure chose.»«Ça doit rester un choix, mais tout le monde s’en mêle.»Elsa a donc allaité sa petite fille, née il y a trois mois. «Non seulement il faut le faire, mais en plus avec le sourire.» Pour elle, cela s’est mal passé (« je me sentais vampirisée»). Elsa a choisi de passer au biberon. Tout en se répétant en boucle la nuit où elle a pris sa décision : «Pourquoi ça ne me plaît pas ? Je ne suis pas normale.» A son pédiatre, à ses collègues qui ont allaité (y compris après leur fin de congé maternité, en profitant des pauses tire-lait prévues par la loi), elle n’a osé avouer pourquoi elle avait arrêté de donner le sein.

Sacrifice, angoisse et fusion

Flora n’a pas allaité son premier fils. Toutes ses copines, elles, ont donné le sein. «Et c’est toutes des filles qui bossent, qui ne sont pas homéopathie et bioénergie et tout ça.» Enceinte d’une deuxième enfant, elle n’a pas envie de ce «truc sacrificiel». La fusion avec l’enfant, «l’imbroglio psychologique que cela crée» l’angoissent plus qu’autre chose. Elle ne voulait pas non plus que son compagnon soit «tenu à l’écart». Mirabelle pensait qu’elle aimerait ça.«Je n’ai eu aucune pression directe, si ce n’est que, dans l’inconscient collectif, tu ne peux pas ne pas le faire.» Elle a eu aussi les encouragements de sa mère. «Elle m’a dit : « Tu verras, c’est simple, c’est formidable. »»Mirabelle s’est sentie comme «une vache laitière», «aliénée» et en plus sa fille «crevait de faim». Au bout de quinze jours, elle s’est finalement décidée à aller voir un médecin qui lui a dit grosso modo : «Il vaut mieux une mère épanouie qui file le biberon.» Soulagement : «Pour la première fois, quelqu’un me déculpabilisait. Jusque-là, je voyais l’allaitement comme quelque chose de naturel que je n’étais même pas capable de faire.»Mirabelle a détesté allaiter. Mais, si elle a un deuxième enfant, elle pense qu’elle essaiera à nouveau : «C’est l’image que j’ai de la bonne mère.»Malgré tout.

(1) En 1929 était née l’idée selon laquelle allaiter augmentait le QI d’un enfant. Les chercheurs du Medical Research Council et de l’université d’Edimbourg ont démontré, dans une étude publiée en octobre 2006 par le British Medical Journal, que l’éventuel écart de QI est dû au profil sociologique des mères.5Libération-30.11.06.)

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L’allaitement, c’est formidable

Vous avez été nombreux à vous intéresser au nipplegate de Facebook… Alors j’avoue tout de suite, j’ai écrit une connerie : l’allaitement en public n’est pas interdit. Rendez-vous dans quelques jours pour un débriefing plus documenté. En attendant, voici comme promis un post sur l’allaitement.

Emma

Pas besoin de mode d’emploi pour mettre un téton dans une bouche. Je l’ai pensé si fort que ma copine l’a lu sur mon visage quand j’ai refusé son bouquin sur l’allaitement. De toute façon, j’ai envie d’allaiter. C’est bio et pas cher, en parfaite adéquation avec ma philosophie. Après le départ de ma copine, pourtant, j’angoisse : et s’il y avait un piège ? Réponse en dix étapes.

Jour 0
« Ground control to Major Mom ». Nourrisson en phase d’approche. La tension est à son comble dans la salle des opérations. 3, 2, 1… GO ! Il ouvre la bouche… Allô, Houston ? On a un problème, Ulysse rebondit contre le sein, façon trampoline. Nouvelle tentative. Ça y est, on dirait qu’il a trouvé. Aïe. Allô, Houston ? Ça fait mal, l’allaitement ? Personne ne m’avait prévenue. L’accouchement d’accord, mais l’allaitement ?

Jour 1
Impossible d’enfiler un soutien-gorge, ni même un tee-shirt. Le bout des seins à vif, j’ai abandonné toute pudeur. Je passe la journée torse nu devant l’inconnue qui partage ma chambre. Quand son mari entre, j’ai a le téton luisant d’une crème qui se révèle loin d’être miraculeuse. « Bonjour Monsieur. » Surtout, qu’il me regarde dans les yeux. Oui, là, plus haut, dans les yeux. J’ai les joues aussi rouges que les seins.
À chaque début de tétée, Je pousse de petits cris aigus et étouffés, une nouveauté dans mon répertoire. Qui eut cru qu’on pouvait peler à cet endroit ?

Jour 2
Ma mère et ma grand-mère se pâment devant la merveille. Au moment de la tétée, elles prennent une petite moue professionnelle, genre : « Ah bon ? Tu fais comme ça, toi… » Je laisse les points de suspension se perdre dans la pièce. Et oui, Mamie, c’est fini l’allaitement à heures fixes. Et non, les bébés ne dorment plus sur le ventre. Tant de connaissances déjà obsolètes. Dépassées. C’est une satisfaction mesquine, mais une satisfaction quand même.

Jour 2 1/2
J’ai l’impression d’avoir les seins qui poussent. Est-ce que les garçons ont la même sensation quand ils bandent ? Impossible de dormir, j’ai des seins en bois. J’erre dans les couloirs (toujours torse nu) à la recherche d’une sage-femme qui m’apprend que oui, oui c’est ça, la montée de lait. Mais pourquoi, pourquoi j’ai refusé ce livre sur l’allaitement déjà ?

Jour 3
Retour à la maison. Trois jours à ne penser qu’à mon petit boulet affamé, j’ai besoin d’une pause. Je décide d’aller me balader. Mais en fait non, parce que je suis un déjeuner sur pattes. Le papa est bien trop flippé que la Chose se mette à avoir faim et meure d’une hypoglycémie foudroyante. Plus qu’une vache à lait, j’ai l’impression d’être un animal en laisse.

Jour 4
On achète un biberon pour Ulysse, au cas où. Il ne sert à rien, mais la laisse paraît un peu moins courte, tout à coup.

Jour 6
Je renonce mentalement à l’allaitement longue durée, trop pressée de faire un dîner entre amis. Oui, je trouvais du charme aux enfants qui marchent déjà et tètent encore. Non, ce n’est pas un trip de névrosée.

IMG_3117.JPG

Jour 7
J’ai les tee-shirts tachés par des auréoles de lait, je suis ridicule. J’achète des coussinets d’allaitement. Du coup, j’ai des soutiens-gorge rembourrés, je suis vraiment ridicule.

1 mois
Je parade à la plage avec ma poitrine en bois qui tient toute seule. Avec mon mari, on les appelle mes « seins de porno star ». Ils n’ont pas pris les proportions extravagantes de mes fantasmes mais, pas de doutes, je ne rentre plus dans un bonnet B.
Pendant la sieste d’Ulysse, on fait des photos en contre-plongée… sans le charme escompté. Tétons vermeils et gercés, veines apparentes, peau translucide… J’ai un petit air de fiancée de Dracula au milieu des naïades café au lait. J’entends distinctement derrière moi : «C’est des faux. Ils ne sont même pas réussis.» Je crucifie mentalement toutes les adolescentes présentes sur la plage.

3 mois
Devoir accompli: j’ai passé les trois mois. Mais la pilule qui arrête la montée de lait, ça ne fait pas tellement « bio et pas cher », alors je joue les prolongations avec l’allaitement mixte. On ressort le biberon. Reste la tétine : Caoutchouc ou latex ? Pourquoi ça coule pas ? Pourquoi ça coule trop?
Pendant qu’on tergiverse, mes seins débordent. Je tâche les soutiens-gorge, les serviettes et même les tapis. Ce ne sont plus des auréoles, ce sont des flaques. Quand vient enfin l’heure de la tétée, la vraie, Ulysse se jette sur sa moi. Et rebondit: le téton est tellement dur qu’il ne parvient pas à l’attraper. Après une minute d’effort, il fait une pause. Le lait jaillit comme un geyser et lui éclabousse le visage. «Mon Dieu, je vais noyer mon fils dans mon propre lait!»

4 mois 1/2
Je n’allaite plus. Fini les seins bien ronds, ils sont tout dégonflés. Et maintenant il faut laver cinq biberons par jour. Après «turbulette» et «gravidique», j’ai appris un nouveau mot : goupillon. Finalement l’allaitement, ça n’était pas si mal.(Blog mauvaisesmères-02.01.09.)

Ce texte est extrait du livre Mauvaises Mères, la vérité sur le premier bébé,aux éditions Jacob-Duvernet.

******Commentaires

J’aie eue 11 enfants et j’aie 18 petits enfants. J’avais 20 ans pour le premier et 40 pour le dernier,enfin à cette époque c’était le tout début de la pillule et je crois que si je n’avais pas été ligaturée j’aurais continuée à enfanter. Je les ais tous nourris aux seins , le lait est fait pour chacun,toujours à température,il renforce les anticorps et établit un contact tellement agréable entre la mère et son enfant. Mes enfants ont fait de même du moins celles qui ont pu,car certaine n’ont pas de montée de lait suffisante…Ce serait à refaire je ferais de même et recommande aux mamans d’allaiter leurs enfants. Cela n’a rien d’obcène,c’est même très beau et c’est un geste d’amour .

Ecrit par : Renée Maffini | 02 janvier 2009

Bébé qui se jette sur le sein et le happe tel un pro j’adooooore. Les biberons c’est trop galère. Moi je suis du genre fainéante. Laver les bibs, les steriliser, se lever pour doser le lait en poudre, chauffer l’eau y ajouter la poudre, remuer puis faire refroidir … pffff trop de boulot !!! C’est si facile de prendre bébé dans ses bras, de s’installer confortablement puis laisser le bébé prendre le sein. En se débrouillant on a les deux mains de libres. Une pour caresser les cheveux de bébé et l’autre pour zapper discretement.

du coup mesdames les mamans au bib je vous tire mon chapeau ! vous etes vraiment courageuses !

Concernant le texte : passé 3-4 mois les seins passent en mode « automatique » c’est à dire qu’ils retrouvent leur taille normale et ne fabriquent le lait que lorsque bébé se met à téter.

L’allaitement c’est naturel mais il y a aussi tout u tas de trucs à savoir et qui facilitent grandement la vie.

Une maman qui a allaité ses deux enfant sur un total de 50 mois. Et oui des tétouilleurs marchants lol

Ecrit par : Nana | 03 janvier 2009

et c’est quand ENFIN il a choppé le téton, que le lait ne lui gicle plus dans l’oeil, qu’il a pigé que si il tète fort ça vient fort et tout le tintouin que le téléphone sonne… oui oui, ce truc qui sonne qu’aux moments les plus inopportuns…. Ou alors, y’a le grand qui s’ouvre le crâne sur le dossier du fauteuil « parce que ze voulais voir! »…

Ecrit par : AleXiaK | 03 janvier 2009

avant de faire un enfant il faut bien réfléchir ,si vous n’avez pas fini de faire votre jeunesse et courir de droit a guauche avec des copain et des copines , se n’es pas la peine de mettre un enfant au monde ,parce qu’il a besion de tendresse et l’amour d’une mère , quand vous donné le sein al’enfant vous le protèger a pas mal de chose , etre en bonne santé et aussi avoir la chaleur du corp il se sens protéger, et rassuré,comme vous pouver aussi ,en intermitente si vous travailler la journée, le soir vous donné le sein , se n’ai pas la mère a boire , si vous ne voulé pas souffrir ,vous lever a n’importe qu’elle heure de la nuit et bien ne chercher pas affaire d’enfants , quand vous serré vraiment prète a ètre une bonne mère , alors aller zi ,un enfant ne vient pas comme çi vous acheter un morçeau de viande,ne soyer pas hinumaine et penséa votre avenir sans enfant se n’ai pas drole du tout , pour ne pas ètre une mauvaise mère prené soin de votre enfant, si vous avez eu une enfance malheureuse ne faite pas la mème chose a l’enfant.bonne chance à vous.

Ecrit par : noteuil | 04 janvier 2009

Noteuil encore un (ou une) qui n’a rien compris au site.
Ce n’est parce qu’on en a marre de se lever la nuit qu’on n’est pas heureuse d’être maman!!! On en a juste marre d’entendre dire qu’être mère veut dire être heureuse et épanouie 24h/24. Mais bon …
Moi j’ai allaité puis je suis passée au bib’ quand l’allaitement est devenu trop difficile vers 1mois et demi, je produisais pas assez et ca me brulais. Mon petit bout a aujourd’hui 5mois et même si donner le bib est différent ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de lien mère-enfant! Blotti dans mes bras, les yeux dans les yeux ça marche aussi avec le bib’!!! Maintenant on attaque les petits pots,ça promet.
Bizzz.

Ecrit par : noteuil | 05 janvier 2009

bonjour,

ce dont je me souviens très bien c’est du coup de jus que je prenais à chaque fois que ma puce prenait mon sein; j’avais même essayé les embouts mais là c’était pas terrible;
j’ai pas super apprécié l’allaitement et j’ai été ravie quand elle a pris le biberon et la relation avec ma puce est super forte voire même fusionnel donc ça n’a rien à voir !!!!!!!

bisous

Ecrit par : clotilde | 06 janvier 2009

peut ètre que je n’ai rien compris , vous connaisser plus que moi , mes enfant sont déja grande et j’ai des petits enfants , alors quesque vous connaisser pour élever un enfant , chercher là ou vous avez le probleme
je vous souhaite bonne chance , sans rancune ,vous les jeunes de maintenant vous croyez tous savoir ses
la nouvelle génération.
bonne continuation, baye.

Ecrit par : noteuil | 06 janvier 2009

non on ne croit pas tout savoir bien au contraire, tous les jours on apprend et c’est génial; par contre on sait écrire correctement nous les jeunes …..

Ecrit par : clotilde | 08 janvier 2009

clotide
je trouve que vous ètes une idiote qui n’a rien dans la téte , au moin je fais des fautes mais je peux m
‘exprimé , gardé votre intelligence pour vous ,car je ne pense pas que vous sirez loin ,un enfant est une perle d’or , et l’allaitement préserve l’enfant .j’ai sept enfants et quinze petits enfants ,je connais bien les enfants, alors je n’ai pas de leçon a recevoir sur ma façon d’écrire, cherché votre respect pour qu’ont vous r
espects.salut ma belle.

*Ecrit par : noteuil | 09 janvier 2009

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            *Rendez-vous à la Banque de lait

L’allaitement a la cote. Dans l’Hexagone, plus d’une maman sur deux a rangé ses boîtes de lait en poudre. Parmi ces femmes, certaines mettent quelques biberons de côté dans leur congélateur. Du stock ? Non, un geste désintéressé à destination des bébés prématurés que les qualités nutritionnelles du lait maternel remettent d’aplomb plus rapidement. Reportage.Il est 9 heures au Lactarium de Paris, dans le
14e arrondissement. Bruno Amouroux prépare la collecte de la journée. Dans le coffre de sa voiture, il installe sa glacière, range ses paquets de biberons stériles et des sachets de pastilles de décontamination. Le collecteur part ensuite pour une drôle de tournée à travers l’agglomération parisienne et la banlieue, du 15e à Versailles. Bruno, c’est une sorte de laitier à l’envers, qui apporte des contenants vides et repart avec des biberons pleins. C’est un acte gracieux, les mères ne sont pas rémunérées
en retour.« Le Lactarium de Paris rayonne sur toute l’Île-de-France et alimente tous les hôpitaux de la région », explique Virginie Rigourd, pédiatre en réanimation néonatale à l’Institut de puériculture et de périnatalogie de Paris et responsable du lactarium. « Après son analyse et sa pasteurisation, le lait est utilisé pour les prématurés ou les bébés atteints de certaines pathologies digestives, cardiaques ou rénales. »
En effet, le lait maternel fait office de produit miracle pour ces nourrissons de quelques centaines de grammes. Il améliore entre autres leur fonction digestive, favorise leur croissance et prévient certaines complications infectieuses. Attention, le don n’est destiné qu’à ces enfants-là. Une maman d’un bébé né à terme, mais qu’elle ne pourrait allaiter pour diverses raisons, ne peut pas en bénéficier. « C’est un acte médical, martèle Virginie Rigourd. On ne transfuse pas les gens parce qu’ils sont un peu pâlots ! »Donner son lait, une nouvelle pratique liée à l’essor récent
du bio ? Un acte de bobos ? Raté. Le Lactarium de Paris, le plus vieux de France, a été fondé en 1949. « Les premiers collecteurs se rendaient chez les mamans à vélo », raconte Bruno Amouroux. À la grande époque, il y a eu jusqu’à trois collecteurs. Aujourd’hui, les subventions ont baissé et Bruno est seul pour ramasser le lait, avec une autre personne à mi-temps. Les mères, elles, répondent toujours à l’appel, mais leur nombre, aussi, a réduit. 

 

« On donne son sang, alors pourquoi pas son lait ? »

« À la maison, quand il y a à manger pour deux, il y en a pour trois ! » C’est avec cette pirouette que répond Aude Luce,
33 ans, taches de rousseur et joie communicative, quand on lui demande pourquoi elle donne une partie de son lait au lactarium. Cette maman de trois petits, dont Eve, 5 mois, n’a eu connaissance de cette pratique qu’après la naissance de son deuxième. « Mais à l’époque, il avait plus de 6 mois et le lait maternel n’était plus adapté pour les prématurés », explique Aude. « Effectivement, c’est entre la naissance de l’enfant et ses 6 mois que le lait de la mère est le plus riche », explique Virginie Rigourd. Tirer son lait pour d’autres, est-ce une logistique compliquée ? « Ça me prend cinq minutes ! rétorque Aude. Je le fais dans la foulée, je mets le biberon au congélateur et le tour est joué. »

Bruno est passé toutes les trois semaines au domicile des Luce, « mais il n’y a pas de règle, cela dépend de chaque maman », explique le collecteur. Cette fois, il a pris l’équivalent de 1,5 l de lait, soit sept biberons. « Un enfant d’un kilo va consommer
180 ml de lait par jour, donc un litre peut déjà nourrir cinq nourrissons », développe Virginie Rigourd. « J’ai eu des bébés petits à la naissance, on aurait pu avoir besoin de ce genre de geste ; alors pour moi, c’est normal », avoue Aude. Avant de conclure : « La vérité, c’est que je ne sais pas préparer un biberon de lait en poudre ! »

Au-delà des efforts d’organisation supplémentaires, donner son lait n’est pas évident pour toutes. Trop intrusif à un moment particulier de l’existence, trop intime. La Grande Mosquée de Paris a dû clarifier la situation auprès de la population musulmane, en précisant que le don de lait ne signifiait pas que l’enfant bénéficiaire devenait frère de lait de celui de la donneuse. Elodie de Sereville, maman d’Alix, 6 mois, voit, elle, les choses avec pragmatisme : « On donne bien son sang, alors pourquoi pas son lait ? » Et Elodie a joué le jeu, puisqu’elle a donné 47 litres en six mois !

 **Peu de relais chez les professionnels de santé

Attention, on ne s’improvise pas donneuse. Chaque candidate doit se soumettre à un questionnaire médical et à une prise de sang pour dépister d’éventuelles pathologies. Puis, une fois dans le circuit, elles doivent respecter des règles d’hygiène scrupuleuses : se laver les seins et stériliser à chaque fois le matériel avant chaque recueil. « En plus de posséder un congélateur et d’habiter dans le secteur couvert », ajoute Virginie Rigourd.
Évidemment, toutes les mamans ne peuvent pas prétendre au don. Il faut qu’il y ait bel et bien un surplus de lait. « Si elles veulent, elles peuvent ne donner qu’une seule fois, précise la pédiatre. Mais au minimum 1 l. Sinon, entre le coût des analyses et le
traitement du lait, nous ne rentrons pas dans nos frais. »

Seul hic, le déficit de communication. Le don de lait ne fait pas recette chez les professionnels de la grossesse et de la petite enfance. « La pédiatre ne m’en avait jamais parlé, explique Elodie. Nous avons déjà si peu d’informations générales sur le vade-mecum de l’allaitement… C’est une amie qui m’a fait connaître le lactarium. » Idem pour Aude : « Les infirmières n’ont pas pu me renseigner et l’info se résumait à une vieille feuille jaunie à la maternité. J’ai dû me débrouiller seule, sur le Web. » Virginie Rigourd va dans ce sens : « Les maternités et les écoles de sages-femmes ne jouent pas toujours le jeu. » La pédiatre ne m’en avait jamais parlé, explique Elodie. Nous avons déjà si peu d’informations générales sur le vade-mecum de l’allaitement… C’est une amie qui m’a fait connaître le lactarium. » Idem pour Aude : « Les infirmières n’ont pas pu me renseigner et l’info se résumait à une vieille feuille jaunie à la maternité. J’ai dû me débrouiller seule, sur le Web. » Virginie Rigourd va dans ce sens : « Les maternités et les écoles de sages-femmes ne jouent pas toujours le jeu.

« La pédiatre ne m’en avait jamais parlé, explique Elodie. Nous avons déjà si peu d’informations générales sur le vade-mecum de l’allaitement… C’est une amie qui m’a fait connaître le lactarium. » Idem pour Aude : « Les infirmières n’ont pas pu me renseigner et l’info se résumait à une vieille feuille jaunie à la maternité. J’ai dû me débrouiller seule, sur le Web. » Virginie Rigourd va dans ce sens : « Les maternités et les écoles de sages-femmes ne jouent pas toujours le jeu. » La pédiatre explique mal ce désintéressement : « C’est peut-être à leurs yeux l’information de trop à délivrer. »

Aujourd’hui, le lactarium se contente du bouche-à-oreille. Les comptes sont à l’équilibre, mais la moindre dépense imprévue pose problème. « Il faudrait diffuser des brochures, mais nous n’avons pas les fonds pour effectuer 180 000 photocopies destinées aux carnets de santé des nouveaux-nés d’Île-de-France, ni le personnel pour les distribuer dans les maternités », déplore la pédiatre. De toute façon, si les propositions de mamans affluaient, elles ne pourraient être satisfaites, faute de collecteurs en nombre suffisant.
Pourtant, actuellement, il n’y a pas assez de lait maternel collecté en Île-de-France pour nourrir les enfants prématurés de la région. Pour combler les besoins, certains services de néonatalogie font venir du lait lyophilisé de Marmande, où se trouve l’un des dix-huit autres lactariums du pays.

Lactarium de Paris, Institut de puériculture et de périnatalogie, 26, boulevard Brune, 75014 Paris. Tél. : 01 40 44 39 39. www.ipp-perinat.com

 (Figaro-Madame.26.11.2009.)

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L’Assistance publique-hôpitaux de Paris a besoin de 6000 litres de lait maternel par an pour nourrir des bébés prématurés.

Confronté à une pénurie de lait maternel, l’Assistance publique-hôpitaux de Paris lance un appel aux donneuses potentielles: «Jeunes mamans, donnez votre lait!» Ce produit rare, collecté par les lactariums, permet de nourrir des bébés prématurés dans les premiers jours de vie, souligne l’AP-HP vendredi dans un communiqué. En France, chaque année, 10.000 nouveau-nés naissent avant 32 semaines et/ou pèsent moins de 1500 g. Ces nouveau-nés immatures ont besoin de lait de femme en raison de ses propriétés nutritionnelles et biologiques spécifiques: il facilite la tolérance de l’alimentation par sonde, diminue le risque et la gravité des infections, permet un meilleur développement cognitif et visuel, et, ajoute l’AP-HP, il a un impact positif sur la croissance et le devenir psychomoteur.

Tout le matériel est fourni

Le lait utilisé peut être le lait de sa mère, administré cru ou pasteurisé, ou du lait de lactarium en attendant que la maman ait sa propre montée de lait, ou si elle ne peut pas ou ne souhaite pas allaiter. Dans ce cas, le médecin prescrit du lait maternel. L’Ile-de-France a besoin de 6.000 litres de lait maternel par an. «Pour récolter ce lait, nous faisons appel au don. Chaque mère est une donneuse potentielle», explique le Dr Virginie Rigourd, médecin responsable du lactarium de l’hôpital Necker-enfants malades (AP-HP). Lorsqu’une jeune maman accepte de faire don de son lait, l’équipe du lactarium lui fournit tout le matériel nécessaire: tire-lait, récipients. La maman remplit l’équivalent d’un petit biberon par jour, le congèle et le remet aux équipes du lactarium qui passent les récupérer tous les quinze jours.Pour celles qui souhaiteraient donner un peu de lait, l’équipe du lactarium répond aux questions et dispense des conseils téléphoniques – du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 – tél: 01 40 44 39 14 ou 01 40 44 39 16email: ipp-lactarium@wanadoo.fr…(Le Figaro Madame-01.06.2012.)

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5 commentaires »

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