clin d'œil féminin

Beaucoup de préjugés, de prétentions, de divagations et de mensonges ont désorienté les femmes et les hommes

Ces femmes qui forcent l’admiration

Classé dans : femme — 16 janvier, 2020 @ 7:47

*Saima Ashraf, ou le fabuleux parcours d’une femme française et voilée nommée maire-adjoint à Londres

Ces femmes qui forcent l'admiration dans femme

–16 janvier 2020

Il lui aura fallu traverser la Manche pour réaliser que la France, où elle a grandi, pourtant si proche de l’Angleterre, n’en a jamais été aussi éloignée.

Depuis l’arrondissement londonien de Barking et Dageham où Saima Ashraf évolue sereinement et avec aisance dans la sphère institutionnelle, sans craindre d’être ostracisée en raison de son voile, la perfide Albion lui paraît être une merveilleuse terre de tolérance, où elle cherche en vain l’empreinte de la perfidie…

Devenue, en l’espace de neuf ans de bons et loyaux services, un visage familier de la vie locale et de la politique de proximité, en sa qualité de maire-adjointe chargée du logement, très proche de ses administrés, elle mesure à quel point son exil fut une chance inestimable.

Loin du pays des Lumières qui ne s’éclaire plus qu’au pâle flambeau d’une laïcité dogmatique et répressive, cette mère célibataire d’origine pakistanaise, comblée par ses trois filles, a pu s’épanouir pleinement, coiffée de son hijab qui ne lui a valu aucune mise à l’index mortifiante, ni aucune diabolisation outrancière.

« En France, je n’aurais jamais pu être élue », constate-t-elle avec une lucidité attristée, confortée dans sa conviction par la énième polémique anti-voile passionnelle déclenchée, en octobre dernier, par le triste sire Julien Odoul, et qui a résonné de manière fracassante bien au-delà de l’enceinte du Conseil régional Bourgogne-France-Comté. C’est avec effarement qu’elle a assisté à la nouvelle hystérie collective qui a emporté la caste politico-médiatique française, alors qu’au même moment, elle siégeait au sein de l’Assemblée législative du Grand Londres, en parfaite quiétude.

« Il est anormal qu’un élu, censé représenter les citoyens, demande à une mère de quitter une institution à cause de son foulardC’est absurde, décevant et malheureux », a-t-elle vivement déploré dans un entretien accordé à Nejma Brahim« Je constate avec tristesse que rien n’a changé depuis. J’ai l’impression que la France tourne en rond autour d’un cercle vicieux », se désole-t-elle, en se remémorant avec émotion son enfance heureuse passée à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne.

Enferrée dans sa croisade fiévreuse contre le port du voile, l’affligeante réalité française lui semble être à des années lumières de l’avenir radieux qui s’est ouvert à elle, de l’autre côté de la Manche. Et pourtant, le royaume britannique n’est pas épargné par le fléau de l’islamophobie et les violents coups de boutoirs des extrémistes de droite.

« Alors qu’on m’en a souvent parlé en France, personne ne m’a interpellée à ce sujet ici », fait-elle remarquer au sujet du voile qui la singularise et fait partie d’elle-même, en appuyant là où le bât blesse. « Avec cette histoire de voile et de sorties scolaires, les Français ne pouvaient pas se ridiculiser davantage. Imaginez un peu l’impact sur les enfants qui ont été traumatisés », s’émeut-elle.

 Anna Kontula dans femme

Quand, dans son bureau de la mairie, l’esprit de Saima Ashraf vagabonde et qu’elle songe à la vie qui aurait été la sienne dans une France à laquelle elle reste toutefois attachée, même si un fossé les sépare désormais, c’est un sombre tableau qu’elle perçoit : celui d’un pays sous influence, dont les valeurs cardinales ont été mises à mal, qui la traiterait au mieux de femme soumise, au pire de pasionaria de l’islam politique, mais refuserait de la voir telle qu’elle est, sans la déshumaniser.

Malgré tout, depuis cette perfide Albion où il fait si bon vivre pour la femme, la mère de famille et l’élue de terrain voilée qu’elle est, l’espoir de voir un jour les mentalités françaises évoluer n’est pas totalement éteint en elle.

**oumma.com/ jeudi 19 janvier 2020

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Briser le blocus de Gaza :

le courage d’une députée finlandaise

 Dr Amani Ballour

21 janvier 2020

Pour protester contre la crise humanitaire liée au blocus de Gaza et contre la collaboration militaire entre son pays et Israël, la députée Anna Kontula, accompagnée de quatre militants internationalistes, a tenté de couper le grillage qui enferme les Gazaouis.

Elle a été arrêtée et maintenue en détention par Israël avec les autres membres de son groupe ” Gaza 2020 : Breaking the siege”*, alors que leur geste symbolique visait à attirer l’attention du monde sur le camp de concentration de Gaza.

” Notre groupe demande que la communauté internationale mette fin à son silence concernant la crise humanitaire à Gaza, qui est la conséquence directe de 13 ans de siège par Israël “, a déclaré la députée finlandaise

 femme-députée

Anna Kontula s’est refusée à signer une déclaration disant qu’elle avait mis en danger la sécurité publique d’Israël. En revanche, elle a déploré que son gouvernement, ” en achetant des équipements militaires à Israël, profite des expériences menées sur les Palestiniens dans les territoires occupés. 

La députée Finlandaise (depuis 2011) était accompagnée de militants britannique, autrichien et danois.

La date de leur action correspondait par ailleurs au 13ème anniversaire de l’assassinat du militant britannique Tom Hurndall, assassiné à Rafah (Gaza) en 2003 (décédé en 2004, après plusieurs mois dans le coma), alors qu’il tentait de protéger des enfants.

 femme.voilée

Tom faisait partie d’ISM (International Solidarity Movement), comme la jeune militante américaine Rachel Corrie, écrasée intentionnellement par un bulldozer israélien en mars 2003, dans la même ville de Rafah, alors qu’elle tentait de s’opposait à la démolition d’une maison.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Mondoweiss

CAPJPO-EuroPalestine

*oumma.com/ mardi 21 janvier 2020

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Dr Amani Ballour, la pédiatre syrienne à la tête d’un hôpital souterrain, honorée par le Conseil de l’Europe

 londres

 Saima Ashraf

20 janvier 2020

Les épithètes manquent pour saluer l’extraordinaire femme en blanc qu’est le Dr Amani Ballour. Plus que tout autre médecin, cette jeune pédiatre syrienne, plongée dans l’horreur de la guerre, a honoré le serment d’Hippocrate au-delà de l’humainement possible, en repoussant toujours plus loin ses propres limites, enfouie dans un souterrain secret.

Dans une Syrie ravagée par un interminable conflit mortifère, l’ancienne étudiante en médecine très prometteuse n’aura guère eu le temps de faire ses classes. Emportée par les violents tumultes de l’histoire, elle s’est retrouvée projetée sous terre, dans un hôpital dissimulé au bout d’un long dédale de couloirs, au cœur de la Ghouta orientale assiégée.

C’est là, dans les sous-sols de l’ancien verger de Damas qui n’avait plus rien d’un jardin d’éden paradisiaque, que pendant six ans, de 2012 à 2018, elle a supervisé une équipe de 130 médecins et infirmières avec une autorité naturelle mêlée d’une infinie compréhension, sans jamais se laisser gagner par la peur ou le désespoir.

Seule une ode à son exceptionnel courage, à son dévouement de tous les instants et à son merveilleux sens de l’empathie, notamment envers les centaines de petites victimes innocentes au chevet desquelles elle s’est précipitée, afin de les soigner et réconforter du mieux qu’elle pouvait, malgré des ressources médicales limitées, pourrait lui rendre le vibrant hommage qu’elle mérite.

 suède

Le 17 janvier dernier, le Conseil de l’Europe a choisi d’honorer le Dr Amani Ballour, en lui décernant le prestigieux prix Raoul Wallenberg, d’une valeur de 10 000 euros. Une insigne distinction créée en mémoire du célèbre diplomate suédois, héritier de l’empire industriel de la famille Wallenberg, qui fut élevé au rang de Juste parmi les nations pour avoir sauvé de nombreux juifs de Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Les droits de l’homme et la dignité personnelle ne sont pas un luxe en temps de paix. Le Dr Amani Ballour est un brillant exemple de l’empathie, de la vertu et de l’honneur qui peuvent s’épanouir même dans les pires circonstances, au milieu de la guerre et des souffrances », a déclaré Marija Pejčinović Burić, Secrétaire générale du Conseil de l’Europe.

Et d’ajouter : « La grotte est devenue un phare d’espoir et de sécurité pour de nombreux civils assiégés. Là, le Dr Ballour a risqué sa propre sécurité pour aider ceux qui en avaient le plus besoin. Elle et d’autres ont agi jour après jour pour sauver la vie de tant de personnes, y compris des enfants souffrant des effets des armes chimiques ».

A l’issue de la cérémonie spéciale qui lui a été consacrée, Amani Ballour a pris place aux premiers rangs pour assister à la projection du film « The Cave », réalisé par le syrien Feras Fayyad. Ce documentaire lui est dédié, ainsi qu’aux autres remarquables médecins et infirmières qui, sans relâche et au péril de leur vie, ont travaillé à ses côtés et sous ses ordres, loin de la lumière du jour. Le long métrage est en route pour les Oscars 2020.

**oumma.com/ lundi 20 janvier 2020

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Suède : plusieurs enseignantes non musulmanes arborent le voile en signe de solidarité avec la communauté musulmane

20 janvier 2020

Dans une Suède qui, manifestement, se raidit contre ses concitoyens musulmans et durcit son arsenal juridique à leur encontre, notamment contre le port de tous les voiles, un directeur d’école primaire refuse absolument d’aller dans le sens du vent… un peu trop glacial à son goût.

A Skurup, derrière les murs de l’établissement scolaire Prästamosseskolan, Mattias Liedholm et l’ensemble du corps enseignant sont une poignée d’irréductibles qui résistent et résisteront longtemps à la récente décision adoptée par le conseil municipal : l’interdiction des couvre-chefs religieux au sein des écoles de petite section.

Un paravent liberticide derrière lequel, ils en sont tous intimement convaincus, se retranchent les élus démocrates de la ville, farouchement nationalistes et anti-immigration, pour proscrire le hijab.

Aussi est-ce avec la plus grande bienveillance que ce directeur d’école, qui a pris la tête de la désobéissance civile à l’échelle locale, a accueilli la semaine dernière plusieurs de ses enseignantes non musulmanes voilées, toutes arborant le signe religieux honni en signe de solidarité avec la communauté musulmane.

« Ni moi ni aucun de mes collègues n’appliquerons cette loi. Cela devient une question de personnel que la municipalité doit gérer », a-t-il martelé lors d’un point presse, en se réjouissant que son équipe éducative fasse bloc derrière lui et s’oppose fermement à une mesure jugée inique, qui entrera en vigueur au début de l’été. Pour sa part, la professeure Nawel Aissaoui a d’ores et déjà averti qu’elle démissionnerait, si par malheur la mairie s’obstinait à vouloir frapper le voile d’interdiction.

Si les réseaux sociaux suédois n’ont guère apprécié ce coup d’éclat qui a braqué les projecteurs sur un groupe d’insoumis de l’éducation nationale, jouant les empêcheurs de légiférer en rond dans le sud du pays – certains internautes très remontés les traitant « d’idiots » qui « promeuvent l’oppression des femmes », appelant carrément à « interdire l’islam » – les membres de la communauté musulmane, de Skurup et d’ailleurs, les ont au contraire chaleureusement remerciés.

« Nos concitoyens musulmans, qui sont encore une fois de plus stigmatisés, ont été très touchés de nous voir vêtues du voile. Ils ont senti qu’ils n’étaient plus seuls à affronter l’injustice, qu’ils étaient vraiment soutenus », a confié avec émotion une enseignante au quotidien Aftonbladet.

Tandis qu’Andreas Lindholm, un avocat de l’Agence nationale suédoise pour l’Education, s’insurgeait contre une interdiction contraire à la Convention européenne sur la liberté de religion, une clameur de protestation retentissait sous les fenêtres de l’Hôtel de ville de Skurup, allant en s’amplifiant au fil des jours. Tasnim Raoof, la présidente des Jeunes musulmans de Malmö, a condamné avec la dernière énergie une interdiction « raciste », visant à « priver les femmes musulmanes d’une liberté individuelle fondamentale ».

Il reste cependant à craindre que le jusqu’au-boutisme des nationalistes qui président aux destinées de Skurup les rendra sourds à la colère qui gronde, et insensibles à une quiétude locale qui en sera durablement troublée.

*oumma.com/ lundi 20 janvier 2020

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